Au début était le pixel…

… en fait, pas vraiment. Si je devais écrire la genèse du jeu vidéo, je dirais qu’au début était l’électron. Mais comme il y a probablement des centaines d’articles, dossiers et livres spécialisés sur l’histoire des jeux vidéo, je n’écrirai pas cette genèse.

J’aimerais cependant faire un petit voyage dans l’affichage des jeux vidéos, ce premier contact entre le joueur et le jeu. Car il faut bien l’avouer, si quelques expériences vidéoludiques ont voulu faire passer le son avant l’image, ou encore si des armées de commentateurs réclament à cors et à cris du gameplay profond, des IAs avec du répondant ou un scénario bien ficelé, au final, une bonne jaquette et quelques bons screenshot font 90% du travail de séduction.

Ce voyage ne sera pas exhaustif et se reposera essentiellement sur mon expérience. Y sera appliquée un filtre bien involontaire de brouillard dû au temps qui passe. Ce voyage sera aussi un voyage du côté technique.

L’électron, donc.

Il y a encore peu de temps, les écrans de nos ordinateurs étaient composés d’une surface en verre sur laquelle venait s’écraser un faisceau d’électrons. Et c’est ce système qui me fit voir ma première image animée : un oscilloscope. Cet oscilloscope au bout d’un générateur de courant alternatif doit constituer le premier jeu vidéo auquel j’ai pu jouer. En jouant sur le facteur d’échelle, la phase et plusieurs autres boutons auxquels je ne comprenais rien mais ayant un effet évident sur la courbe qui s’affichait, je me suis inventé mon premier jeu/jouet vidéo, sans aucun autre but que la génération d’une image sinusoïdale plutôt régulière, mais mouvante.

Ce principe n’était finalement pas si éloigné de Pong et de ses carrés manipulés par des potentiomètres.

Cependant, cet électron à la base de l’affichage a rapidement été détrôné par une abstraction bien plus simple : le pixel.

Le gros pixel

Afficher, pour un ordinateur et si on laisse de côté les couleurs, consiste à allumer ou éteindre une série de zones formant un quadrillage. Le pixel, c’est ça : la plus petite unité connue par la machine pouvant être allumée ou éteinte. Plus tard, elle pourra gérer son intensité ou sa couleur, mais ne grillons pas les étapes.

Au tout début des années 80, ces pixels sont peu nombreux et ce nombre varie d’une machine à une autre. Comme il faut bien stocker l’état allumé/éteint de ces pixels et que la mémoire est chères, les constructeurs trouvent des astuces pour trouver un bon compromis entre la résolution (le nombre de pixels) et le prix des machines.

Une astuce toute simple est de considérer l’écran comme une matrice encore plus grosses de caractères. Après tout, ces ordinateurs sont surtout là pour gérer la comptabilité ou écrire des lettres. Maintenir la table des caractères affichés n’est pas très coûteux. Un affichage de 64 colonnes par 16 lignes, cela fait 1024 positions ; tout pile 1ko, ce qui est jouable pour une machine pouvant aller jusqu’à 48ko de RAM (TRS-80 Model 3). Mais s’il fallait retenir une table des pixels allumés indépendante, le coût augmenterait. Avec des caractères de 8 par 8 pixels, cela donnerait une résolution de 512 pixels par 128, soit 8ko en noir et blanc.

Alors, pourquoi ne pas avoir des caractères spéciaux qui ne sont pas des chiffres ou des lettres, mais plutôt des arrangements de pixels pour former les différents arrangements possibles ? C’est exactement le principe des caractères semi-graphiques. En affichant les bons, comme du texte, il est possible de former une image.

Galaxy Invasion sur TRS-80

Avec une grille de 2 par 3, cela fait 64 combinaisons. Dans une table de 128 caractères, cela permet des caractères, des chiffres et des caractères semi-graphiques.

Vous pouvez vous amuser avec cette configuration grâce à ce petit programme en ligne d’émulation d’affichage à base de caractères semi-graphique.

Forcément, avec quelques signes graphiques que l’on peut mélanger à des caractères alpha numérique, il faut compter sur le pouvoir d’interprétation du cerveau. Mais ça marche.

Parfois d’ailleurs, les caractères alphanumériques sont suffisants, comme dans ce jeu estampillé Star Trek.

Time Trek sur TRS-80

À suivre !

IllumiRoom – Immersion totale

Microsoft Reseach a publié le 8 janvier une vidéo « proof-of-concept » de ce qu’ils appellent pour le moment IllumiRoom, une technologie utilisant Kinect pour scanner l’environnement de jeu, et permettant ensuite d’afficher des éléments de jeu, ou des effets au delà de l’écran.

Immersion totale

Comme on le voit sur la vidéo de démonstration, il ne s’agit pas de remplacer tout l’affichage par un projecteur, l’écran sera toujours présent, comme périphérique d’affichage principal, sur lequel la vraie action se déroule, avec le HUD bien visible, le tout dans une bonne définition.

IllumiRoom de son côté permettra l’affichage notamment d’effets de lumières, qu’on pourrait comparer au système ambilight de Philips entre autre, de simples lumières d’ambiance dans la pièce, mais aussi des effets de lumière par exemple quand on joue sous un orage, ou quand il y a des explosions, il y a aussi des effets de déformations de votre intérieur lors des explosions qui peuvent rajouter quelques sensations.

On pourra aussi étendre la surface d’affichage, et afficher des éléments de jeux, c’est là que le projet est plus intéressant d’après moi.
Dans un jeu de course ça permettrait de voir plus de choses autour de nous, d’avoir des sensation de conduite plus réalistes puisqu’on ne verrait pas que dans un simple rectangle, on pourrait sans utiliser le stick voir sur le côté une voiture qui nous dépasse, l’immersion là serait totale.
Et dans un FPS, on pourrait tout en avançant se rendre compte qu’il y a du mouvement sur une tour, sans avoir à donner un torticolis à son personnage en agitant la souris dans tous les sens, ou en s’excitant sur le stick.

Gadget ou révolution ?

Si cette technologie ne sert qu’à afficher des effets, on sera plus dans le gadget, ça n’aura pas beaucoup d’intérêt, pour moi pas plus que la 3D stéréoscopique qui n’ajoute rien en terme de jeu, juste un peu plus d’immersion, l’avantage d’IllumiRoom, c’est qu’on n’aurait pas besoin de porter de lunettes, et qu’on évitera probablement la fatigue et autres migraines ophtalmiques sur les longues sessions de jeux, même si pour profiter pleinement de cette technologie il faudra jouer dans le noir, ce qui est à déconseiller, et là encore, on ne sera pas vraiment dans le noir car la lumière projeter créera une lumière d’ambiance, ce n’est pas comme jouer avec une console portable braquée sur les yeux dans le noir total.

Ce qui me semble intéressant avec IllumiRoom c’est de pouvoir afficher des éléments en plus de jeux, ça changerait la façon de jouer, notre champs de vision serait étendu et se rapprocherait de ce qu’on a toujours souhaité proposer avec des lunettes de réalité virtuelle, une vue complète proche de notre vraie vue qui est loin de se limiter à du 16/9, et donc plus besoin de tourner dans tous les sens pour voir quelque chose, je pense qu’il faudrait un petit temps d’adaptation pour se forcer à bien toujours rester sur l’écran et à ne tourner que quand on a vu quelque chose bouger du coin de l’oeil en dehors de l’écran.

Xbox 720 + Kinect 2 + IllumiRoom

Il restera maintenant à savoir quand, comment, et à quel prix sera distribué IllumiRoom.

Si la prochaine console de Microsoft sort bien avec Kinect 2 intégré, et qu’ils ont la bonne idée de rajouter IllumiRoom en plus, les développeurs l’utiliseront forcément de suite, en exploitant toutes les possibilité, tous les joueurs ayant forcément la techno chez eux.
De plus, un gros pack avec autant de techno intégré, ça justifiera un prix de vente élevé plus facilement qu’une simple console seule.

En revanche, si IllumiRoom n’est vendu que comme un accessoire, il risque d’être boudé, les développeurs ne prendront pas le risque de faire un jeu obligeant son utilisation, on se retrouverait donc avec des jeux qui rajoutent des effets, mais n’exploitent pas totalement le fait d’étendre le champs de vision.
Et si le prix est un peu trop élevé, à mon avis ça sera un échec pour un produit qui a un vrai potentiel.

Enfin avant de trop s’emballer, il faut quand même se rappeler de la première démo du projet Natal qui est devenu Kinect avec tous les défauts qu’on connait.
On est qu’à l’état de proof-of-concept, donc la techno n’est pas encore terminée, et on ne sait pas encore quelle sera la qualité d’affichage du projecteur, et comment ça rendra en vrai. Il est probable que cette vidéo soit montrée pour sonder un peu les joueurs, histoire de voir si ça vaut le coup d’investir dedans.

Recevoir une console à Noël, c’était mieux avant !

Nombre d’entre vous ont reçu pour Noël une console de jeux, ce fut mon cas cette année, et je dois avouer que dans mes souvenirs c’était quand même vachement plus sympa il y a plus de 25 ans…

L’histoire de Noël pour les nuls

S’inspirant des grosses teufs païennes organisées pour célébrer la naissance de Mithra, les chrétiens ont décidé de fêter eux aussi la naissance de Jésus, et vu qu’on n’a jamais pu retrouver son certificat de naissance, ils ont choisi la même date.
De Saint Nicolas au père Noël, cette fête a bien évolué avec le temps, conservant tout de même un esprit de générosité, et quelques commerçants pas idiots se sont dit un jour qu’on pourrait particulièrement appuyer sur le côté « générosité », et surtout le fait d’offrir des cadeaux… C’est ce qui a donné la fête de Noël qu’on connait, enfin à peu près quoi…

Noël 1987

En 1987, je n’étais pas à New York comme Kurt Russell, mais j’avais enfin mis la main sur le père Noël. Après une longue discussion concernant les nombreux oublis de cadeaux par rapport à mes précédentes listes, on s’était mis d’accord sur le fait qu’il me fallait une Master System.

Eh oui, si aujourd’hui je suis un fan de Mario, le premier épisode ne m’a jamais vraiment convaincu et du coup la NES ne m’intéressait pas plus que ça. D’ailleurs pour l’anecdote, le premier Super Mario Bros. que j’ai aimé n’en était pas un, puisque c’était Yume Koujou Doki Doki Panic, qu’on connait chez nous comme Super Mario Bros. 2.

La plupart du temps j’avais les consoles en dehors de la période de Noël, il fallait économiser et bien travailler, et la Master System est la première console que j’ai vraiment eu pour Noël, ensuite des années plus tard, il y a eu la Saturn, à nouveau une console Sega. Ce sont probablement mes plus beaux Noëls, la Master System avec Outrun et Space Harrier, et la Saturn avec Sega Rally, l’arcade à la maison. C’était le bon temps.

Et donc cette année, j’ai pu déballer le 25 décembre une nouvelle console…

Une console c’est mieux avec un jeu

Savez-vous que chaque année dans le monde, des gens se font offrir des consoles sans jeux ? On a des packs basique sans rien, c’est très bien quand on sait qu’on veut la console et un jeu qui n’est dans aucun pack, mais dans le cas ou une personne pas très au courant achète une console pour faire plaisir, il pense que c’est du prêt à jouer alors que pas du tout, et là il se retrouve avec un cadeau pourtant génial qui fait un bide !

Le père Noël qui s’occupe de mon cas lui est plutôt bien renseigné, il avait choisi une console avec un jeu, et l’avait récupérée chez Carrefour pendant le week-end « console à prix coutant », il n’y a pas de petites économies, d’autant que pour lui aussi c’est la crise.

Plug and Download and Play

Venons-en maintenant aux faits, qui ont eu lieu le 25 décembre au soir, oui car je ne suis plus le petit enfant qui déballait ses cadeaux à 6 heures du matin.
Voici la dure réalité de ce que c’est aujourd’hui de recevoir une console de jeu pour Noël.

J’ai donc déballé la bête, regardé rapidement tout ce qui se trouvait dans la boite, et là ben le calvaire a commencé. J’ai commencé à déballer à 22h30, et j’ai pu enfin jouer le lendemain à 1h du matin…

Vous l’aurez deviné… Ah ben non peut-être pas en fait…
Cette console c’est la PS Vita – Pack PlayStation All-Stars : Battle Royale.

Pack PlayStation Vita PlayStation All-Stars Battle Royale

Pack PlayStation Vita – PlayStation All-Stars Battle Royale © Sony

Alors que j’avais bien évité de connecter sur internet la Wii U qui venait juste de sortir, là je me suis dit que pour la PS Vita je pouvais la connecter de suite. Bien évidement la console n’était pas à jour, Sony n’étant pas avare en update, mais pas de soucis jusque là, ça a pris un quart d’heure, oui quand même, la console est en WiFi comme la Wii U, et mon WiFi n’est pas super rapide, je n’imagine pas trop ce que ça aurait donné en 3G, mais de toute façon ma console n’a pas cette option, je me demande même si il existe encore des modèles avec 3G…

Après cette petite mise à jour, j’ai voulu jouer à mon jeu fournis avec la console, Playstation All-Stars : Battle Royale, et là j’ai commencé à sérieusement avoir les glandes. Je savais que le jeu était dématérialisé, ce qui déjà ne me plait pas particulièrement, mais en grand naïf que je suis, je pensais qu’il était déjà installé ! Ben non, pas du tout ! Le jeu, c’est une petite carte à gratter, avec un code de téléchargement ! Yeah !
Donc on a 1,6 Go rien que pour le jeu, plus deux autres trucs pour le jeu en ligne si j’ai bien suivi, soit pas loin de 2 Go à télécharger en WiFi le jour de Noël quand les serveurs en prennent plein la face ! C’est la fête, je vais reprendre de la bûche alors !

ecran de chargement sur le playstation store

Photo réalisée sans trucages ! Le système de calcul du temps restant avait un peu du mal au début…

C’est pas pour en rajouter une couche sur le sujet, ou alors une petite (taille 2, pas plus), mais sur ce coup la Wii U j’ai pu y jouer le jour même au moins !
D’accord la MAJ a été rapide, et je pouvais aussi m’en passer, d’ailleurs heureusement que je m’en suis passé pour la Wii U sinon ça aurait pu me faire la même blague, mais ce qui m’énerve le plus, c’est d’avoir attendu pas loin de 2 heures que le téléchargement soit fini pour pouvoir jouer au jeu qui était vendu avec ma console !

C’est quoi ce délire ? C’est ça l’avenir avec le dématérialisé ? Des jeux offerts avec la console mais qu’on doit télécharger, et des cartes à gratter dans des enveloppes sous le sapin ? Des enfants surexcités comme je l’étais, qui se lèvent à 6h du matin et qui pleurent parce qu’ils peuvent pas tester leurs cadeaux de suite ?

La PS Vita : le FAIL de Noël !

La PS Vita restera pour moi la console FAIL de Noël (et non pas Faye Dunaway, ça n’a rien à voir, essayez de rester dans le sujet), parce qu’au final avec cette histoire de jeu dématérialisé à télécharger, je n’aurais pas pu y jouer le 25, mais le 26.
Mais il n’y a pas que ça malheureusement…

Le pixel noir

Lorsque j’ai acheté ma PSP toute neuve, j’ai récupéré une console avec un pixel mort, ce n’était pas la première version de la console, mais une Slim & Lite pour laquelle il y avait soit disant beaucoup moins de cas de pixels morts… Dommage, je suis tombé dessus.

Et bien rebelote avec la PS Vita. J’ai un point noir sur l’écran, un peu à droite et en bas du milieu de l’écran, ça ne se voit que sur les écrans très clairs, la plupart du temps je ne le vois même pas.
Je n’en ai qu’un, donc pas d’échange, c’est écrit dans la documentation de la console, de quoi avoir l’impression d’avoir récupéré une occasion foireuse, alors que le produit est neuf.

Du coup, je me prépare déjà psychologiquement à avoir un pixel mort pour la prochaine console de Sony.

La carte mémoire pleine dès le lendemain

Avec la console, une carte mémoire est fournie, la plus petite taille possible, 4 Go.
Je ne vais pas tout de suite me plaindre, heureusement qu’elle est là, parce que certains jeux ne démarrent pas sans carte. C’est toujours bon de savoir ça et de se rappeler que la console était vendue sans carte au départ, avec des étiquettes dans les magasins disant « La console nécessite une carte mémoire ! », ça veut dire que même si vous achetiez une console nue et puis un jeu au choix, il y avait moyen de ne pas pouvoir jouer !
Ce n’est pas juste le fait de ne pas pouvoir sauvegarder, le jeu ne se lance carrément pas ! C’est assez inédit je crois.

Donc là, j’ai bien une carte mémoire, c’est normal puisqu’il faut que je télécharge mon jeu dessus, ainsi que les petites jeux en réalité augmentée également dans le pack, et ça laisse plus beaucoup de place. Je suis allé sur le PSN, et après avoir récupéré une seule démo, ça affiche complet ! En offrant une telle carte, il ne faut pas qu’ils s’attendent à ce que les ventes augmentent à toute vitesse sur le PSN !
Et même sans les jeux dématérialisés je risque de rapidement devoir m’en acheter une deuxième, parce que les jeux en boîtes prennent de la place avec les sauvegardes et les mises à jours, je pourrais vite me retrouver bloqué…

La PS Vita déjà morte ?

Malgré les quelques défauts dont j’ai déjà parlé, plus d’autres, notamment la batterie (mais au moins on a un câble d’alimentation pour la recharger, pas comme la Nintendo 3DS XL européenne), et l’ergonomie que je trouve plutôt moyenne, elle a de grandes qualités, ne serait-ce que techniquement, elle est vraiment bluffante. Mais il faut bien avouer qu’il y a peu de jeux indispensables dessus.

Quand on regarde un peu les forums, on voit pas mal de détracteurs, mais aussi des premiers acquéreurs se demander si la console n’est pas déjà morte. À sa sortie, la presse était quasi unanime, c’était le coup de cœur de tous les journalistes, l’inverse de ce qu’on voit aujourd’hui avec la Wii U en ce moment, et aujourd’hui on ne les entends pas trop réagir sur le sujet, la console existe, son prix ne change pas vraiment, il y a quand même pour la fin d’année une offre de remboursement différé de 50 euros, mais les sorties de gros jeux se font attendre.

Je commençais à me demander si Sony n’avait pas un peu lâché l’affaire, mais ils nous ont matraqué de publicités pour le pack avec Call of Duty : Black Ops Declassified, qui pourtant est plus que moyen, voire carrément nul, mais je ne suis pas client de cette série, alors je suis probablement pas le mieux placé pour en parler.

Bien sûr ce n’est pas aussi simple, Sony se bat sur plusieurs fronts, et ça commence à devenir difficile, mais par exemple je trouve dommage que LittleBigPlanet Karting n’ait pas été développé en parallèle sur PS Vita en plus de la version PS3, pour permettre du cross plateforme comme pour PlayStation All-Stars : Battle Royale, ce qui franchement est une super idée.
Même si le jeu est très loin d’un Mario Kart, je pense qu’il aurait eu son petit succès si il avait été fournis en pack, c’est d’ailleurs surement celui que j’aurais choisi si il avait existé.

Les consoles, c’est ceux qui les connectent le plus qui y jouent le moins

Ce n’est pas seulement la PS Vita, mais l’avenir des consoles qui est inquiétant.

Je prépare un dossier sur le dématérialisé, parce que j’ai trop de choses à dire sur le sujet, et mon expérience avec la PS Vita m’a donné quelques arguments supplémentaires, ou au moins m’a confirmé ce que je pensais déjà depuis belle lurette. C’est vraiment frustrant d’avoir à télécharger le jeu offert avec la console, le tout sur des supports de stockages qui n’ont pas la capacité suffisante pour stocker des jeux qui pèsent de plus en plus lourd. Il n’y a qu’à voir les 32 Go maximum proposée pour la Wii U, la Xbox 360 4 Go qu’on fini de remplir avec 2 DLC, et une la dernière PS3 avec seulement 12 Go… C’est encore plus violent avec les consoles de salon, qui poussent vraiment à installer tous les jeux, quand on passe d’un jeu installé sur Xbox 360 à un jeu PS3 avec des temps de chargements intolérables, on se dit qu’il faudrait vraiment tout installer.

Et enfin le fait d’avoir à connecter une console, et de devoir faire des updates pour continuer à jouer c’est vraiment une plaie, bientôt on ne pourra même plus démarrer sa machine sans se connecter.

Quand tout le monde aura l’impression qu’il est plus difficile de jouer sur une console que sur un PC ou un Smartphone, il sera déjà trop tard.

Les mayas avaient raisons !

Bon je m’emballe un peu, je ferais mieux de retourner jouer à Touch my Katamari…

Wii U : La revi U ! Tout ce qu’il faut savoir sur la Wii U

Après l’avoir réservée quelques semaines plus tôt, j’ai donc récupéré la Wii U lors d’une soirée la veille de sa sortie officielle chez Virgin, en version Pack Premium avec l’offre New Super Mario Bros. U pour 1 euro de plus, avec en plus quelques avantages fidélités plutôt sympa.
Quels sont ses défauts ? Est-ce qu’elle vaut le coup ?
Après quelques heures de tests, je vais essayer de vous éclairer un maximum sur cette nouvelle console de Nintendo, une fois de plus dans un de ces articles interminables dont j’ai le secret.

La Wii U c’est la nouvelle console portable de Nintendo ?

Ne rigolez pas, un type racontait sur un forum qu’il avait entendu un vendeur dire ça à un client !
Il semble qu’une partie des gens ne comprenne pas du tout ce qu’est la Wii U, ça pourrait faire rire quand on s’y connait un peu, mais il faut quand même se souvenir que lors de la conférence sur la console à l’E3 2011, certains ont cru qu’il s’agissait d’un accessoire pour la Wii, je lisais les commentaires de spéctateurs regardant en live la conférence, et j’en revenais pas, même sur les forums de sites spécialisés, on voyait l’incompréhension la plus totale au sujet de cette nouvelle console.

La Wii U c’est bien une nouvelle console de salon, comparable à une Playstation 3 ou une Xbox 360, et avec une manette principale appelée gamepad et équipée d’un écran tactile, qui permet de nouvelles possibilités de gameplay, mais aussi – et ce surement de là que vient cette confusion – de continuer avec certains jeux sa partie sur la manette pour libérer l’écran de télévision, la console restant allumée. Le gamepad est donc un contrôleur, et un « écran » portable, pas une « console portable ».

Le gamepad : jeu multi écran, jeu asymétrique, et « cloud gaming » en local

Il est important de bien comprendre à quoi peut servir le gamepad, parce que ce n’est pas forcément évident au départ, et pourtant c’est vraiment la différence qu’offre Nintendo avec cette console en plus des fonctionnalités traditionnelles.

Le jeu multi écran, on connait déjà – ne serait-ce qu’avec la Nintendo DS – avec le gamepad la Wii U peut potentiellement proposer tout ce que la Nintendo DS propose en terme d’interactivité, avec deux écrans, la télévision, et celui du gamepad.
Avec son écran tactile le gamepad permet d’avoir des contrôles en plus que ceux qui sont offert avec les boutons traditionnels, et aussi d’intéragir avec l’autre écran, comme en faisant un mouvement de lancé avec un Shuriken vers l’écran TV qui affiche des cibles, comme dans le jeu Takamaru’s Ninja Castle proposé dans la compilation Nintendo Land.

Nintendo Land - Takamaru's Ninja Castle

Nintendo Land – Takamaru’s Ninja Castle

Le jeu asymétrique, c’est simplement un jeu ou les différents joueurs n’ont pas les mêmes possibilités de jeux, du fait qu’ils n’utilisent pas le même contrôleur.
Pour illustrer ça simplement, il faut imaginer un jeu, ou le premier joueur a un gamepad et doit lancer une balle à l’aide de son écran tactile, le deuxième doit la taper à l’aide d’une Wiimote, et le troisième doit courir et la rattraper avec un contrôleur pro.
Plusieurs contrôleurs, plusieurs règles, plusieurs objectifs. Tout le monde joue, mais pas de la même façon.
A l’instar d’un Natural Selection 2 sur PC qui mélange un gameplay STR et FPS, on pourrait imaginer dans l’avenir du jeu asymétrique des MMO ou un ou plusieurs joueur seraient chargés de gérer une base, la création de bâtiment, et de troupes, avec des règles proches d’un STR, et les troupes créés et autres véhicules seraient contrôlées par d’autres joueurs à la manière d’un FPS, à chaque mort d’un soldat ou perte d’un véhicule, le joueur récupérerait le soldat suivant si il en reste dans les troupes envoyés au combat… Bref, y a moyen de mélanger les genres pour obtenir du jeu franchement très fun. Mais comme on dit : « Faut qu’c’est bien fait !« , et je vois plus un jeu de ce type arriver sur PC que sur Wii U, mais on ne sait jamais !

Pour finir, le gamepad propose ce que j’appellerais du cloud gaming en local, c’est une fonction mise en avant avec New Super Mario Bros. U par exemple, vous commencez votre partie sur votre téléviseur, puis viens l’heure d’un programme en direct immanquable pour quelqu’un qui vit avec vous (parents, conjoint, chat…), pas de problème, vous pouvez continuer votre partie sur le gamepad dans votre coin, comme avec une console portable, à la différence que le gamepad ne calcule pas le jeu, c’est la Wii U toujours allumée qui calcule le jeu, et l’envoi en vidéo compressée sur le gamepad.

Ce dernier point est fondamental pour comprendre ce que fait le gamepad. Il ne calcule rien du jeu, il reçoit toujours quelque chose de calculé par la Wii U, ce que vous voyez est toujours de la vidéo, que ce soit le jeu, ou les menus d’un jeu ou de la console.
On peut aisément s’en rendre compte en voyant Mario et sa casquette rouge un peu pixelisée, même si c’est très léger, et que ça ne gène en rien pour jouer, c’est le signe d’une compression, le rouge ça bave toujours un peu.

Le gamepad décompresse donc de la vidéo qu’il reçoit de la Wii U, et peut également compresser et envoyer la vidéo prise par la web cam.

Une démo le 5 décembre 2012 pour Ni no Kuni sur PS3

Pour ceux qui se demande ce que le jeu vaut, Namco Bandai proposera le mercredi 5 décembre sur le PSN européen (et mardi pour le PSN américain) une démo de Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste dont je vous parlais il y a quelques mois.

Le jeu est toujours prévu pour le début d’année prochaine, alors avant de dépenser tout votre argent pour les fêtes, testez cette démo pour peut-être en même un peu de côté pour le 25 janvier…

Source : Gamekult

 

Un jeu à télécharger gratuit pour Nintendo 3DS XL jusqu’au 15 janvier

Si vous enregistrez une Nintendo 3DS XL sur le club Nintendo avant le 15 janvier, Nintendo vous offre un jeu en téléchargement, à choisir parmi ces 5 titres :

  • Super Mario 3D Land
  • Professeur Layton et le masque des miracles
  • New Art Academy
  • Nintendo présente : La Nouvelle Maison du style
  • Freakyforms Deluxe : Vos créations prennent vie !

Une liste un peu légère, mais pour quelqu’un qui hésitait à prendre Super Mario ou Professeur Layton, ça ne se refuse pas.

L’offre en détail est visible sur le site de Nintendo !

Wii U : Un lynchage médiatique ?

Ce titre est peut-être un peu racoleur mais pas injustifié. Je suis las de tous ces articles que je peux voir sur les sites de jeux vidéos depuis quelques semaines, voire quelques mois. Certes, le terme est fort, mais c’est celui qui semble le plus approprié, parce que j’ai vraiment l’impression qu’il y a une volonté de vouloir dire du mal de cette machine à tout prix.

Pour moi, depuis plus de 25 ans, l’annonce d’une nouvelle console est toujours une nouvelle importante, je suis généralement enthousiaste, parce qu’en vrai fan de jeu, j’aime tester de nouvelles machines.
Jusqu’ici j’avais l’impression qu’il en était de même pour la presse spécialisée, et pourtant cette année les choses semblent avoir un peu changé.

Après s’être extasiés devant la PSVita, avoir parlé de manière assez positive du projet Ouya, la plupart des sites spécialisés semblent tirer sur la Wii U parfois de manière irraisonnée.

Reportage en caméra non cachée

Les articles critiquant la machine sont légion, les sites spécialisés mâche littéralement le travail aux haters et anti-nintendo, ils n’ont plus qu’à partager les divers articles sur les réseaux sociaux, à grand renfort de « Je vous l’avais dit ! ».

Je vais prendre trois exemple d’articles tirés de gamekult.com, d’autres sites comme jeuxvideo.com ou gameblog.com, pour citer ceux que je fréquente de temps en temps, font le même genre d’articles. Si j’ai décidé de citer Gamekult, c’est parce que c’est le site que je fréquente le plus, et le seul auquel je participe (dans les commentaires hein, je ne fais pas parti de la rédaction, et si j’apprécie pas mal des gars de l’équipe, je n’en connais aucun en vrai), ce qui prouve qu’habituellement je trouve leur travail plutôt correct, et d’ailleurs je ne leur fait pas un procès d’intention, il y a surement quelques anti nintendo dans le tas, mais je ne crois pas qu’ils montent une cabale anti Wii U, je pense qu’ils sont emportés malgré eux par ce phénomène que j’essaye de comprendre.

Premier exemple : Une info sur un jeu se transforme en info sur la Wii U

Dans cet article, boulapoire semble nous annoncer que la Wii U ne proposerait qu’une 3D à l’ancienne, alors qu’en fait si on lit bien l’article, il est surtout question d’Assassin’s Creed III, et du fait que le jeu propose tout comme sur PS3 et Xbox 360 de la 3D Anaglyphe, dont on peut profiter sur une TV classique avec les lunettes proposés par Trioviz.

En plus du titre, l’article semble pas mal orienté comme une moquerie :
« un procédé proche de celui des lunettes en carton filées à une époque dans les magazines jeunesse ou les paquets de céréales »

Et j’attire votre attention sur la suite :
« il suffit d’aller dans les menus pour activer l’option et de choisir le type de stéréoscopie »

Cette phrase implique qu’il y a d’autres type de stéréoscopie disponibles, je ne sais pas si c’est vrai vu que je n’ai pas le jeu, mais ça voudrait dire que l’article semble dire au départ que la Wii U fait uniquement de la 3D anaglyphe, et après il est dit qu’on peut choisir autre chose…

Étonnant comme tournure ?

Le problème, c’est que les anti-nintendo prendront cet article sans lire les commentaires, uniquement pour relayer sur les réseaux sociaux que la console n’est pas capable de faire de 3D.

Deuxième exemple : Le test de Zombi U mis en parallèle avec celui de Red Steel

TRUNKS a testé Zombi U et à l’époque il avait testé Red Steel, c’est intéressant de les mettre en parallèle.
Dès le début du test, il parle de Red Steel, à raison, lors de la sortie de la Wii, Ubi était déjà là avec un jeu d’action sensé montrer ce qu’on pouvait faire comme jeu « gamer » pour Wii.

Si je replace Red Steel dans son contexte, il était franchement décevant, l’expérience de jeu est très moyenne, les graphismes carrément pas top comparé à ce qui se faisait de mieux sur une PS2, ou même à pas mal de jeux Gamecube, et si on va jusqu’à comparer aux premiers jeux Xbox 360 déjà disponible, c’est carrément pas beau. Or dans l’article on pouvait y lire la phrase suivante :
« Les graphismes du jeu sont plutôt soignés »

Maintenant, prenons le cas de Zombi U, la Wii U est une nouvelle console qui techniquement est tout juste au niveau des consoles actuelles, tout comme la Wii à l’époque, sauf que lorsque la Wii est sortie, il y avait déjà des consoles HD, là pour la Wii U ce n’est pas le cas, et on lira dans le test :
« Avec le bilan technique d’une production Xbox 360/PS3 d’il y a cinq ans »

Comme je le dis dans les commentaire du test, je n’avais pas souvenir que dans les tests des premiers jeux Wii, on pouvait lire « Avec le bilan technique d’une production PS2/Xbox d’il y a cinq ans ». Car en effet, si dans les forums on reprochait à Nintendo d’avoir sortie une GameCube bis, les testeurs étaient eux bien plus dans la retenue.

Le bilan qu’on tire à la lecture du test est moins négatif qu’il n’y parait, le jeu prend un 6 qui à mon avis est tout aussi justifié que le 4 de Red Steel, une note sur Gamekult n’est pas juste un chiffre, 4 correspond à « faible », et 6 « honnête », je suis d’accord avec eux, mais le fait que dans un test de jeu on attaque le côté technique de la console de cette façon me gène un peu.

Là encore, le test sera réutilisé sur les réseaux sociaux, j’ai pu lire par exemple un commentaire disant la chose suivante :
« Zombi U 12/20 sur gamekult. C’est mal parti pour le jeu qui devait lancer la console… »

Donc déjà Gamekult note sur 10, si c’est pour donner l’impression que la note est vraiment basse autant y aller franco : 150/250.
Ensuite, Zombi U n’a jamais été le jeu qui devait lancer la console.
Une console Nintendo, c’est des jeux Nintendo,  la killer app, c’est New Super Mario Bros. U.
Pourquoi croyez vous qu’il n’y a pas de pack au départ avec Mario ? Parce qu’ils sont sur de vendre le soft, alors pas besoin de le fourguer en pack comme Nintendo Land.
Et Zombi U, c’est juste le jeu PEGI 18 exclu pour attirer les types qui se considèrent comme des vrais gamers, qu’on essaye d’attirer avec un pack que les médias appelleront pack pour gamers.

Troisième et dernier exemple : La comparaison façon gueguerre

Je finirais avec cet exemple de comparaison de version pour Assassin’s Creed III.
J’en parlais dans ce dossier, les comparaisons c’est vraiment un trucs qu’on trouve sur les forums de haters / fanboys, chez Gamekult, c’est sur le forum gueguerre, là ou on retrouve les apprentis trolls qui tapent dans tous les sens le plus souvent sans talent comique. Voir Gamekult se rabaisser à ça, c’est un peu triste.

Je l’ai vu partagé plusieurs fois par des haters, normal, on leur file le boulot tout fait, y a plus qu’à cliquer.

Xbox 720, Playstation 4, Wii U… Que nous réserve la prochaine génération ?

Fin 2005, la Xbox 360 était déjà sortie, et on en savait plus sur la Playstation 3 et la Wii, en tout cas suffisamment pour commencer à faire les Nostracarlus (ce n’est pas une faute de frappe, mais bel et bien une référence à une chanson de Carlos), et tenter d’anticiper ce qui allait se passer.

J’en était arrivé à me dire que la 360 allait se vendre bien mieux que sa grande sœur, et que Microsoft allait imposer plus facilement sa console, la Playstation 3 comme la Playstation 2 était parti pour galérer 1 an et demi et peut-être plus avant de commencer à se vendre et de remporter la bataille, et la Wii allait faire un gros boum et puis s’essouffler en deux ans voire moins parce que y aurait un clash technique trop violent.
On s’était à peine complètement planté… La Xbox 360 est encore devant la Playstation 3 au moment ou j’écris cet article, même si ça ne devrait plus être le cas à la fin de l’année, et la Wii a tenu le coup un peu plus que ce qu’on pensait, puisque finalement, elle a atomisée les deux autres en terme de vente.

Aujourd’hui on ne se retrouve pas tout à fait dans la même configuration, une de ces trois console est déjà sortie, mais on sait assez peu de choses sur les deux autres. L’histoire va-t-elle se répéter ? Est-ce que je vais encore prédire n’importe quoi ?
Oui… Il y a des chances… Mais j’ai envie quand même !

Casual gaming, hardcore gaming, vrais et faux jeux et puis quoi encore ?

C’est en 2007 que l’utilisation du terme « casual » a explosé sur les forums de jeux vidéos. Employé à tort et à travers, pour souvent désigné de manière péjorative des jeux avec des concept de gameplay différents.
Plus récemment on a commencé à lire des commentaires qui parlent de vrais et de faux jeux, ou encore de low gaming, no gaming, et autres appellations douteuses…
Ces termes sont rentrés dans le langage des gamers, et je dis l’avouer me gonflent à chaque fois que je les croise.

Le casual gamer

Le casual gamer est un joueur qui joue de manière occasionnelle, a des jeux pas forcément compliqués, et qui ne fait pas forcément de grandes sessions de jeu, on le met souvent en opposition avec le hardcore gamer qui est censé passer tout son temps sur des jeux très compliqués.

Jusqu’ici pas de problème, je pense être un casual hardcore gamer, je joue bien moins que quand j’étais un collégien, pas de doute, mais je joue aussi à tout type de jeu, compliqués ou non.

Là ou plus rien ne va, c’est quand on utilise ce terme désigner des jeux, les « Casual Games ».
Comment un jeu pourrait-il être intrinsèquement « casual » ? Son système nous forcerait à y jouer occasionnellement, et pas trop longtemps ?

Il y a bien des jeux pensés pour faire de courtes parties, des jeux à énigmes comme les Professeur Layton, des jeux ou on peut faire facilement des sauvegardes à tout moment, les puzzles games, mais rien ne nous empêcher de recommencer une partie, voire de les finir en une partie bien hardcore de plusieurs heures… On pourrait aussi parler des shoot’em up avec des durées de vie parfois très courtes, et pourtant personne n’oserait dire qu’un manic shooter fini en 12 minutes et un jeu casual !

Prenons un genre considéré comme cusual, dans pas mal de social games on nous donne un nombre de points pour faire des actions, quand le compteur tombe à zéro, il faut attendre qu’il se remplisse à raison d’un point toutes les 5 ou 10 minutes. Une fois le compteur vide, on devrait s’arrêter, et revenir plus tard, quand le compteur sera rempli, on pourrait se dire que le système semble forcer les joueurs à faire de courtes sessions. Mais si on regarde de plus près, le jeu propose tout un tas de possibilités pour regagner des points d’actions, comme aider des amis, passer des niveaux, ou dans les cas vraiment désespérés en acheter avec du véritable argent.
Et si on regarde le comportement des joueurs, certains sont capable de jouer tous les jours, et plusieurs fois par jour. On ira pas jusqu’à parler de hardcore social gamers, mais on est quand même loin de la petite session de jeu occasionnelle dont on parlait plus haut.

En fait, casual ne veut pas seulement dire jeu occasionnel, si on cherche des définitions sur internet, on peut lire qu’un casual game peut être un jeu avec des règles simples, un jeu avec une difficulté assez réduite.
Le problème c’est qu’on peut appliquer ce genre de définition à tellement de jeux… Un FPS peut avoir des règles assez simples, et la difficulté est parfois particulièrement réduite, le joueur est pris par la main, on a les continus infinis, et il n’est pas rare d’avoir un découpage du scénario avec des milliers de check point permettant de faire de courtes sessions,  et si on prend un cas extrême comme Call of Duty : Black Ops Declassified, la durée de vie du mode solo n’excède pas 45 minutes d’après les tests… Ce type de jeu est avant tout pensé pour le multi « hardcore », mais on lui ajoute un mode solo « casual » alors ?

En fait ce terme casual, c’est surtout utilisé pour dénigrer certains jeux ou certaines machines, et par la même occasion les joueurs.

La Wii en a particulièrement fait les frais, mais globalement les supports « non classique » de jeux comme les tablettes tactiles, Kinect, le PSMove (le quoi ?), ou autre, ont souvent été pointés du doigts pour être fait pour les casuals.

La Wiimote proposait de nouvelles possibilités intéressantes, et des concepts de jeux à plusieurs qui ont attiré le grand public, une bande de curieux qui avait envie de jouer, et qu’on a vite appelé les « casual gamers ». Le parc de consoles installés grandissant, de nouveaux éditeurs mais également les anciens qui n’ont aucun scrupule, ont commencé à fournir des jeux de piètre qualité, visant ce nouveau public près à se faire plumer pour tester avec ses potes un jeu qui sera une bonne grosse bouse.
L’AppStore d’Apple est un formidable fournisseur de jeu qu’on appelle casual, parce qu’on y joue pas longtemps, mais pourquoi les appeler casual ? Parce qu’en fait ils sont mauvais, on y joue pas occasionnellement, on y joue une fois, et puis plus jamais après.

Les casual gamers se retrouvent donc à jouer régulièrement à des jeux mauvais, qu’on a commencé à appelé casual game, alors qu’au départ on ne parlait que du comportement des joueurs…

En dénigrant les jeux et les machines, ce qu’on cherche c’est dénigrer les personnes qui y jouent, plutôt que de les aider à découvrir les vrais bons jeux. Si un joueur se fait trop avoir, soit il apprendra à choisir ses jeux, soit il lâchera l’affaire et ira se trouver une autre passion, c’est dommage ça fera moins d’argent pour cette industrie…

Les vrais et les faux jeux, bienvenue dans un univers différent

Et donc là on rentre dans le surréaliste.
Quand on tombe sur un type qui parle de « vrai jeu », bon au départ on laisse couler, il parle d’un jeu pour hardcore gamers, ou qu’il considère plus dignes que d’autres pour des raisons complètement subjectives, mais quand un gars commence à parler de faux jeu, c’est quoi le concept ? C’est tiré d’un bouquin de Philip K. Dick ?
Tu commences une partie en appuyant sur start, tu arrives face au premier boss, et puis d’un coup tu te rends compte que la télé n’est pas allumée, qu’il n’y a pas de console, et que tu as appuyé sur un bouton de ton autoradio parce qu’en fait t’es dans ta voiture ?

Quand on demande la définition d’un faux jeu, on tombe pas loin du casual game, mais on peut aussi lire en vrac que c’est un jeu qui ne se joue pas avec une manette, donc si vous jouez avec un clavier et une souris vous jouez pas en fait, un jeu de flingue pareil…
Vous jouez à Sin and Punishment avec la Wiimote ? Désolé les gars, vous jouez pas ! Par contre, vous branchez la manette classique le jeu est moins jouable ok, mais au moins là c’est un vrai jeu…
Je parle même pas de Kinect, les gars rien dans les mains vous êtes dans une illusion totale, un rêve, mais clairement pas une partie de vrai jeu vidéo.

J’ai aussi pu lire qu’on traitait de « faux jeu », un jeu ou il n’y a pas de fin… Un jeu ou on joue pour le score… Comme Space Invader entre autre ?

Ouais je sais, ça fout un coup.

Plus sérieusement, si je devais trouver un sens à tout ça, je pense que je ferais comme pour « casual », qui pour moi ne parle que d’un type de joueur et pas de jeu, et donc je parlerais de vrais et de faux joueurs, ceux qui s’amusent, et ceux qui farm par exemple. Mais là encore, il y a des joueurs qui s’amusent à farmer pendant des heures…

Non vraiment, tous ces termes sont ridicules… Faut arrêter avec le bullshiting !

Les MMORPG de demain seront-ils aussi nuls qu’on le craint ?

Les jeux de rôle en ligne massivement multijoueur, qu’on réduit avec l’acronyme anglais MMORPG histoire d’économiser son clavier, c’est vraiment le sujet qui fait parler dans l’industrie depuis plus d’une décennie maintenant, et franchement c’est pas près de s’arrêter.

Cela fait un moment que je veux écrire quelque chose sur le sujet, et c’est vraiment très compliqué. A vrai dire j’ai fait plusieurs brouillon et je partais dans tous les sens.
Bon, c’est vrai, je pars toujours dans tous les sens, mais là c’était pire que tout.

Le MMORPG c’était mieux avant ?

Le MMORPG et surtout ses joueurs ont énormément évolué ces 6 dernières années, et d’ailleurs comme le souligne Fistounet dans son article sur le sujet : « Certains se demandent même si il ne faudrait pas modifier le nom en MMOSPG, le « S » pour « solo » (Oh con, GG ça ! )« , je suis assez d’accord, d’après moi on peut parfois carrément supprimer RP en effet, on parlera de MMOG, à une lettre près ça plaira au fans de Final Fantasy.

Le sujet est vaste, beaucoup de choses ont été dites, et il faut l’admettre je ne suis franchement pas le mieux placé pour en parler, et tant donné que je ne pratique aucun de ces jeux aujourd’hui.
J’ai tâté un peu d’Ultima Online en fan de la franchise, j’ai testé quelques temps Lineage lorsque j’ai eu une connexion digne de ce nom chez moi, j’ai vite fait essayé Everquest juste le temps de vomir, et j’ai même été tenté de jouer en ligne à Phantasy Star Online parce que j’avais envie de croire que je m’éclaterais bien plus en ligne, mais avec une Dreamcast et son modem 33k c’était quand même une épreuve, alors je m’y suis résigné, et entre nous j’ai bien fait.

On peut pas dire que j’ai pas essayé, souvent avec des offres d’essai, distribués comme le ferait un dealer « la première dose est gratuite, et après si ça te plait tu payes… », sauf que je suis jamais devenu accroc.
J’ai même assisté à des parties de joueurs en noyant ma détresse dans l’alcool.
Et pour finir, on m’a tellement bien vendu World of Warcraft que je me suis engagé très solennellement à ne jamais y toucher.

Bref, je suis pas un joueur de MMORPG, je peux pas dire que c’était mieux avant, car je trouvais déjà ça chiant, mais comme le genre touche même des licences que j’apprécie à mon grand désespoir, et qu’il prend une place énorme dans cette industrie, je m’y intéresse quand même, et je regarde son évolution de temps en temps.

Le MMORPG c’est avant tout une histoire de pognon

Pendant longtemps ces jeux ont été considérés comme « cher » car il fallait en plus du jeu payer un abonnement, pour un seul jeu oui c’est cher, mais comme me le disait des joueurs acharnés « Je ne joue qu’à ce jeu, alors mon budget annuel jeu vidéo, c’est 150 euros », et de ce point de vu la, rien à dire, mon budget à moi est bien plus grand, et je joue beaucoup moins que lui. Chacun joue comme il veut.
Là ou ça devient intéressant, c’est de voir que ce même joueur est aujourd’hui désespéré de voir les jeux devenir « Free to Play ».

Le Free to Play (que j’écrirais F2P à partir de maintenant), c’est l’avenir des jeux vidéos en ligne, en fait, c’est même carrément le présent. C’est comme ça que ça marche déjà, et que ça va marcher désormais.
Les jeux en ligne sont gratuits, mais il a des petits diables dedans, des gars qui bougent autour de vous, en vous disant « Des difficultés à passer cette mission ? Achetez l’arme machin pour 15 dollars, et faites taire ce maudit Dragon tabernacle ! » (salut à toi internaute Québecois). Eh ouais, la boutique ou on achète les objets avec du vrai argent, des objets utiles mais aussi inutiles, parce que y aura toujours un con pour acheter des oreilles de chat trop mignonne pour son guerrier level 50. Et puis on peut aussi acheter des points d’expérience, pour passer des levels plus vite.

Donc, je disais, le gars il va plus payer d’abonnement, et pourtant il est désespéré ?
Il a raison, parce que ce système va niveler par le bas la qualité des joueurs, et donc des parties.
Loin de moi l’idée de parler d’une élite ou autre connerie, mais il faut reconnaitre que si les joueurs obtiennent tout sans se donner un peu de mal, juste parce qu’ils peuvent se payer les armes, ou sera le plaisir ? On va avoir des mecs blasés qui se baladent un peu partout san buts…
– « Ah toi aussi t’as l’arme ultime du jeu !? T’as butté le grand dragon sacré ? »
– « Non, j’ai profité des soldes hier, et attends ! T’as pas vu ma nouvelle petite veste à paillette avec une tête de mort ! »

Les MMORPG de demain marcheront comme les jeux de Zynga et autre, tous les codes du social gaming que tout le monde annonce comme « mort » sont là, Zynga se vautre en bourse parce que les gars ont géré ça n’importe comment, mais la vérité c’est que le social gaming ça rapporte du blé d’une manière lamentable, mais efficace, et c’est pas près de disparaitre.
Sim City Social, Metal Gear Solid Social Ops, et Warcraft Ville dans ta face dès demain, c’est ça qu’on va manger.