XCOM: Enemy Unknown – Xbox 360

En 1994 sortait sur PC et Amiga UFO: Enemy Unknown, un jeu de gestion et de stratégie au tour par tour, dans lequel vous dirigez une organisation lutant contre des envahisseurs. Le jeu est également sorti en 1995 sur [NOW LOADING] Playstation.

Rapidement devenu culte, la série rebaptisée XCOM a connu plusieurs suites, et quelques clones ou jeux inspirés comme UFO: Extraterrestrials, des jeux gratuits comme UFO: Alien Invasion, ou encore des versions multijoueurs comme UFO 2000.
Et cette année, un remake plutôt attendu développé par Firaxis et édité par 2K Games est enfin sorti sur PC, Xbox 360 et Playstation 3 : XCOM: Enemy Unknown.

Remake ? Reboot ? Adaptation ?

Grand fan du premier jeu, j’avais quelques craintes en ce qui concerne ce remake, et globalement elles étaient fondées, même si malgré tout le jeu reste assez bon.

Ce XCOM est bien différent de l’original, on ne peut pas vraiment parler de refonte, mais peut-être de remake, de reboot puisque le terme est à la mode, ou pour parler français d’adaptation.

Graphiquement la refonte est réussie, ce n’est pas une claque graphique, et les personnages ne sont pas particulièrement charismatiques, mais pour ce genre de jeu, ça passe très bien.
C’est au niveau du fonctionnement du jeu que ça passe moins, beaucoup d’éléments – trop diront certains – ont changé, et c’est vrai qu’on peut se demander un peu pourquoi.

Globalement la gestion de la base a été outrageusement simplifié, j’éviterais de dire « casualisé » car je trouve ce terme un peu galvaudé, mais je reprendrais l’expression « XCOM pour les nuls » que m’a sorti Philippe Dubois, président d’MO5.COM, car elle convient très bien.

Pour lister quelques différences importantes que j’ai noté, ou qu’on m’a rappelé au cours de diverses discussions autour du jeu :

  • Vous n’aurez qu’une seule base, et sa gestion des sera vraiment simplifiée
  • Pas besoin de gérer les salaires du personnel ou les quartiers d’habitation
  • On ne peut recruter que des soldats, pas des ingénieurs ou des scientifiques
  • On ne peut faire qu’une seule recherche
  • Les ingénieurs peuvent parfois produire instantanément des dizaines d’équipements ou d’armes, seul la production de vaisseau prendra du temps
  • Une seule base Alien dans tout le jeu, et une fin différente
  • Pas de patrouilles avec les intercepteurs
  • Très peu de contrôle lors des combats aérien
  • Seulement 6 soldats maximum lors des missions
  • Plus de barre d’action, avec des points utilisables comme on veut. On a des actions qui peuvent terminer automatiquement un tour, comme recharger ou tirer, en fonction des spécialités développés pour vos soldats vous pourrez tirer deux fois, ou vous déplacer après un premier tir, mais ça limite pas mal quand même.
  • 1 seul slot (deux suivant la spécialisation) pour l’équipement des soldats
  • On ne récupère pas d’armes extra terrestre sauf quand on les capture, même une attaque psy détruira une arme en fragments

Je ne suis pas contre les changements, mais quand même, on est en droit de se demander pourquoi avoir changé et simplifié autant de choses…
Sur pas mal de points, on a l’impression que le jeu a été prévu pour être plus accessible.

Une gestion simplifiée, mais un peu lourde

La gestion de la base globalement simplifié pour se concentrer sur les missions est un bon exemple de cette volonté de rendre le jeu accessible.
Mais, en contre partie d’une gestion avancée, on se retrouve avec un système simple mais un peu lourd d’après moi.

Pour débloquer les recherches ou la possibilité de produire certaines armes ou équipement, il faudra un nombre de scientifique ou d’ingénieur précis, et puisqu’on ne peut pas les recruter, il faudra se lancer dans la construction d’atelier, attendre le rapport du conseil en fin de mois pour obtenir de l’aide de la part des pays soutenant le projet XCOM, et parfois choisir d’intervenir sur un pays plutôt qu’un autre, pour obtenir la récompense la plus intéressante : ingénieurs, scientifiques, ou tout simplement de l’argent.
C’est ce fonctionnement que j’ai eu du mal à digérer qui a fait que l’Egypte m’a lâché au bout de deux ou trois mois, j’avais besoin de scientifiques, et j’ai décidé d’intervenir dans un autre pays plutôt que chez eux… Bon si j’avais su, j’aurais relancé ma sauvegarde jusqu’à ce que la mission en Egypte me propose bien des scientifiques (ça c’est cadeau, je vous le dis, l’oubliez pas, les récompenses sont en random, donc pensez à faire une sauvegarde avant d’aller faire un scan sur la geoscape).

On s’habitue à se fonctionnement, mais le rythme est un peu ralenti, et ça nous fait constater le côté assez linéaire du déroulement d’un mois dans le jeu, on a à peu près le même nombre de missions chaque mois, un OVNI, un enlèvement, une mission du conseil…

Acheter la Wii U au meilleur prix

La Wii U arrive le 30 novembre en France, et comme pas mal de blogger et autres journalistes, je vérifie régulièrement les offres les plus intéressantes pour l’acheter le jour de sa sortie.
J’ai essayé de compiler ici les plus représentatives, magasin en ligne, boutique classique, et grande surface.

Pour le moment Auchan pratique les tarifs les plus agressifs pour les packs, les autres grandes surfaces se permettront très certainement de tels tarifs, ou promotions avec des sommes reversés sur les cartes de fidélités par exemple.

Jeux Wii U

Les trois jeux qui devraient le plus se vendre à la sortie : Nintendo Land, New Super Mario Bros. U de Nintendo et Zombi U d’Ubisoft.

Votre choix dépendra surtout du pack et des jeux que vous souhaiterez acheter.
Si vous décidez de prendre un pack Premium avec en plus New Super Mario Bros U, c’est chez Cultura que l’offre sera la plus intéressante, et à un euro de plus chez Virgin.
Pour le pack Premium Zombi U + New Super Mario Bros U, on arrive à 399 euros chez Auchan qui propose le jeu à 50 euros, et donc 399,99 euros au total avec l’offre chez Cultura.
Donc, ça fait à peu près un euro de différence dans les deux cas, ça vous laisse un peu d’argent pour vous payer un pain au chocolat (attention de ne pas vous le faire voler).

Les offres en détails

Ces offres sont celles constatées au 08/11/2012, je mettrais à jour les offres si il y a de gros changements.

Auchan

Wii U Basic : 269 euros
Wii U Premium : 315 euros
Wii U Premium Zombi U : 349 euros

Virgin Megastore

Wii U Basic : 299,99 euros
Wii U Premium : 349,99 euros
Virgin Megastore propose pour 1€ de plus le jeu New Super Mario Bros U si vous réservez la console en magasin.

Fnac

Wii U Premium : 349 euros
Wii U Premium Zombi U : 389 euros
La Fnac vous offre 50€ en chèques cadeaux pour toute précommande d’une console Nintendo Wii U sur Fnac.com ou en magasins pour les adhérents et les Gamers Fnac.

Cultura

Wii U Basic : 299,99 euros (plus disponible à la réservation)
Wii U Premium : 349,99 euros
Wii U Premium Zombi U : 399,99 euros
Cultura vous offre New Super Mario Bros. U pour la réservation d’un pack Wii U.

Micromania

Wii U Basic : 299,99 euros
Wii U Premium : 349,99 euros
Wii U Premium Zombi U : 399,99 euros
Pour toute précommande de la Wii U chez Micromania, recevez un spécial Jeu Vidéo Magazine Hors Série Wii U.

La controverse Bayonetta 2 – Wii U

En effet, il existe actuellement une terrible controverse qui suscite presque autant de remous qu’une mauvaise bande annonce à 2 $ sur youtube et quelques caricatures.
Sauf que la fervente agitation, c’est le petit monde des gamers qui la subit (gamers est peut être à mettre entre guillemets…).

Avant de tailler dans la cellulite du sujet, ce préambule va finir par une annonce préventive : ce post sera empli de bien-pensance (peut être) et de conformisme prosaïque et consensuel (et fumer tue).
L’objet du délit, l’annonce de la sortie prochaine de Bayonetta 2 en exclusivité sur Wii U.

Chasse aux sorcières

Bayonetta, c’est la célèbre adoratrice des sabbats fétichistes, ou plus sérieusement l’épopée de la sorcière quand même vachement bien gaulée dans un jeu PS3 et X-box 360 plein d’action et de décalage. Je ne vais pas vous refaire l’article, je suis un fan de Platinum games et rien que le fait qu’un autoradio dans ce jeu passe une musique d’Outrun me conforte dans l’idée que les gens de chez Platinum sont foncièrement bons (et ont de bons goûts). Je dois d’ailleurs un de ces quatre plaider mon penchant pervers pour le Tps Vanquish ici même.

Jaquette de Bayonetta 1 (c) Sega / Platinum games – (c) Microsoft

Alors comme beaucoup, j’ai succombé aux charmes vénéneux de la sombre donzelle, mais aussi à son gameplay fouillé, à ses attentions pour joueurs, à sa légèreté pleine de sous-entendus et comme beaucoup j’espérais, que dis-je, je fantasmais une suite. Et elle a été annoncée il y a peu, pour mon plus grand bonheur.

Mais un point pose problème à certains, et là commence la grosse polémique, suprême offense, le jeu est sur Wii U, damned !, et Nintendo va aider à sortir le jeu, oooh my god !
C’est là que va intervenir mon conformisme, je ne prendrai pas le contre-pied de ce qui doit se dire chez ceux qui se pensent les plus raisonnables, mais tout en étant aussi excessif que possible je l’espère.

Cela a déjà du être écrit, mais quel est cet esprit de chapelle qui anime ainsi la ludosphère mondiale ? Je sais que ce post commence avec des allusions à des faits touchant au religieux, mais mon incompréhension de la foule des haineux haters qui déferlent et crient au scandale me laisse aussi perplexe que devant la vraie actualité. N’étant pas le dernier à être dogmatique ou véhément (et prêt à des actions comme une pétition quand ça me gonfle trop), je peux comprendre en général la fronde et la grogne quand elle est justifiée.

Ici, point de raison, que l’émotion du cultiste qui se sent trahi, est-ce un mal propres aux jeunes adultes caucasiens (la majorité des réactions dont j’ai été témoins viennent d’ici ou des states, je ne lis pas le japonais) que de raisonner en affiliation par consoles ou ordis pour la matière des jeux vidéos ?

Un peu d’Histoire mon fils

Car de tout temps dans notre beau pays, et certainement ailleurs dans le monde (mais je connais pas assez les joueurs des autres pays, je n’ai pas grandi avec, pour pouvoir avoir une vue d’ensemble), il a été de bon ton de croire au support hardware qui faisait tourner les jeux, pour le vénérer, le glorifier, le déifier et enfin détenir la vérité.

Une vérité révélée, qui met le joueur élu au dessus de tout autre, c’est ça le mystère de la religion.
Alors, il a été crée le schisme, qui permet d’exister face à l’autre, le grand schisme est généralement dual mais il a su se faire trinité à certaines époques.

Pour les grandes croisades vidéo-ludiques en résumé, les plus vieux et bourrus n’oseront peut être pas se remémorer l’affrontement viril mais stérile Amiga vs ST. Plus proche de nous, la grande et longue Saint-Barthélemy de Sega contre Nintendo qui a laissé plus de traces entres certains joueurs qu’entres les deux grandes firmes, surtout quand on voit la connivente convergence de certaines licences « ennemies » qui se croisent aujourd’hui très pacifiquement.

La trinité fut faite avec ces apostats de chez Nec, qui se retirèrent bien vite pour vœu de silence (forcé par la cuisante pc-fx), mais plus tard le frère Sony entra dans l’ordre vidéo-ludique comme on rentre en pénitent, à genou et en catimini, avant de se relever avec fracas et de remiser à sa cellule le constructeur Sega, qui dut se reclure alors dans le sacerdoce de l’édition de jeux (avec les difficultés qu’on connaît, les voix du software sont impénétrables).
Les temps changent, mais les prophètes aussi, Microsoft, pape despotique de l’informatique bureautique mondiale, s’est joint à cette fervente procession et nous revoilà coincés avec une trinité de machines pour nous commander tous.

Trinité aussi bancale qu’un saint esprit en quête de matérialité, puisque seules deux de ces firmes sur trois sont généralement considérés par les bonnes âmes comme pourvoyeuses de vrai bon « game vox dei ». Nintendo serait là pour amuser les enfants et ses consoles condamneraient à l’enfer éternel du casual gaming ou du jeu de danse pour pré-adolescente.

Opus Sony, Microsoft ex machina

Ce discours vous rassure-t-il lecteur ? Cela doit, aussi irrationnel que cela puisse paraître, pour beaucoup d’entre nous, vous suivez aveuglement le livre, ici la console ou la marque du fabricant de console. Quand c’est un impératif économique, et qu’il n’y a qu’une machine par foyer, on se rassure peut être ainsi. Mais il y a toujours un parent, un ami pour avoir une console ou un ordi différent avec d’autres jeux, on peut toujours s’ouvrir à des plaisirs variés. Cependant, la tentation de brandir son étendard est forte, ne jamais avouer que l’herbe pourrait être plus verte ailleurs, protégeons nous en protégeant notre crémerie.

Ce n’est pas nouveau, et certains sur ce blog diraient même ringard.
Mais il est ici question de jeux, et de jouer à ces jeux. Qu’importe le hardware pourvu qu’on ait l’ivresse, fini les bondieuseries, surtout quand on évoque la sulfureuse Bayonetta.

Jaquette de Bayonetta 1 (c) Sega / Platinum games – (c) Sony

Oui, ça m’apparaît stupide ces gens qui se dressent au nom du jeu, du vrai jeu, avant d’avoir quelques éléments de preuve, pour fustiger une décision de raison. Sega, distributeur historique des produits Platinum, se casse la trombine financièrement, Nintendo vient aider le studio en récupérant ainsi une belle franchise dans son escarcelle. Grand bien leur fasse, Sony et Microsoft ne sont pas des enfants sans défenses, le marché est ainsi fait, ouvert à tous, la messe est dite pour les histoires de gros sous.

La grande question de cette controverse est plutôt : est-ce que le joueur en général (vu qu’il semble que le hater n’ait pas de frontières) a besoin de son appartenance communautaire à la grande secte des possesseurs de telle ou telle marque pour se rassurer ou a-t-il peur d’exercer un individualiste libre arbitre qui lui permettrait de ne pas condamner la belle sorcière au bûcher avant de l’avoir pratiqué ?

A mon avis, vu comme il est besoin de tout étiqueter comme dans les genre musicaux, de se ranger dans des cases, de se complaire dans l’idolâtrie consumériste de totems socio-technologiques (comme les die-hard fans d’Apple), de s’enfermer dans ces identités pseudos tribales dont le signe ostentatoire de richesse ou de bon goût serait ici la marque de console (ou mieux « PC » vs « consoles », encore plus clivant), ça ne sera pas un jugement objectif qui attend cette sortie, mais des anathèmes réciproques des visions du monde ludique qui se confrontent (pour une fois au moins, je suis dans le camp des gentils presque raisonnables avec mon prêchi-prêcha barbant). On amène pas un âne à l’abreuvoir quand il n’a pas soif.

Une réaction possible du sujet de la controverse – Illustration Globo

Il est amusant de voir qu’un croyant en colère, quel qu’il soit, sera très difficile à faire changer d’avis. Là on est pourtant dans le futile et le divertissement, donc ouvrez vos esprits mes frères.
Pas que j’appelle à la béatitude œcuménique, surtout que les constructeurs ont maintes fois rivalisé de coups très critiquables dans la petite histoire vidéo-ludique : Nintendo et sa politique commerciale agressive et ses prix prohibitifs à l’époque Super Nintendo par exemple, Sony, Microsoft et Nintendo et leurs belles preuves de rapines dématérialisées avec les propositions de vieux jeux maintes fois amortis et ressortis à un coût défiant tout crédibilité (car plus que gratuit se serait trop cher, vivement un jour la tombée dans le domaine public de certains jeux historiques).
Cela serait à critiquer, comme beaucoup d’aberrations de ce marché porté par ces constructeurs parfois peu scrupuleux, aussi au niveau hardware, comme la gadgetisation rampante avec la 3D de la 3DS, la vaste blague de Kinect, etc…

La sortie d’un jeu attendu, un outrage ? Là je ne comprends pas, comme si le support allait influer sur le jeu.
En majorité, Nintendo a proposé sur sa Wii ce qui est appelé « casual game », mais si mes souvenirs sont bons, un des premiers Platinum games, n’est-ce pas Madworld ? Sur Wii ? C’était déjà une gageure graphique avec ce magnifique parti pris à la Sin city et on ne peut pas dire que le jeu soit du Just dance ou fasse dans le tricot.

Et dans d’autres genres et autres éditeurs, le trépidant et magnifique Sin and punishement 2 (un des meilleurs shoot Treasure même si c’est un Space Harrier like), le vaste et léché Xenoblade chronicles, le massif et addictif Monster hunter tri, le sublime rejeton de Vanillaware, Muramasa : the demon blade, autre firme dont je suis fan, c’est aussi sur Wii. Je n’ai pas vu la marque de l’infamante souillure du « casual » mes chers coreligionnaire hardcore gamers, et même si les exemples ne sont pas nombreux, ils valent bien le salut de l’âme de la Wii et son achat (encore plus si sort Dragon Quest X).

Le bûcher des hérétiques

L’important c’est le jeu, et pas la console. Cela devrait être le credo de tout vrai joueur. Le hardware, c’est de l’onanisme de geek, une belle architecture interne c’est sympa dans l’absolu et l’abstrait, mais ce n’est pas très jouable en soi (et en plus ce sont parfois les plus belles architectures qui sont les plus pénibles à programmer pour donner des bon jeux). C’est juste un moyen pour nous conduire à la divertissante extase du JV. En plus, honnêtement, ces supports consoles hi-def spoliant de plus en plus vos droits de consommateurs sont aussi de redoutables chauffages d’appoint ou pierrades expresses, mutant vers des pc sans clavier, en moins bien et plus vite dépassé. Je dois être un sale gamer défroqué de peu de foi.

Et pour blasphémer au nez et à la barbe de cette hystérique fronde pseudo-hardcore, j’ajouterai qu’en avoir une grosse, de console, n’assure pas d’avoir de bons jeux, pour ceux qui ne jurent que par la next gen de la next gen.
Sinon Radiant historia sur DS ne serait pas mille fois meilleur qu’un Final fantasy XIII sur PS3, Castlevania portrait of ruin DS n’humilierait pas Lord of shadows sur X-box 360, pitoyable God of war like parés d’oripeaux grossiers singeant la célèbre franchise aux chasseurs de vampires de Konami.

La puissance n’est rien sans de bons jeux à proposer, la DS de Nintendo qui rend des coups de hardcore game à Sony ou Microsoft, ça doit faire mal à la certitude. Etrian odyssey ce n’est pas sur console hi-def de salon. Et les exemples sont nombreux, il n’y a pas de vérité absolue de la console sur les jeux, sauf pour les convaincus aux arguments tellement limités qu’on reverrait de piquer leurs œillères pour ne pas avoir à les lire par accident sur les sites d’informations de jeux vidéos.

En plus, Nintendo cherche à réorienter sa stratégie vers les joueurs jugés purs et durs (pas si durs que ça quand on les voit chouiner parce que tel jeu ne sort pas dans leur paroisse) et ce titre du coup, avec son exclusivité, s’imbrique parfaitement dans ce cadre. Un peu de logique dans une stratégie Nintendo ces derniers temps, j’ai envie de dire que ça fait du bien, et je suis pourtant loin d’avoir des actions dans cette firme.

Alors camarades joueurs, attendez de voir avant de juger, surtout que ces exclusivités ne durent que le temps de formuler une promesse généralement, et si vous avez besoin d’un guide (pas spirituel, un conseil juste) pour rendre hommage à Bayonetta sans vous ruiner ou vous ré-équiper, achetez le jeu, même d’occaze puisque c’est encore permis, et jouez chez un pote qui aura une Wii U, au pire, sur la Wii U de votre petite cousine.
Personne ne vous oblige à acheter la machine, ou à l’acheter neuve. Une console pour un jeu ? Je l’ai déjà fait, quand on aime vraiment, on compte, mais l’occasion, les promos ou les bonnes affaires existent.
Et puis, sur Wii U, il y aura un futur, d’autres jeux seront annoncés qui seront, qui sait, d’autres raisons d’acheter « l’infâme bête du jugement dernier ». Pour faire un parallèle, la 3DS ou la Vita, c’est personnellement cinq jeux sur chacune à prendre absolument. L’achat se justifiera donc à un moment, même si cinq c’est peu. Et la Wii U ce sera pareil.

Sale habitude peut être que de jouer aux jeux et de les apprécier, parce qu’au final, sur Gamedaba, on doit avoir toutes les consoles du monde à force.

Alors peut être qu’on est bien placés ici pour trouver qu’il n’y a pas de console maîtresse absolue qui domine, a dominé, ou dominera le monde ludique avec sa sainte vérité et immaculée perfection (oh le vilain moralisateur).

Soyez les apôtres des jeux, ne vous fourvoyez pas dans les querelles de machines en n’égrenant que le nombre de polys, le frame rate ou la grosse taille de leurs mémoires vidéos.

Tout ça pour défendre les tribulations goguenardes d’une hérétique de sorcière allumeuse ^^… Je ne suis pas prêt de sauver mon âme. En tout cas, je suis impatient de toucher à cette nouvelle œuvre de Platinum games, sur n’importe quel support proposant un pad. Amen + LoL !

 

La PC-Engine a 25 ans !

Le 30 octobre 2012, la console PC-Engine de Nec fêtera ses 25 ans, pour l’occasion les éditions Pix’n Love sortiront un joli coffret collector réunissant la Bible PC-Engine Volume 1 : Les HuCards, et la Bible PC-Engine Volume 2 : Les CD-Roms.

Si vous n’avez aucun de ces ouvrages, ou si vous êtes un collectionneurs, vous pouvez dès à présent le pré-commander sur le site de Pix’N Love !

Collector Bible PC Engine Vol1 - Vol.2

Le design de ce coffret reprend celui de l’Interface Unit, l’image est une illustration, le produit final ne doit pas encore être imprimé.

La PC Engine, une console mythique

Sortie en 1987 au Japon, ce n’est qu’en 1989 que j’ai vraiment pu tester la PC-Engine au même moment ou je découvrais la megadrive, les deux consoles avaient été importées du Japon par un ami de mon frère, j’avais alors seulement 10 ans.
Je l’ai revue ensuite plusieurs fois notamment en 1990, elle était accompagnée de l’interface unit et de quelques jeux tournant sur CD-ROM comme Cobra, Wonder Boy III : Monster Lair, Red Alert ou Final Zone 2, loin d’être incontournables ces titres m’ont pourtant marqué à l’époque, il faut dire que c’était la première fois que je voyais des jeux CD, et à cet age on est vite impressionné !

Si la Megadrive était techniquement supérieure, la PC-Engine avait ce petit truc en plus, surtout avec les jeux CD-ROM qui nous offraient des musiques exceptionnelles pour l’époque, et des introductions de jeu qui me rappelaient celles qu’on pouvait voir sur les jeux MSX. Le lien avec le MSX était d’autant plus fort que la puce sonore de la machine avait un rendu proche de la puce SCC que Konami mettait dans quelques-uns de ces jeux MSX, comme Gradius 2 ou Metal Gear 2 : Solid Snake.
Je me souviens à l’époque avoir enregistré sur cassette audio les musiques des jeux pour les écouter avec mon Walkman (ça fait plus de 20, il y a prescription non ?), j’avais même emporté les cassettes en classe de neige… Il faudra que je pense à raconter ça dans ma biographie…

La PC-Engine a fait parti comme la Neo Geo de ces consoles auxquelles je ne jouais que chez les autres, faute de moyens. En effet, j’ai longtemps attendu avant d’avoir ma propre console, d’abord j’ai eu une Core GraphX en 1992, puis en 1997 une Duo-R (merci Nephem).
C’est Sodipeng qui avait réussi à faire sortir la console en France, Nec visait le marché américain, et ne s’était pas trop intéressé à l’Europe.
Sodipeng n’avait pas les moyens financier nécessaires pour faire la promotion de sa console, et même si chez les joueurs avertis elle avait une belle réputation, elle n’a jamais vraiment eu le succès qu’elle méritait.
Aux USA, même si Nec a bien vendu sa console, elle n’a pas su rivaliser avec la Genesis (le nom de la Megadrive aux USA), je me suis souvent demandé si la Genesis aurait eu autant de succès, si la PC-Engine avait eu plus de publicité.
C’est pour cette raison que malgré beaucoup de sorties aux USA, la PC-Engine reste une console très japonaise.

La PC-Engine est pour beaucoup de joueurs une machine mythique, parce qu’on ne la voyait pas chez tout le monde, parce qu’elle a été la première à avoir un lecteur CD-ROM, et surtout grâce à sa ludothèque particulièrement riche, avec des titres comme PC Kid, Ninja Spirit, Devil’s Crush, Bomberman jouable à 5, les RPG Tengai Makyo, Castlevania : Rondo of blood, et un nombre de shoot’em up cultes comme Gunhed, Soldier Blade, Winds of Thunder, Spriggan… La liste est incroyablement longue pour une console que la plupart de mes camarades d’école ne connaissaient même pas !

Joyeux anniversaire chère PC-Engine !

La Wii U sortira le 30 novembre en Europe

Aujourd’hui ont eu lieu les conférences tant attendues de Nintendo concernant la date de sortie de la Wii U, ainsi que son prix.
Contrairement à ce que les informations qu’on avait pu obtenir pouvaient nous faire croire, la console ne sortira pas en octobre, mais en novembre, et même en décembre pour le Japon.

Le 8 décembre 2012 au Japon

Nous avons donc appris ce matin que la Wii U sortirait le 8 décembre au Japon, et deux modèles seront disponibles, une version Basic Set blanche avec 8Go de mémoire flash pour 26250 yens, et une version Premium Set avec 32Go de mémoire pour 31500 yens.
Cette version Deluxe incluera un socle pour la console et le GamePad, plus un forfait Nintendo Network Premium valable jusqu’à fin 2014, soit un peu plus de deux ans.
Un autre set est également prévu au Japon, équivalent au Premium Set mais avec Monster Hunter 3G, pour 38850yens.

Console WiiU Basic Blanche Console WiiU Premium Noire

Le Basic Set est proposé à un prix supérieur mais finalement assez proche des prix de départ des consoles de chez Nintendo au Japon, qui depuis la Super Famicom étaient toutes vendues 25000 yens, c’est un prix assez attractif pour une nouvelle console si on compare au prix de la Playstation 3 à son lancement (49980 yens), la comparaison avec le prix de lancement de la Xbox 360 (29800 yens) est déjà moins avantageux, d’autant que la Wii U sortira presque 7 ans après, mais il faut prendre en compte le GamePad, qui seul sera vendu 13440 yens, presque la moitié du prix de la console.

Pour accompagner leur console le jour J, voici la liste des jeux que les japonais pourront acheter :

  1. Nintendo Land
  2. New Super Mario Bros U
  3. Zombi U
  4. Monster Hunter Tri G (Ultimate)
  5. Ninja Gaiden 3
  6. Warrios Orochi 2
  7. Tekken Tag Tournament 2
  8. Assassin’s Creed 3
  9. Batman Arkham City

Le 18 novembre en Amérique du Nord, et le 30 novembre en Europe

Dans l’après-midi, les dates américaines et européennes ont été annoncées, et comme pour la Wii la console sort bien avant en Amérique du Nord, le 18 novembre, et cette fois ci elle sort également avant en Europe, le 30 novembre. Les Japonais sont donc les derniers servis, ce qui est assez étonnant.

Les offres sont un peu différentes, le Basic Pack (et pas « Set » comme au Japon) sera identique à la version japonaise, avec un prix de 300 dollars, mais le Premium Pack lui est accompagné d’un jeu, Nintendo Land, pour 350 dollars.
Pour les prix européens, il faudra compter 299,99 euros pour le Basic Pack, 349,99 euros pour le Premium Pack d’après les premiers sites qui la propose en vente.

Pas de pack Monster Hunter 3G, le jeu sortira plus tard chez nous, en mars 2013, cependant il y aura un Pack ZombiU, un Premium Pack contenant le jeu ZombiU à la place de Nintendo Land et en plus une manette pro (à confirmer car ce n’est pas listé sur tous les sites qui vendent ce pack), annoncé chez GAME.fr pour 389,99 euros, et 399,99 chez Micromania. Sachant que j’avais prévu d’acheter ce jeu développé par nos amis d’Ubisoft Montpellier, ce pack sera fait pour moi !

Les jeux disponibles à la sortie seront :

  1. Nintendo Land
  2. New Super Mario Bros U
  3. ZombiU
  4. Rayman Legends
  5. Mass Effect 3
  6. FIFA 13
  7. Call of Duty Black OPS 2

Et il y aura aussi des jeux disponibles en téléchargement sur le eShop. On peut s’attendre à ce que cette liste s’allonge dans les semaines qui vont suivre.

Quelques infos supplémentaires…

La console lira des disques d’une capacité de 25 Go, l’équivalent d’un Blu Ray simple couche, mais il n’est pas indiqué si ce format est vraiment le Blu Ray, et si la console sera capable de lire des films en Blu Ray.

En ce qui concerne les accessoires, il sera possible d’acheter un GamePad supplémentaire, annoncé au Japon pour 13440 yens, le Wii U Controller Pro – qui est la manette « normale » en quelque sorte – sera proposé pour 5040 yens, le socle pour recharger le GamePad et socle simple pour le poser (probablement utilse pour certains jeux) seront vendus 1890 yens, et le socle pour poser la machine à la verticale sera lui à 315 yens. Un pack « Wii » est également prévu pour ceux qui n’avaient pas la console, et contiendra une Wiimote, un Nunchuck et la Sensor Bar pour 5250 yens.

En ce qui concerne les jeux, Nintendo Land est annoncé à 4935 yens, et New Super Mario Bros. U à 5985 yens, sachant que les jeux Nintendo sont souvent moins chers, on peut s’attendre à des prix équivalent aux jeux PS3 et Xbox 360, c’est à dire plus de 7000 yens.

Pour information, 100 yens correspondent environ à 1 euro, la conversion est vite faite.

Vous trouverez plus d’infos sur la console, et une liste des jeux prévus sur le site officiel de Nintendo.

Nintendo emploie les grand moyens

Après la Wii qui misait tout sur la Wiimote avec une console dont la technologie était quasi similaire à la génération précédente, Nintendo nous refait un peu le même coup en sortant 7 ans après la Xbox 360 une console enfin HD, en misant beaucoup sur le GamePad, mais aussi en jouant la continuité en restant compatible avec la Wiimote mais aussi la Wii Balance Board.

Pour réussir à vendre cette Wii U, cette fois ci il va falloir des jeux, et ne serait-ce qu’avec Mario, on a une killer app en puissance.
Ensuite, les choix des packs sont assez bien vu, un Pack avec Monster Hunter 3G au Japon, un pack découverte avec Nintendo Land et un pack « gamer » avec ZombiU et le controller Pro en Europe, c’est plutôt bien vu.
Et bien entendu, la console sort en fin d’année, et fait un cadeau de noël idéal…

J’ai donc du mal à croire que Nintendo rate la sortie de la Wii U, et je pense qu’avec les licences Nintendo (Mario, Zelda, Mario Party, Mario Kart, Wario, et bien sûr Pokemon), il y aura de la matière pendant quelques temps, mais comme pour la Wii à l’époque, on pourra s’inquiète sur le long terme, avec une nouvelle génération qui devrait vraisemblablement sortir à la fin de l’année prochaine, ça ne sera pas peut-être pas évident de rivaliser longtemps, et il reste à voir jusqu’à quel point les développeurs tiers vont s’impliquer pour réussir à créer du contenu innovant pour cette machine…

Retrogaming – À quel moment un jeu devient-il rétro ?

Lorsque j’ai commencé à installer ce blog, je voulais une catégorie retro, pour pouvoir parler de vieux jeux, et de vieilles machines.
Et au moment ou j’ai voulu créer cette rubrique je me suis demandé : « Mais à partir de quel moment peut-on parler de retrogaming ? ».
Avant de tenter de répondre à cette question, il faut déjà se demander qu’est ce que le retrogaming, qui sont les retrogamers, et qu’est ce qu’un jeu retro.

Le retrogaming c’est quoi ?

On présente souvent le retrogaming comme le simple fait de jouer à de vieux jeux. On parle aussi de old school gaming, et de classic gaming. Ce terme englobe également le fait de collectionner les jeux, les machines, les bornes d’arcades…

Dire qu’on joue à des « vieux jeux » suffit généralement à se faire comprendre, mais c’est tout aussi vague que dire « je fais du sport », ou « je joue aux jeux vidéo », effectivement un type qui fait des soirées FIFA ou PES avec ses potes n’a pas grand chose à voir avec un accroc aux SIMS.

On pourra trouver chez les retrogamers des spécialistes de certaines époques, ou certaines machines, mais aussi des gens qui n’aiment qu’un seul genre.

Pour définir le retrogaming, il faut s’intéresser aux retrogamers, et bien comprendre ce qu’on peut appeler un jeu retro.

Le nostalgique, le bidouilleurs, l’archéologue, le monomaniaque, le casual gamer…

Je pense qu’une grande partie des retrogamers sont des nostalgiques, ils aiment rejouer aux jeux de leur enfance, retrouver les sensations, et parfois pouvoir réaliser leurs rêves en achetant enfin les jeux et machines qu’ils n’avaient pu voir qu’en magasin ou dans des magazines.
Parmi cette catégorie on retrouve aussi ceux qui sont fans d’une génération, d’une seule marque voire un seul modèle de micro ou de console.

Il y a ensuite les bidouilleurs, les fans de cartes d’arcades ou de machines exotiques, passionnés par le fait de pouvoir faire marcher des jeux vraiment particuliers, nécessitant des branchements spéciaux, et parfois même des réparations.

L’archéologue ou l’historien aime fouiller les magasins, les brocantes, pour dénicher de vieilles choses rares, et parfois précieuses.
Le nez dans le dictionnaire, il passera ses nuits à traduire d’obscures articles sur des sites étrangers, pour obtenir toutes les informations possibles, connaitre tous les jeux d’un studio, tous les épisodes d’une saga, ou encore tous les projets sur lequel son compositeur favoris à fait des musiques.
Il aimera également pouvoir analyser l’évolution d’un genre, en testant des titres phares de certaines époques…

Le monomaniaque lui se concentrera vraiment sur un genre, par exemple les shoot them up, il pourra chercher à finir tous les jeux existant dans ce genre, parfois pour trouver « le meilleur », son profil se rapprochera d’ailleurs quelque peu de celui d’un historien.

Enfin, il y a ce qu’on pourrait potentiellement appeler le casual gamer (terme sur lequel je reviendrais dans un prochain dossier), celui qui aime tout simplement jouer et qui pourra autant s’amuser avec un jeu récent ou ancien, car il ne cherche pas la technique, mais le divertissement.
Il trouvera son bonheur avec des jeux anciens qui permettent de courtes sessions, avec des commandes simples qu’on n’a pas besoin d’apprendre avec un long tutorial, et un plaisir de jeu immédiat.

Il y a surement moyen de lister d’autres profils…

Je pense qu’un retrogamer c’est un peu tout ça à la fois, on a juste des tendances plus fortes que d’autre. Je me qualifie comme un retrogamer principalement nostalgique, mais aussi un peu historien, un peu monomaniaque, un peu casual gamer…

Le point commun de tous ces profils de retrogamers, c’est qu’ils se retrouvent tous à un moment donné à jouer, et bien entendu, jouer à des jeux rétro.

Le retro peut-il être considéré comme un genre de jeu ?

Non, les jeux retro sont avant tout des jeux anciens, il y a ensuite plusieurs genres de jeux.

Le problème, c’est que certains parlent de jeux en les qualifiant de rétro, ou de néo-rétro, et se contentant de les présenter ainsi, sans plus de détails, ce qui conduit parfois certains à penser que le retro est un « genre » de jeu.

Quand peut-on qualifier un jeu de retro ?

Considérant les jeux vidéo comme une forme d’art (là aussi, cela fera l’objet d’un prochain dossier), je situe la création dans le temps, et si un genre peut être représentatif d’une époque, il n’y a rien qui le condamne à disparaitre, on peut pour illustrer ces propos prendre l’exemple du cinéma muet, qui a surtout eu du succès au début du XXe siècle, ça n’a pas empêché Michel Hazanavicius de réaliser en 2011 The Artist.

Un jeu réalisé il y a plus de 20 ans est en quelque sorte un témoignage de son époque, on pourra vraiment parler de « retro » ou « vintage », alors qu’un nouveau jeu avec les mêmes mécanismes qu’il y a 20 ans reste un nouveau jeu.
Le créateur aura malgré lui subit les influences des années passées, même si il utilise des technologie anciennes, et qu’il tente de s’inspirer au maximum d’une époque, il créé quelque chose de nouveau.

Prenons le cas de Megaman 9 et 10, ils ont été développés en respectant à peu près les contraintes d’un vieux support, la NES, qui fêtera ses 30 ans en 2013, mais ce sont bien deux nouveaux épisodes, qui font suite à Megaman 8.

A l’inverse, je considèrerais un remake d’un vieux jeu comme du retrogaming, car même si il y  a une amélioration graphique ou autre, le jeu a été conçu il y a longtemps, et son gameplay date de cette époque.

Je reviens enfin sur ce terme de néo-rétro, qui même si il permet quelque part de différencier un vieux jeu d’un nouveau, reste assez vague. Sans l’appuie de screenshots on ne sait pas vraiment pourquoi le jeu est néo-rétro, est-ce que c’est au niveau des graphismes, de la musiques, du gameplay ? Je préfèrerais éviter autant que possible ce terme en ce qui me concerne.

Dragon Quest X Wii – DQ patrimoine de la game humanity

Avec la sortie récente ce mois ci de Dragon Quest X, il est temps de s’activer pour parler un peu de cet événement, voire pour moi de me lancer dans l’action pétitionnaire militante même si je n’en suis pas féru.

Retour sur le roman d’une saga culte

Je ne vais pas vous faire mon wiki sur ce titre, il y en a déjà assez sur la toile concernant le sujet. Il faut quand même rappeler que le premier opus date de 1986, les temps anciens où la quête commença, 26 ans déjà.

En ces âges sombres que certains n’ont pas connus, des gens faisaient des jeux en 2D, voire sur des machines 8 bit comme la Famicom / Nes, ou le MSX, pire, il n’y avait pas d’internet pour le public ou de MMORPG…
Un comble, et même le J-RPG ou plutôt ses ancêtres ne balbutiaient que peu sur console.
Et ce Dragon Quest d’Enix, très classique, avec sa mécanique de combat au tour par tour, avec ses inits, sa progression en xp et autres équipements, son monde heroic-fantasy à la limite du dogmatique plein de donjons et d’un dragon à occire, allait ainsi ouvrir en quelque sorte la voie à un genre, et principalement sur les consoles de salon qui ne pourraient plus se passer de titres de ce type à l’avenir.

Et maintenant, après 9 épisodes, et 26 ans de pratique que reste-il ?
Pour votre serviteur généralement de mauvaise foi et volonté, beaucoup de souvenirs pourtant, et de bons, très bons même.

De cet été studieux à refaire en touriste un Dragon Quest 2 ou 3 – 8 bit style – qui apportent une sérénité et une évidence de gameplay coulant comme une source rafraîchissante au milieu de cette génération de fureur et de jeux à trophées (pour la plupart inutiles, surtout en RPG, comme le disait Moriarty dans son récent article) à ces remakes DS de la trilogie zénithienne qui m’ont replongé ces dernières années dans les même délices que vous jugerez surannés.
Revenir sur l’épopée des héros à la narration introductive éclatée dans DQ 4 avec sa petite troupe des plus sympathique, ce fut à nouveau un plaisir.
Comme de replonger dans les méandres des générations un peu à la Phantasy Star III avec DQ 5 et ses affres de choix de fiancée céleste, ou de découvrir enfin traduit DQ 6 et ses mondes croisés entre rêves et réalités.
Et comment ne pas citer le très bon et beau Dragon Quest 8 PS2, qui anime sous nos yeux en cell shading d’un plus bel effet ce petit monde originaire de la 2D tout en réussissant l’exploit de ne pas le trahir visuellement.
DQ 9 fera entrer le jeu pleinement dans l’ère portable ET multijoueur, au détriment peut être de la trame générale un poil moins sympathique que ses prédécesseurs, mais le titre a en contrepartie bien chauffé en multi chez moi.

Dragon Quest I & II

Toute l’équipe dans un château de Dragon quest 2 – Dragon quest I & II version Super Famicom © Square Enix

Que de souvenirs, qui vont jusqu’à l’intergénérationnel, de ma mère qui joue aussi à la série, à ma jeune nièce qui a suivi les tribulations de Jessica et Yangus comme plusieurs films d’animation, ces jeux touchent et plaisent et cela me paraît mérité.

Car Dragon Quest, c’est aussi un jeu béton et une mécanique certes simple mais complète, en proie aux détracteurs du style old-school tour par tour et du J-RPG classicisant.
Cette œuvre a su proposer des RPG frais dans des mondes classiques, parfois bon-enfants et colorés, pas toujours sérieux parfois, une aventure de longue durée avec son public, entretenue avec des attentions, des clins d’œils, une mémoire collective, et des variantes de narrations pour ne pas sombrer dans la redite (et compte aussi autres spin off, produits dérivés qui accompagnent toute série à succès mais restons sur le tronc principal).

En effet, le scénariste et créateur du jeu, Yuji Horii privilégie les histoire peut être simples et classiques, servies par les designs d’un Akira Toriyama tantôt appliqué, tantôt plein de dérision comme à son habitude, mais ce faisant M. Horii évite au moins l’écueil de la trame pseudo sombre emo goth visual-kei dark fantaisiste soit disant adulte de certains des concurrents connus, à pleurer de dépit dès qu’on passé l’âge de l’adolescence, ou même de la pré-adolescence.

Alors oui, sans se prendre trop au sérieux et sans prendre la tête avec de pseudos dilemmes, le jeu peut plaire à tous, de 7 à 77 ans comme l’on dit, avec ses joke à 2 gold, ses petits jeux de mots parfois pourris dans les noms de monstres, de ville ou ses contrepèteries, ses grivoiseries, avec ces persos parfois à la limite de la parodie du genre, le tout sur des musiques enjouées, héroïques, parfois légères, ou même d’inspirations baroques ou classiques bien senties.
Et lorsqu’elles sont orchestrées comme pour le DQ 8, elle sont une parfaite et épique bande son qui reste collée dans l’oreille.
L’expérimenté Koichi Sugiyama fait partie pour moi des artisans majeurs du charme de la série. Ses compositions après 9 épisodes ont peut être un peu perdu d’inspiration sur le dernier opus DS, mais je réaffirme ma prédilection pour ces airs de batailles endiablés de la trilogie zénithienne, les musiques de field toniques et entraînantes d’un DQ 8, son opening récurent de légende, les thèmes des châteaux et des églises bien connus, etc…

DQ8 Fight

Reconstitution d’une scène de combat de Dragon Quest VIII © Square Enix

Mais pour revenir au sujet, l’institution Dragon Quest a son atout maître : son système hyper carré qui permet à tous, des plus âgés aux plus jeunes de profiter de l’expérience d’un J-RPG du moment qu’ils savent lire, sans avoir à se fader les système de combats de plus en plus en pseudo active brouillon battle où l’on en fiche plein la vue avec des effets visuels qui prennent parfois ¾ d’heure en vaines animations…
Sans être pachydermique tout en étant complet et vaste, DQ se pratique en famille, entre amis, ou seul, hardcore, dilettante, ou à la sortie du bureau complètement cramé, car les expériences de ces années ont développés des réflexes qui font que ce petit jeu de paris et probabilités par menus interposés apparaît comme une gymnastique mentale très relaxante par rapport aux éclats tapageur et tumultueux de certains jeux modernes.

Par ailleurs, il me faut plaider coupable, je kiffe énormément le tour par tour où l’on prend son temps, même si je ne pratique pas que ça et si les systèmes modernes peuvent aussi proposer des choses plus qu’intéressantes.
Là c’est une autre expérience, différente, passée et dépassée pour les plus jeunes ou obtus, mais qui mérite d’être encore représentée (et qui à mon avis se fait malheureusement de plus en plus rare, dans la qualité en tout cas).
Pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte, comme le suspense d’un bon film, je n’ai pas cherché à savoir ce que DQ X a à proposer à ce sujet d’ailleurs.

Justement, l’arrivée du nouvel opus dans cette lignée

Car il faut bien revenir au titre de départ de cette chronique après cette présentation de ma perception de cette série, parmi mes favorite dans le J-RPG.
Énonçons les faits, ce DQ X est online, lorgnant vers le MMORPG, sur Wii, et propose une expérience multijoueur ou solo, en ligne principalement, moyennant un abonnement payant et l’achat du jeu.
Il semble d’après la presse que 2h gratuites de jeu par jour soient proposées officiellement à destination des enfants, dans des conditions et des modalités qui me sont encore inconnues.

Et déjà à ce point du déroulé des faits, j’ai envie d’écrire un STOP ! et de m’attarder un peu, et de passer à l’action promise en début de post.

Je revendique pour Dragon Quest un classement à un certain patrimoine immatériel que nous pratiquons tous, le patrimoine vidéo-ludique, consoles plus précisément (même si on trouve du DQ 1 sur MSX) et à ce titre, les conditions éventuelles que nous pouvons envisager pour l’arrivée de ce jeu dans notre belle Europe me paraissent loin d’être idéales.

Un Jeu en Français et en France

Déjà, Messieurs du marketing de Square, pensez à localiser le jeu dans nos contrées et dans les langues diverses du vieux continent, car la large cible de Dragon Quest, jeu porté sur une console assez répandue dans les familles avec enfants comme la Wii, ne saurait se satisfaire d’une version simplement en langue anglaise. C’est la première et principale de mes revendications, que le jeu sorte, et pas uniquement en version Wii U, lésant ainsi tout le parc installé dans notre beau pays.

Les plus expérimentés et anglophones d’entre nous n’ont pas besoin de traduction autre qu’anglaise (ou pire, la V.O. pour les acharnés). Mais il n’est pas question ici d’un excellent Shin Megami Tensei de niche, le jeu peut plaire à un grand nombre pour de bonnes raisons et connaître le succès, trouver son jeune public et ses moins jeunes habitués non anglophones. La condition préalable est la langue : la plus accessible possible, comme il doit en être pour le reste.

Dragon Quest sans abonnement, accès libre et non accompagné

Qu’est ce que ce modèle commercial hérité des pires gouffres World of warcraftien ?
Les éminences grises des services commerciaux de square ont-ils trouvés que le meilleur moyen de continuer notre saga était de lui appliquer le modèle d’un Final Fantasy 11 ?
Au delà de la question formelle qui hérissera les puristes du Dragon Quest avec ce glissement vers du MMORPG, comment penser remporter l’adhésion massive (très massive pour les acheteurs japonais de la licence) en imposant un tel carcan indigne de ce titre ?

L’abonnement payant est certes rentable à beaucoup de points de vue mais lorsque l’on a l’histoire que je rappelle brièvement par mes souvenirs heureux, que l’on a été une pierre fondatrice du J-RPG, que l’on a accompagné tant de joueurs depuis parfois leurs plus jeunes âges, que l’on est un titre monument plusieurs fois « million seller », un quasi phénomène de société pour le Japon, on n’est plus joueurs de Dragon Quest mais usager d’une institution du patrimoine mondial des gamers.

on n'est plus joueurs de Dragon Quest mais usager d'une institution du patrimoine mondial des gamers

Illustration Globo

Que l’on apprécie ou pas DQ, ce vénérable ancêtre mérite mieux, un accès libre sans abonnement après achat du jeu en support physique, déjà que le jeu nécessite une installation fastidieuse et une clé USB pour soutenir cette installation.

Quelle exigence ! Oui, un jeu en français chez nous, sans abonnement, avec des serveurs gratuit. Capcom pourtant champion de modèles économiques très controversés l’a fait sur Wii avec Monster Hunter Tri, s’assurant d’ailleurs un certains succès (pas de gratuité sur le sol nippon par contre, Capcom n’a pas été aussi philanthrope mais c’est une autre histoire).
Il doit en être de même pour DQ X en France, pour obtenir ce droit d’accès que je réclame, à notre saga aimée, pour les fans historiques, pour toucher comme auparavant le plus grand nombre, ou de nouveaux joueurs dans notre pays où tous les épisodes n’ont pas connus de localisations (privant ainsi le plus grand public de l’accès complet à cette saga mythique).

Si il fallait une preuve d’un malaise quant à ce choix d’abonnement, elle se fait flagrante avec cet aumône d’accès « enfants » de 2h par jour, coupable aveu de Square de l’imperfection de sa proposition, des problèmes qu’elle va soulever, des mécontentements comme le mien, d’éventuelles levées de bouclier et méventes prévisibles pour les plus puristes des fidèles de la série.
Ce geste qu’on dira commercial est clairement insuffisant, dérisoire.

Coupons le cordon réseau, on doit pouvoir jouer entièrement et sans condition à Dragon Quest X offline

Même si cela paraît futile et léger, ce qui se passe au japon pour l’exploitation du jeu ne devrait pas laisser indifférent même en tant que simple consommateur. Comment concevoir en plus que ce jeu traditionnellement offline et principalement solitaire oblige à un accès internet même pour pouvoir profiter seul de l’aventure ? Cela fait partie des abus de ce temps dans l’industrie de restreindre au maximum notre usage en tant qu’acheteur, et l’affront est encore plus flagrant si on retrace l’historique de la saga.

Sans dogmatisme, le jeu devrait proposer pour ne pas se couper de son public la nouveauté du online et du MMORPG sans toutefois léser l’immense majorité des habitués de la fameuse quête au dragon.
Cela devrait être un droit inscrit dans le marbre, le choix de la nouveauté (que je ne rejette pas et que j’espère goûter dans des conditions favorables) ne sauraient légitimer tant d’entraves physiques ou pécuniaires à l’utilisation.

Et que dire encore de ce qu’on peut lire sur la suppression des personnages non utilisés pendant trois mois ? Cela aussi pourrait être l’objet d’une revendication véhémente, de la grogne bien française qu’on me prête déjà, et d’un esprit frondeur qui se fend d’une pétition pour parer préventivement aux injustices qui nous attendent et auxquelles sont en ce moment soumis, de mon point de vue, les joueurs japonais.

Ou encore, qu’en sera-t-il de l’application 3DS compatible avec la Wii ? La France et l’Europe (et cette console) seront-elles lésées aussi sur cette complémentarité et les contenus qu’elle pourrait apporter ? Dans le doute, consommateur râle encore préventivement.

Quête de profits plus que de joueurs ?

Évidemment, chez Square, depuis le boom de la sage Final Fantasy et le succès de modèles dominant aussi bien maison qu’extérieurs, F.F. 11 et W.O.W. pour les citer, on ne voit pas plus loin que le bout du yen ou du dollar pour effectuer un copier-coller malhabile pour un maximum d’efficacité mercantile.
Et on me rétorquera bien sûr que la recherche du profit est le premier des objectif d’un grand éditeur de jeux vidéos.

Mais même ce prosaïque dessein n’est pas bien rempli par ce schéma trop vite adapté de l’écurie Square.
400 000 exemplaires pour la fourchette haute d’estimation de vente pour la première semaine de lancement, c’est certainement une déception pour un DraQue habitué à soulever plus d’enthousiasme au pays du soleil levant, déception qui se rattrapera peut être par la suite, et se rentabilisera avec les ponctions régulières sur les joueurs les plus fidèles ou curieux de nouvelles sensations DQ.
Reste à espérer que l’occident se voit proposer un modèle plus accessible pour renforcer une série moins établie dans nos contrées.

Le futur de ce titre, la pérennité de Dragon Quest X, nos futurs bon souvenirs ?

Je ne crois pas être le seul à ne pas me satisfaire de ce qui n’est même pas annoncé mais qui nous pend au nez, que ce soit sur Wii ou WiiU.
D’où ce plaidoyer peut être vain, mais en tant qu’usager ou consommateur de la série depuis belle lurette, je ne peux rester sans réagir et ne pas prévenir ce qui m’apparaît comme un obstacle qui pourrait faire trébucher la saga.

J’ai confiance dans ce nouvel opus pour, comme dans l’épisode 9, préserver un déroulement moins dilué que le genre MMORPG impose généralement, pour proposer une expérience solo digne d’intérêt avec ses coéquipiers bots hérités de DQ 3, et pour se révéler agréable, fun et léger comme savent l’être les DraQue.

Mais malgré les promesses de Square, et ces 10 ans d’entretien du jeu (et des serveurs) qu’en sera- t-il vraiment de l’exploitation du titre (surtout si il connaît des problèmes face à l’écrasante concurrence dans le domaine du MMORPG) ?

Quand bien même cette promesse serait tenue, comment montrerai-je à un hypothétique descendant, filleul, neveu, dans 12, 15 ou 20 ans, à quoi je jouais en RPG en ces années 2012/2013 ?

Illustration Globo

L’accès au jeu uniquement connecté me laissera bien bête avec mon installation inutilisable, et pourtant payée dans les règles de l’art.
De obsolescence programmée de mon Dragon Quest ou plutôt de sa date de péremption prévisible, quelle triste perspective.

Il est temps d’agir de manière excessive et enthousiaste pour sauver le soldat DraQue, il n’y a pas de sotte quête

Dragon Quest est comme la cité de Carcassonne, un séduisant monument qui mérite d’être classé au patrimoine mondial de l’humanité (gameuse certes), et comme la petite forteresse audoise, cette préservation doit se faire pour ce qui est le meilleur ou ce que l’on estime le pire.

Les toits d’ardoise noires bien typiques du nord de la France et restaurés ainsi à Carcassonne par Viollet le Duc au XIXe s. sont pleinement classés par l’UNESCO même si cette flagrante et naïve anomalie détonne vraiment avec nos pierres rougeâtres du bon vieux sud. Comme pour le timbre, l’erreur à pris une valeur ici historique et architecturale.
Cela forme un tout, et comme la fameuse cité médiévale, cette saga monumentale doit avoir sa part de conservation historique, avec ses exigences purement néo classiques assumées : son tour par tour en combat, son ambiance retro, son mode solo, ses personnages hauts en couleurs pastelles et manga, même si jugés anachroniques, quelque soit l’opinion qu’un département commercial ou les pseudos exigences que les standards du marché pourraient dicter.

L’idéal serait que les nouveautés et le rajeunissement de la la franchise se fassent aux cotés de ces acquis qui ont séduit et accompagné des générations de joueurs, et pas contre ceux ci en balayant 26 belles années de pratique et d’exercice réussi.

Le Père de Dragon Quest et génial scénariste de Chrono Trigger, M. Yuji Horii que je respecte hautement, ne mérite pas que l’on impose ces défauts structurels à son titre phare, et surtout pas si on a la chance de pouvoir y goûter dans notre pays.

Illustration Globo

De plus, il est dorénavant temps pour les joueurs, après toutes ces années, de s’emparer d’une petite part de ce produit culturel pour revendiquer que cette série nous appartient un peu aussi comme un héritage ludique en tant que public fidèle (et apparemment exalté comme moi ^^).

Donc, pour conclure, si comme moi, vous réclamez la sortie de Dragon Quest X Sur Wii (et aussi Wii U) en Europe et plus particulièrement en France et en français, avec total accès au jeu solo offline, et sans abonnement pour les serveurs de jeu online, rejoignez moi dans l’action avec cette pétition en ligne

http://www.petitionenligne.fr/petition/petition-pour-la-sortie-en-france-et-en-europe-de-dragon-quest-x-sur-console-wii/2920

HexGL : Un jeu de course en HTML5, Javascript et WebGL

HexGL est un jeu de course futuriste dans l’esprit de F-Zero ou WipEout, développé par Thibaut Despoulain, avec HTML5, Javascript et WebGL.
Le jeu tourne donc sur un navigateur récent, une tablette ou un smartphone compatible.
Vous pouvez le tester à cette adresse : http://hexgl.bkcore.com/

C’est une beta version, et pourtant le résultat est déjà carrément bluffant, et nous laisse entrevoir les jeux qu’on pourrait avoir sur nos navigateurs d’ici quelques temps.

Il n’y a qu’un seul mode, celui qui consiste à faire le meilleur temps, et autant vous le dire il y a déjà des scores assez impressionnants…

HexGL

Je l’ai essayé avec mon PC pro : Windows 7, Firefox 14, i5-2400 quad core à 3.1 GHz et une GTS450, avec une config de ce type, le mode Ultra tourne sans problème, je ne sais pas encore ce que ça donne avec une config type portable ou une tablette, dès que j’ai l’occasion d’essayer je vous donnerais mes impressions.

MAJ 19/08/2012 :
Impossible de le faire tourner correctement avec ma Samsung Galaxy 2, probablement à cause de la carte graphique.

HexGL Samsung Galaxy Tab 2

Avec un PC Portable sous Windows 7, équipé d’un Celeron 900 à 2.2 GHz, et d’une carte graphique Mobile Intel 4 series express, en utilisant également Firefox 14, ça tourne très lentement même en configuration mobile.
Et j’ai à peu près le même résultat avec un Macbook.

En bref, il faut de la grosse config pour que ça tourne correctement.

Le piège des 100%

La liste des choses qui tentent d’augmenter la durée de vie d’un jeu est longue…
Trouver tous les objets, obtenir tous les trophées, finir toutes les mini quêtes, battre le boss secret qui enlève toute l’énergie en un coup, pour enfin finir le jeu à 100%…
Est-ce que c’est l’ultime piège que nous tend un jeu aujourd’hui ?

Je vais prendre pour exemple les J-RPG, le genre souffre de problèmes récurrents qui mériterait un dossier complet à lui seul, mais ici ce type de jeu me permettra de bien illustrer ce que je veux dire.

15 heures de jeu ou 150 heures d’ennui ?

Il n’y a bientôt une vingtaine d’année, on se contentait sans problème d’un J-RPG fini en 15 ou 20 heures, comme Chrono Trigger, ou Phantasy Star 4.
C’était une autre époque, et 15-20 heures c’était déjà très honorable, mais par rapport au standard d’aujourd’hui un J-RPG qui a une telle durée de vie se fera allumer par les critiques et par les joueurs.

Et pourtant, j’ai fini Chrono Trigger quand je l’ai acheté en 1996, quelques mois plus tard je l’ai recommencé, et puis je l’ai racheté lors de sa réédition sur Nintendo DS, et je me suis bien amusé une fois de plus, pas uniquement par nostalgie, mais parce que le jeu est formidablement bien rythmé.
Aucun besoin de faire du levelling, les différentes péripéties de nos personnages s’enchaînent très bien, on ne s’ennuie pas, et quand on arrive au bout, on est satisfait.

Est-ce que sa durée de vie est vraiment si courte que ça puisque l’envie de rejouer est là ? Je l’ai fait 3 fois, et il est fort probable que je le refasse un jour ou l’autre, si on additionne le temps de jeu, ça commence à être pas mal !

La rejouabilité ainsi que le plaisir pris lors de chaque partie d’un titre est d’après moi bien plus importante que la durée de vie d’une partie complète.

Depuis quand un jeu doit être long pour être bon ?

Une sauvegarde de J-RPG depuis pas mal d’années peut afficher de 50 à 150 heures, mais sur toutes ces heures de jeu est-ce qu’on a vraiment pris du plaisir ? Ce n’est malheureusement pas souvent le cas.

L’exigence en terme de temps de jeu à augmenté avec le temps, pour justifier les sommes qu’on investissait, ou pour tout simplement faire la course à celui qui sera le plus long à finir.

Rajouter du contenu pour offrir une réelle quête de plus de 50 heures prendrait beaucoup de temps en développement, et comme pour une bonne série qui fait la saison de trop, le scénario serait artificiellement allongée, la qualité s’en ressentirait. Alors on allonge le temps de toutes les manières possibles.

Un système de progression des personnages complexe mais surtout très lent obligeant à recommencer une partie pour avoir la progression parfaite et à faire plus de combats, repasser cents fois par les mêmes sentiers, des dialogues parlés impossibles à passer avec une mise en scène lourde, n’oublions pas les tutoriels pour système de combat interminables…

J’ai souvent lâché des jeux avant d’atteindre une dizaine d’heure par ennuie, et quand un jeu m’a pris plus de 50 heures je me dis que je ne le recommencerais jamais, parce que je sais qu’il y a des moments que je n’ai pas envie de refaire.
Pire, il y a des cas ou après une heure de tutoriel mortellement ennuyeux, alors que j’avais enfin le droit de marcher tout seul, je me suis mis à chercher désespérément un point de sauvegarde pour éteindre et rejouer plus tard sans avoir à subir une nouvelle fois tout ça, et finalement je n’ai jamais relancé le jeu tellement ma première impression n’était qu’ennuie et frustration !

Et là on ne parle que de la quête principale !

Désormais, quêtes annexes inintéressantes utilisant les mêmes environnements, les mêmes ennemis, trouver des objets inutiles, battre un boss caché qui débloque une zone bonus rajoutée à l’arrache dans le jeu, et les fameux trophées qu’on affiche comme des médailles sur son compte…

Le pire c’est que certains jeux tournent désormais sur le système des quêtes annexes, le scénario de base ne fera que 20 lignes, et vous passerez 60 heures à aller tuer les 20 mêmes ennemis dans les 4 mêmes décors du jeu pour récolter les ingrédients nécessaires à la construction d’une nouvelle robe pour la vendeuse de potions.

Toutes ces choses sont rajoutées pour qu’on puisse dire « Le jeu est cours, mais le challenge est relevé pour celui qui voudra tout débloquer ! ».

Eh bien non merci. Je préfère recommencer une fois de plus Chrono Trigger que de perdre 20 heures à slasher du zombi pour débloquer une arme en os et un trophée à la con.

New Super Mario Bros. 2

Le jeu sort le 17 août, et pourtant vous pouvez déjà l’acheter dans plusieurs enseignes depuis quelques jours, comme ça arrive très souvent.
La première fois que je l’ai vu c’est mardi 14 chez Carrefour, en tête de gondole, 3 jours avant la sortie officielle, le 15 chez Auchan également.
Déjà qu’on peut récupérer les jeux pré-commandés plusieurs jours avant la sortie dans les magasins spécialisés, maintenant les grandes surfaces sortent les jeux bien avant pour tout le monde.

New Super Mario Bros. 2

Donc si vous trépignez d’impatience de pouvoir récupérer les millions de pièces dans ce nouveau Mario, vous pouvez déjà aller en grande surface vous faire plaisir.

Pour vous donner une idée des différences de prix, notez que chez Carrefour je l’ai donc vu mardi à 39,99 euros, Micromania sur son site l’annonce à 49,99 euros, Game à 41,99 euros, et Auchan fait plus fort que la concurrence en le proposant à 34,90 euros.

Auchan étant exceptionnellement ouvert le 15 août, c’est chez eux que je l’ai pris d’autant qu’en le pré-commandant, j’avais déjà une réduction de 5 euros, ce qui nous donne 29,90 euros à payer en caisse, mais au final je l’ai payé encore moins cher !
Le jeu était bien affiché en magasin à 34,90, mais lors de mon passage en caisse il est passé à 44,90, j’ai donc été remboursé de ce que j’avais payé en trop à l’accueil, mais j’ai aussi eu un remboursement de 10 euros grâce à la garantie prix affiché Auchan, ce qui donne un New Super Mario Bros. 2 à 19,90 euros deux jours avant la sortie.

Je pourrais rajouter que j’avais 6 euros pour 60 euros d’achat pour me pousser à venir faire des courses un jour férié, mais ça ne compte pas, j’ai du acheter d’autres trucs pour arriver à ce montant…

En tout cas, elles peuvent se rhabiller les boutiques anglaises sur ce coup, avec leur 35 euros prix minimum, et les 10-15 jours de délais de livraisons avec nos amis de Royal Air Mail ;) !