Xbox One : Une petite marche arrière ?

Après des semaines d’annonces, de conférences, de tweet, et de propos un peu rentre-dedans, Microsoft fait une petite marche arrière sur deux des points les plus sensibles : la connexion obligatoire et le fait de pouvoir prêter, revendre ou offrir  les jeux…

Quelques sondages un peu gênants…

Entre le retrait du sondage sur Amazon, et les résultats qu’on pouvaient voir sur celui que j’avais déjà partagé sur les réseaux sociaux, ça s’annonçait pas forcément bien pour Microsoft. Si on ajoute à ça les soucis pour imposer un système obligatoirement connecté dans certaines régions du monde, probablement responsable du retard annoncé pour l’Asie notamment, et autres problèmes de légalité sur leur système de revente, Microsoft a finalement décidé de supprimer les principales contraintes qui faisait réagir depuis des semaines les fans de jeux vidéos console.

Exit donc la connexion obligatoire toutes les 24 heures, les contraintes pour la revente, le prêt ou le don de jeu, et on notera aussi la suppression du zonage de la console, quelque chose que les joueurs de shoot’em up auraient bien aimé avoir sur la Xbox 360…

Consultez l’annonce officielle ici : http://news.xbox.com/2013/06/update

Les joueurs ont gagné une bataille mais pas la guerre

On a le droit de se satisfaire de ce retour en arrière, mais on a pas gagné la guerre.

Le fait que Microsoft se moque complètement de la rétro avec les jeux XBLA notamment, tout ce qui pourraient se faire à notre insu avec Kinect 2, la console a encore pas mal de défauts.

Et puis cette machine arrière était-elle prévue ? Peut-être que Microsoft s’était avancé un peu trop, mais pour mieux reculer et se garer là ou ils le voulaient depuis le début ? Oui je parle d’un créneau là !

Je ne sais pas si tout ceci était prévu, j’ai toujours pensé que ce genre de communication un peu violente ressemblaient à du test, histoire de savoir si la communauté était prête à ces changements, mais après l’E3 je ne les voyais pas changer de politique. Donc je suis assez surpris, et assez content que ça n’aille pas trop vite mais…

Certaines évolutions doivent prendre du temps…

Il y a quelques années, quand on parlait de la nouvelle génération, et qu’on regardait comment le jeu dématérialisé s’installait, on se disait déjà que la prochaine console n’aurait pas de lecteur de disque, ça n’est pas le cas finalement, mais on peut continuer à le penser pour la prochaine génération.

Les jeux vont maintenant toujours être proposés systématiquement en dématérialisé en plus des versions boîtes, ça se fait même sur les consoles de Nintendo que beaucoup de joueurs accusent – sans s’intéresser à l’histoire – d’être à la traine sur ce genre de pratiques, on peut d’ailleurs voir certains jeux sortir uniquement en dématérialisé en Europe, progressivement on habitue les joueurs à ce confort.
Et un jeu dématérialisé, même si légalement il doit être possible de le revendre, en pratique ça n’est pas si évident que ça. Même chose pour le prêt, c’est encore en cours de réflexion chez Steam, mais ça ne sera probablement pas aussi évident que de passer un objet à quelqu’un…

On nous parle aussi du Cloud comme une révolution, et personne ne semble trop se plaindre de ça, alors que ça implique bel et bien une connexion obligatoire…
De plus, je ne vois aucun site spécialisé nous expliquer simplement qu’un jeu utilisant le Cloud n’est pas complet sur le disque, et que le jour ou les serveurs fermeront, le jeu ne marchera plus comme avant, peut-être même que certains modes seront inaccessibles, si ce n’est pas tout le jeu.
Une fois de plus le retrogamer du futur risque de pas s’amuser beaucoup avec tout ça, à moins qu’à la fermeture des serveurs, les développeurs rendent le code disponible gratuitement, pour que les joueurs puissent se faire leurs propres serveurs… Ce qu’on aimerait d’ailleurs pouvoir faire quand les serveurs d’un MMO ferme ses portes…

Peu importe le constructeur, l’évolution est en marche, une partie des joueurs s’habituera à tout ça, et quand elle sera largement majoritaire, une console bien fermée comme l’était la Xbox One il y a encore quelques heures pourra sortir.

Les joueurs PC le savent, les problèmes de DRM ils connaissent, toutes ces contraintes sont déjà bien testées et en place sur leurs jeux, ça avance doucement, mais ça avance, et j’ai du mal à croire qu’on arrivera un jour à les arrêter.

Cependant on voit qu’on peut les faire ralentir, c’est déjà ça.
Et tant qu’on voudra continuer à jouer à peu près comme on le veut, il faudra réagir comme nous l’avons fait, bien dire ce qui ne nous plait pas, et savoir boycotter les pratiques qu’on n’aime pas, être raisonnable dans nos choix.

Comme disait Mokona sur Gamedaba il y a plus de trois mois : « Cela nécessite que les joueurs de jeux vidéo dans l’ensemble deviennent matures dans leurs choix de consommation ».

La Xbox One est-elle la nouvelle GX4000 ?

Lorsque j’ai vu la présentation de Titan Fall, une exclusivité Microsoft qui sortira donc pour Xbox One, Xbox 360, et PC Windows 8, je me suis fait la réflexion suivante : La Xbox One ne serait pas un peu comparable à une GX4000 ?

Bon, c’est un peu pour le troll on va pas se mentir, mais pas seulement…

Xbox One = GX4000 ?

L’Amstrad GX4000 était une console sortie en 1990 et équivalente à un ordinateur Amstrad CPC 464+, les jeux cartouche pour GX4000 étaient d’ailleurs compatible avec les ordinateurs CPC 464+ et CPC 6128+.

La machine ne s’adressaient donc pas aux fans d’Amstrad qui avaient déjà l’ordinateur et qui pouvaient se contenter d’acheter les jeux, et pour les gens qui n’avaient pas ces ordinateurs, c’était au final une machine bridée qui ne proposait que les jeux, le client potentiellement intéressé pouvaient se demander si ça avait un intérêt d’acheter cette console plutôt que directement un ordinateur qui lui permettait de faire plus de choses.

Et je me trouve dans le même cas de figure avec la Xbox One…

TitanFall m’a plutôt accroché, pas parce que Respawn Entertainment qui développe le jeu est composé d’anciens développeur de Call of Duty, vu que je n’aime pas particulièrement cette série de jeu, mais parce qu’il y a de gros mécha, et j’aime bien ça. J’aurais pu pester que le jeu sortais sur Xbox One, mais non car au final je pourrais très bien me le prendre sur PC et probablement avoir une version équivalente si ma carte graphique tient le coup.

Pour le moment, toutes les exclusivités Xbox One ne sont pas proposées sur PC Windows 8, donc on est pas complètement dans le cas de la GX4000, mais j’ai l’impression que les portages PC seront tellement facile à faire que les éditeurs n’hésiteront pas à faire sauter les exclusivités après quelques mois pour que le jeu soit sur PC, ce qui pourrait conduire les futurs acheteurs gamers à se demander si ça a vraiment un intérêt de prendre une Xbox One plutôt que d’upgrader son PC…

Et c’est ce que je me dis aussi, si vraiment la Xbox One tourne avec un Windows 8, que les jeux débarquent quelques temps après sur PC – ce qui n’est pas encore confirmé je sais, mais on peut spéculer en mangeant des spéculos – et que la seule différence avec un PC est son côté Box TV qui ne m’intéresse pas puisque j’ai déjà une Box avec mon abonnement internet, qu’est ce qu’il lui reste à cette console ?

Microsoft veut-il vraiment imposer sa machine dans le salon, ou est-ce qu’ils veulent imposer le PC dans le salon dès la prochaine génération ? On revient une fois de plus à ce que je pense depuis pas mal de temps quand je parle de « Last Gen »…

Non attends me laisse pas comme ça, j’ai peur des crocodiles !

Oui, pardon, c’est vrai qu’évoquer la GX4000 et Amstrad peut réveiller chez certains de mauvais souvenirs, à cause du crocodile Amstrad.

http://www.youtube.com/watch?v=1Pe2cMJkwHE

Je vous rassure, aujourd’hui Amstrad a su se recycler, et le Croco a disparut.

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Oui, Amstrad fait des aspirateurs maintenant…

 

Oui, Amstrad fait des robots aspirateur maintenant.

Et des robots aspirateurs aussi.

Si ça vous fait moins peur, faisons une comparaison avec l’Amiga CD32, une console qui proposait principalement des portages de jeux des ordinateurs Amiga 500 et 1200, souvent identique, mais on constatait parfois des différences comme Banshee qui propose dans sa version CD32 des niveaux en plus d’après ce que j’ai pu lire.
On y trouve aussi des jeux compatibles Amiga CDTV, des jeux qui n’étaient pas sortis sur des ordinateurs Amiga mais parfois sur d’autres supports comme Microcosm qu’on peut trouver sur PC, 3DO ou Mega CD, et quelques vrais exclusivités CD32 comme Prey: An Alien Encounter.

Mais tout ça n’aura pas suffit à convaincre les fans de la marque qui avaient déjà un Amiga, et ça n’a pas intéressé les joueurs consoles non plus, encore accrochés à leur Super Nintendo ou Megadrive à l’époque, ils attendaient tranquillement l’arrivée de la Saturn et de la Playstation.

Tout ça pour dire qu’il faut de vraies exclusivités de qualité pour qu’une console marche, et pas des exclus temporaires…

E3 2013 : Xbox One VS Playstation 4

L’Electronic Entertainment Expo 2013 est terminé depuis deux jours, et après un dernier petit tour sur les sites d’infos que je consulte, histoire de me rafraichir les mémoire, et de voir les quelques rares babes du salon, c’est l’heure de se demander ce qu’on doit retenir.

L’intérêt de ce salon est comme toujours de montrer les jeux qu’on aura chez nous dans les prochains mois, et parfois les prochaines années, et bien entendu de montrer les nouvelles machines.
Pour moi, c’est donc l’E3 de Sony et Microsoft, ils vont présenter de manière plus concrète leurs consoles, et surtout les jeux qui iront avec

Xbox One : Résumé avant l’E3

Il y a presque deux semaines, je tentais de résumer la première conférence de présentation de la Xbox One, et de faire le bilan de ce que j’avais retenu parmi tout ce qui s’était dit avant et après cette conférence.
Un bon gros bazar un peu indigeste, mais finalement assez représentatif de la communication de Microsoft, de ce que nous servait les médias, et des réactions sur les réseaux sociaux.
Dur de faire le tri, et dur de parler de tout ça tant que ce n’était pas vraiment officiel…
Mais cette dernière semaine, et juste avant l’E3, plusieurs points ont été confirmés, c’est donc le moment de faire un rapide résumé, et de se lâcher un peu…

La Xbox One en quelques mots

Pour ceux qui n’ont pas lu les précédents articles, la Xbox One, prochaine console de Microsoft, qu’on pourrait présenter comme un reboot de la marque Xbox, a été dévoilée lors du conférence très américaines le 21 mai, et devrait sortir pour 2013 sans plus de précision pour le moment.

La Xbox One se présente comme l’élément central de votre salon, un média center comme essaye de le faire Microsoft depuis 2002. Le mélange entre un PC qui vous permettrait de surfer sur internet, et de communiquer (e-mail, forum, réseaux sociaux, Skype, etc.), une sorte de Box TV comme on les connait chez nous en France depuis 2002 avec la première Freebox, proposant des programmes exclusifs, des partenariats avec des grandes chaines (américaines pour le moment), mais aussi tout un tas de contenus interactifs liés aux programmes que vous regardez, et bien sûr une console de jeu.

Une petite pensée à nos plus jeunes lecteurs…
Tes parents finissaient par t’acheter une console pour que tu ailles dans ta chambre et que tu les laisses tranquille ? Ben là Microsoft leur fait une machine qu’ils vont vouloir garder dans le salon, et vous pourrez vous engueuler pour savoir qui l’utilisera, comme à la bonne époque ou on n’avait qu’une seule télévision à la maison !

C’est cool ou pas là ? Je sais pas moi ?

Le seul truc qui a l’air sympa avec cette machine, ce sont les options interactives avec la TV, mais ça c’est bien pour une Box TV, je pense que Free, Orange, Bouygues, et les autres sont déjà sur le coup pour proposer de nouveaux services tout aussi intéressants.

Mais soyons clair, ici sur Gamedaba, on est là pour parler de jeu, et sur ce point précis pour le moment, il n’y a pas de raison d’être emballé…

On a quand même une machine qui se prend pour un PC, mais qui ne tiendra pas la concurrence avec un vrai PC pendant bien longtemps, des jeux multisupport dont le degré de finition devrait sensiblement être le même que sur la console concurrente (je parle de la Playstation 4 là), les séries exclusives à Microsoft qui s’essoufflent, pour le moment pas d’infos sur de nouvelles licences qui pourraient être intéressantes, Kinect qui depuis 2010 n’a pas proposé une seule killer app… Bof.

Ensuite, je me dis qu’au Japon et en Europe, la Xbox 360 est derrière la Playstation 3, et je pense que ça sera la même chose cette fois encore. La Xbox One sera une console américaine, pour les américain, et qu’il va vraiment falloir qu’ils se payent des exclus énormes si ils veulent percer ailleurs, et même avec ça, c’est pas gagné.

Microsoft confirme que ça va craindre

Comme je le disais au début de cet article, plusieurs points ont été confirmés officiellement, et même si il reste un peu de flou dans tout ça, on peut quand même revenir sur ce qu’il y a de plus important.

Jeux liés au compte

Chaque jeu sera lié à un compte Xbox. Il est possible d’y jouer sur la console d’un ami, et donc potentiellement de lui prêter, mais il faut pour cela se connecter avec votre compte sur chaque machine.

En gros vous devez prêter votre compte, ce qu’on évite de faire généralement…

Connexion obligatoire

Si vous voulez jouer avec votre console, elle devra pouvoir se connecter pour lancer le jeu puisque celui-ci doit être vérifié en ligne, et elle devra se connecter au moins une fois toutes les 24 heures pour continuer de fonctionner.

Nous sommes presque tous connectés, mais pas tout le temps.
Entre les incidents sur les lignes à cause de travaux, les changements de FAI, les vacances dans des lieux sans internet, il y a plein de situations ou on est susceptibles d’avoir une jolie console (enfin si on veut) inutile à la maison, personnellement ça ne me réjouit pas des masses, parce que c’est typiquement quand je n’ai plus internet que je me dis « tiens ben je vais jouer un peu… ».

Kinect et la vie privée

On avait l’impression que Kinect était toujours actif, ce n’est pas tout à fait le cas.

On peut désactiver les commandes vocales, et allumer sa console avec un bon vieux bouton des familles, la caméra sera aussi désactivable si elle n’est pas nécessaire à l’activité en cours, on l’allumera quand même pour Skype, ça peut aider, mais pas besoin d’être filmé quand on se fait une petite session de « Pierre : Passion Hamster » avec quelques amis virtuels…

C’est plutôt rassurant, mais il va bien falloir faire attention à la suite, parce que plusieurs brevets utilisant Kinect pourrait bien nous forcer à l’activer plus que ce qu’on le souhaiterait

Limitation de l’occasion

Voilà le sujet le plus critique, et on n’a pas fini d’en entendre parler.

Microsoft laissera donc les éditeurs choisir si ils veulent que leurs jeux puissent être revendus. Donc si on comprend bien ils peuvent aussi décider d’interdire la revente.

Et concrètement pour le joueur, si il peut revendre le jeu, il y aura des limitations :

1) Si vous voulez revendre un jeu à un ami, vous allez devoir lui « donner » (et discrètement lui demander un petit billet si finalement ce n’était pas un si bon ami que ça), mais attention pour ça, il faut que celui-ci soit dans votre liste d’ami depuis au moins 30 jours, et attention le jeu ne pourra changer de propriétaire qu’une seule fois.

2) Si vous voulez revendre votre jeu à un magasin, il faudra que ce magasin ait accepté un contrat spécial, et lorsqu’il revendra le jeu, une partie de la somme ira dans les poches de l’éditeur.

C’était le point sur lequel j’attendais vraiment des précisions, car plusieurs scénarios avaient été proposés, et rien ne me semblait très concret…

Maintenant, c’est officiel, et vu la solution retenue, je vais pouvoir m’exprimer sans réserves sur ce sujet, et de manière assez claire je l’espère : C’EST DE LA GROSSE MERDE !

Comprenez bien, à terme, on ne pourra probablement plus vendre de jeux entre particuliers, plus de dépôt vente dans les petits magasins, plus de revente facile, plus d’échanges entre inconnus, plus de prêt entre amis sans galère de prêt de comptes, c’est fini !

Depuis qu’on parle de tout ça, on nous dit que ce sont les éditeurs qui mettent la pression parce que l’occasion ça leur fait perdre de l’argent…

Alors, une bonne fois pour toute : Le fait de vendre des choses d’occasion permet très souvent de financer l’achat du neuf.

On achète, on vend, on achète… C’est comme ça que ça marche !

Quand on revend sa bagnole à un particulier, on ne reverser pas à nouveau une somme au constructeur ?

« Bonjour monsieur Citroën, un mec m’a acheté ma vieille Xsara à 8000 euros, il avait des doutes sur sa capacité à obtenir un crédit pour acheter une C4 à 30 000 euros, mais désolé je t’ai fait perdre de l’argent, c’est vrai qu’en économisant 50 euros par mois pendant 50 ans il aurait pu se l’acheter sa C4 neuve, j’ai probablement court-circuité une belle vente, alors sur ces 8000 euros, je t’en donne 3000, bon par contre il me reste pas assez pour faire un apport suffisant pour t’acheter une C5, du coup je vais acheter une Fiat, désolé encore hein… « 

Et pour les jeux vidéos, c’est comme ça que ça fonctionne pour une grande partie de la clientèle.

Il y a des collectionneurs comme moi qui ne revendent presque rien, et d’autres qui revendent leurs vieilles machines pour acheter la nouvelle, et revendent leurs jeux pour en acheter de nouveaux.

C’est d’ailleurs ce qui faisait que certains clients s’autorisaient à acheter du neuf même quand ils trouvaient le prix un peu trop haut, puisqu’ils pouvaient le revendre…

Si ces mêmes personnes ne peuvent plus financer leurs achats en revendant d’occasion facilement comme c’est encore le cas aujourd’hui, ils continueront d’acheter certes, mais ils attendront d’avoir les moyens, et surtout ils seront plus sélectifs, ce qui n’aidera pas les studios qui ne sortent pas des blockbusters. A moins que les éditeurs ne baissent sensiblement le prix des jeux… Vous y croyez vous ? Ils font tout pour gagner plus en se débarrassant de l’occasion, ça n’est pas pour baisser les prix des jeux…

On pourra quand même revendre certains jeux, quand les éditeurs nous l’autoriseront, et uniquement dans certaines enseignes qui accepteront le contrat, mais quelles seront les conditions de reprise pour le joueur ? Le revendeur devant reverser une partie à l’éditeur, il les reprendra à quel prix pour que ça soit rentable ? Est-ce qu’il prendra le risque de tout reprendre d’ailleurs ? Et à quel prix il les revendra ?

Et au moment ou vous voudrez revendre une console avec des jeux interdit à la revente, on en fait quoi de ces jeux ? On les jette ? Comme lorsque les serveurs d’authentification du jeu en ligne seront fermé ? Tout à la poubelle ?

Depuis que j’ai entendu pour la première fois ces rumeurs, je me suis de suite dit : Un jeu = Un compte.
Voilà la solution, on revend le compte avec le jeu, et hop l’affaire est réglée…
Mais encore faut-il qu’on puisse créer autant de compte qu’on veut par console, et en pratique, ça sera quand même vite pénible de changer de compte à chaque jeu…

En tout cas, c’est très grave, et je pense même que c’est illégal. Heureusement ça ne plait pas à tout le monde, l’UFC est déjà sur le coup, et j’espère qu’ils se feront entendre.

N’achetez pas la Xbox One !

C’est presque un devoir de gamer !

J’en entends beaucoup dire qu’ils vont boycotter, je sais qu’avec quelques exclusivités trop tentantes quelques-uns craqueront, mais j’espère qu’ils tiendront le plus longtemps possible.

Je souhaiterais aussi que les revendeurs refusent de signer ce contrat pour la revente, et qu’ils mettent en garde leurs clients, en expliquant qu’avec cette console, ils ne pourront pas revendre ni prêter leurs jeux comme avant.

Ensuite, si par hasard Sony avait la bonne idée de laisser les joueurs revendre les jeux sur leur prochaine console, il n’y aurait plus qu’à expliquer que la Playstation 4 propose à peu près la même chose – et avec la quantité de jeux multisupport ça sera facile – mais qu’au moins on peut revendre…

Enfin, attendons vraiment de savoir ce que propose Sony à ce niveau là, beaucoup disent « la Playstaiton 4 vaincra », mais on n’en sait pas beaucoup pour le moment, et on pourrait bien être déçu.

Non mais sérieusement les mecs, n’achetez pas la Xbox One !

Je le sais, les clients lambda achèteront quand même… Après tout ils achètent un téléphone à 700 euros pour une légère update. On peut d’ailleurs noter qu’ils revendent généralement leur ancien téléphone quand ils achètent le nouveau… Il y a peut-être moyen de les sensibilisés là dessus.

La Xbox 360 a très bien marché aux États-Unis, et la Xbox One risque de cartonner malgré tout ce qu’on pourra dire.
La marque s’est imposée, et inspire un peu plus confiance que lors de la sortie de la première Xbox.

Mais même si ils ne sont pas forcément choqué par la connexion obligatoire ou la limitation de l’occasion, on peut leur faire comprendre qu’il y a des tas de raisons de ne pas acheter une machine lors de sa sortie…

On se rappelle tous des centaines de Xbox 360 mortes au combat parce qu’elles étaient conçues pour tenir quelques heures avant de littéralement fondre, ça fait moyennement envie non ?

Combien de fois on a vu une nouvelle console baisser très vite de prix, et être proposée en bundle avec plusieurs jeux ? Attendre quelques mois, ou même un an, pour avoir une offre vraiment intéressante, et plein d’autres joueurs en ligne, c’est quand même plus intéressant que de se retrouver entre fanboy sur le même seul jeu potable du line up ?

Parce qu’il faut l’admettre, les premiers mois sont quand même souvent plutôt décevants.

Une fois les premiers jeux exclusifs finis, on se tape des portages au rabais de jeux qui sortent encore sur la génération d’avant, et des tas de jeux qui n’exploitent pas encore correctement le nouveau hardware. Il faut attendre un moment pour voir débarquer les killer app…

Non vraiment, acheter une console à sa sortie, c’est vraiment pas une bonne idée.

D’après moi, il faut se fixer des règles. Attendre qu’il y ait suffisamment de jeux intéressant avant de craquer, quitte à acheter ces jeux au moment de leur sortie surtout quand il y a des éditions limités, et puis surtout attendre les retours des premiers acheteurs (les inconscients), histoire de savoir si leur console n’est pas déjà parti deux ou trois fois au SAV.

Bon après, si vous êtes un inconditionnel de Forza complètement en manque, et prêt à claquer tout votre argent, ben à la limite… Je ne cautionne pas… Mais je comprends, parfois on est faible.

D’ailleurs, je ne peux pas dire que je ne l’achèterais jamais, avec quelques exclusivités vraiment indispensables, je pourrais craquer, mais pour l’instant je suis plutôt tranquille. Les séries exclusives Microsoft s’essoufflent, et ce n’est pas pour une ou deux features sur un jeu multi support que je pleurerais. Enfin, on verra bien avec l’E3 dans quelques jours si il y a de la grosses annonces…

Mais tout de même, le concept me gène tellement que je risque d’être vraiment très très patient, et je me dis que je pourrais peut-être tout simplement tirer un trait sur quelques jeux.

Et au pire j’y jouerais chez quelqu’un qui aura été plus faible que moi !

Xbox One : Le jour d’après

Trois mois après Sony, c’était donc au tour de Microsoft de nous présenter sa prochaine console le 21 mai 2013, on a pu la voir en vrai, alors que du côté de Sony, c’est encore un peu flou, mais cette fois ci, je vais m’attarder sur tout ce qui a pu se dire après cette conférence.

Car la plupart des informations intéressantes et qui ont beaucoup fait parler ne viennent pas de la conférence, mais de ce qui s’est dit après. A partir du 21 mai, c’est un peu parti dans tous les sens dans les médias, entre rumeurs, interviews, extrapolations, incompréhensions, et démentis de la part de Microsoft, on a pu tout lire…
Le titre de l’article est tout de même un peu mensonger, car ce n’est pas vraiment le jour d’après, certaines de ces infos sont même sorties avant, et d’autres seulement quelques heures après la conférence, mais bon si vous saviez à quel point c’est difficile de trouver un bon titre…

Je vais essayer de faire le point sur ce qui me semble important dans tout ça, au niveau de certaines fonctionnalités et particuliarités de la Xbox One, des choses parfois visiblement déjà prévues et d’autres qui pourraient arriver…

Installation obligatoire des jeux

Vu la taille des jeux, ça me semble presque impensable de faire autrement.

On fait ça sur PC depuis un des années, et franchement, c’est tellement plus confortable depuis que c’est possible sur Xbox 360 que je ne vais pas me plaindre. Encore moins quand je me rappelle de certains jeux PS3 qui peuvent avoir des temps de chargement de plus de deux minutes, comme Motorstorm Apocalypse ou j’ai cru que la console avait planté.

On espère juste pouvoir utiliser des disques externes facilement, parce que les jeux sont de plus en plus volumineux, et même avec un disque dur intégré de 500 Go, à grand coup de films, de démos, et de jeux, on sera rapidement en manque de place.

Code unique, authentification en ligne

L’activation en ligne, ce n’est pas étonnant. Les éditeurs ont cherché tout un tas de méthodes pour essayer de ralentir le piratage de leurs jeux, et l’activation en ligne sur PC est un phénomène de plus en plus fréquent, obligeant même les joueurs qui veulent faire un mode solo d’un jeu à se connecter, comme c’est le cas avec Diablo 3 par exemple.

C’est assez logique qu’une société qui vend l’OS principalement utilisé sur PC par les gros gamers, s’inspire de ces méthodes.

Qu’est ce que ça implique d’activer son jeu avec un code unique ?

Comme l’explique JVN.COM, on achètera un jeu, un code sera présent sur le disque, la console se connectera pour authentifier le jeu, et tous les utilisateurs de la console pourront y jouer. Rien de nouveau nous dirons les joueurs PC.

Mais pour les joueurs console, ça change quelques habitudes, et surtout il y a plein de questions qui reste en suspens.

Occasion, oui ou non ?

Autant le dire de suite, on peut lire des choses très différentes suivant les articles.

Parmi tout ce que j’ai lu, c’est sur le site Polygon.com que j’ai trouvé ce qui avait l’air le plus crédible.

Comme nous l’avons vu, le code sur le Blu Ray vous permet d’authentifier le jeu, si vous décidez d’aller jouer chez un ami, il faudra donc l’installer sur cette nouvelle machine, et le jeu s’authentifiera sur internet grâce au disque. A ce moment précis, il sera alors impossible de lancer le jeu depuis l’installation faite sur votre propre console tant que vous n’aurez pas remis le disque dedans pour à nouveau l’authentifier.

MAJ 30/05/2013 : On peut lire sur plusieurs autres sites que le jeu est lié au compte Xbox Live, je trouve étonnant le choix de devoir venir avec ses identifiant quand on prête un jeu, et ce n’est pas ce qui est dit sur le lien que j’ai cité comme source, qui semble dire que le prêt est bien plus envisagé de manière presque classique, puisqu’il faudra quandmême être connecté pour valider le jeu. On attend de toute façon les confirmations.

Si on s’en tiens à cette explication, il serait donc possible de prêter un jeu, mais aussi de le revendre, et à priori sans frais supplémentaires.

Mais dans cet article de Gamekult, et dans celui d’Eurogamer, il est question de faire payer le magasin qui vous revend un jeu d’occasion, et là je ne comprends pas bien comment ça fonctionne.

Si un magasin doit payer quelque chose pour revendre un jeu, il doit en être de même pour un particulier qui revend un jeu à une de ces connaissance ? Mais à quel moment doit-il payer ? Si le cas expliqué plus haut est vrai, lorsqu’il prête un jeu il ne paye rien, et dans le cas d’une revente c’est la même chose sauf qu’il prête son jeu pour toujours en quelque sorte…

MAJ 30/05/2013 : Sur ce point, le site terredejeux.net a mené une petite enquête auprès d’un revendeur qui aurait reçu un pré-contrat de la part de Microsoft, ce revendeur explique qu’il faudrait qu’un revendeur à qui on rapporte un jeu passe par un logiciel pour indiquer le jeu, et le gamertag, afin qu’il soit bien supprimé du compte, et ensuite il nous dit aussi que visiblement la vente d’un jeu d’occasion ne lui rapporterait que 10% du prix, si on croise avec ce qu’on a pu lire sur tout un tas d’autres sites, le reste de la somme serait distribué à l’éditeur, mais aussi à Microsoft.
On peut se demander comment un particulier ferait pour revendre son jeu sans avoir ce logiciel… Là encore tout ça reste à confirmer.

Microsoft semble encore en train d’y réfléchir, lors de ces déclarations Phil Harrison nous parlaient de « scénarios possibles ».

J’attends vraiment de voir quelle solution sera choisie pour Microsoft, mais aucun doute qu’ils veulent faire quelque chose pour contrer le marché de l’occasion, on n’a pas fini d’en entendre parler !

Une dernière chose non négligeable pour terminer sur le sujet…

Ce système d’authentification peut potentiellement rendre un jeu complètement inutile. En effet, le jour ou les serveurs d’activation seront coupés, il sera impossible de valider le jeu et d’y jouer.

Si la prochaine console de Microsoft n’est pas rétrocompatible, on n’aura plus qu’à jeter tous nos jeux à la poubelle…

MAJ 30/05/2013 : Je vous renvoie à nouveau sur terredejeux.net qui a lors de son enquête aussi entendu dire que les jeux serait sur des CD, et que le contenu se téléchargerait. Je n’ai lu ça nulle part pour le moment et je n’y crois pas vraiment, mais si ça s’avère exact, ça veut dire qu’on achète un disque sans jeu, et ça forcerais une connexion de qualité pour pouvoir jouer à son jeu sans trop attendre…

Xbox One : Résumé de la conférence de présentation

Certains l’appelaient Xbox 720, nom qu’on avait fini par adopter pour se comprendre même si celui ci n’avait aucun sens, d’autres utilisaient le nom de code de la machine à savoir Durango, ou Orbis, il y avait aussi Xbox 3, et parfois tout simplement prochaine Xbox, et à quelques heures encore de la conférence une source de Gameblog nous donnait le nom Xbox Infinity.
Au final ce sera bien Xbox One, la mode du reboot a encore frappé.

Xbox On !

En introduction de cette conférence, une petite vidéo avec une enchainement de témoignages de gens proches de Microsoft est diffusée, avec entre autre Bill Gates, Hideo Kojima, J.J. Abrahams, ou encore Steven Spielberg, je me suis demandé ce que le scénariste des Goonies (j’aurais pu dire le réalisateur d’E.T., mais il faut savoir citer d’autres films de temps en temps) faisait là, si vous vous le demandez vous aussi, lisez la suite.

La conférence commence de suite après cette vidéo, nous sommes chez Microsoft en direct de Redmond (Washington).

Don Mattrick, président de l’Interactive Entertainment Business chez Microsoft nous fait une petite présentation de la marque, parlant du fait que 8 ans après sa sortie la Xbox 360 est leader sur le marché – ce qui est discutable à l’échelle mondiale, mais surement encore vrai dans la zone nord américaine, si on exclue la Wii qui doit encore avoir encore un peu d’avance – et annonçant que dans quelques semaines à l’E3 ils parleront de l’avenir… Hum ? On aurait pu en parler de suite non ? Ah non, il voulait dire de l’avenir de la 360, sous entendu « Nous n’allons pas faire comme avec la Xbox, et l’enterrer à toute vitesse, mais là nous allons parler de la prochaine console, la Xbox One. Et nous, on va vous la montrer ! ».

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La Xbox One et Kinect juste au dessus.
© Microsoft

 

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La nouvelle manette.
© Microsoft

Bon, chacun ses gouts on va dire, je m’en moque un peu du design, mais je note un gros avantage, elle est présenté à l’horizontale, et on peut poser quelque chose dessus. C’est important !

Parle à mon Kinect

Yusuf Mehdi arrive ensuite pour démarrer la console avec un « Xbox ON ! » qui nous montre qu’on commande la console vocalement. A mon avis, là c’est un gars qui a appuyé sur le bouton en coulisse, le bouton de la régie qui va piloter les vidéos, oui tout ceci est très préparé et bien rythmé, je pense pas que ça soit le vrai matos, ils ont a eu de mauvaises blagues par le passé, avec Windows 98 et Surface entre autre…

La console s’allume, une page d’accueil proche de la Xbox 360 actuelle ou de Windows 8 apparait, avec tout un tas d’informations, du « trending content », c’est à dire les tendances au niveau actualités et au niveau réseaux sociaux, et puis il doit bien y avoir des trucs en rapport avec les jeux vidéos quelque part aussi.

Yusuf continue un peu la petite démonstration de commande vocale : « Xbox Home ! » ça revient à la home, « Xbox Watch TV ! », ça balance la TV, « Xbox GAME », on part sur un jeu, c’est très rapide, tellement rapide que ça lance un jeu en pleine partie, alors qu’il vient d’allumer la console… Oui bon je sais que c’est déjà possible, quand on rallume sa Wii et qu’on lance une partie d’un jeu console virtuelle, on recommence pile poil à l’endroit ou on était, mais avec un petit menu avant, histoire de pas se retrouver en pleine action, dans cette présentation, ça repart de suite, faut avoir la manette en main !

Donc là c’est pour la démonstration, mais ça marchera à peu près comme ça au final je pense, et on imagine déjà le gros lourd qui vient dire « Xbox Game ! » quand vous regardez l’épisode 24 de la saison 137 des Experts à Hawaï 5.0… On va passer des bons moments.

On continu sur la présentation de la navigation, de l’utilisation de Skype, et on va s’attarder sur la télévision…

Ah cette bonne vieille téloche…

La télévision, c’est un sujet qui reviendra beaucoup dans cette conférence, la Xbox One vous proposera donc de regarder la télévision, comme nos BOX TV en France, avec un accès à du contenu supplémentaire en rapport avec le programme que vous regardez, surement encore un peu de « trending content » relié à tout ça, et puisqu’on a des commandes vocales, et bien pour la TV ce sera pareil, on dit le nom de la chaine pour aller dessus, avec ces arguments qui parle à tout le monde :

  • Plus besoin de chercher la télécommande !
  • Plus besoin de se rappeler du numéro de la chaine !

Alors,ok pour la télécommande, c’est vrai qu’on se rappelle pas toujours qu’on l’a rangée dans le frigo, ou dans la boîte à couture dans laquelle on range les épices et qui est dans l’armoire à pharmacie, mais par contre si on doit donner le nom des chaines, on ne risque plus de découvrir une nouvelle chaine et un programme différent en zappant au hasard dessus comme ça peut arriver aujourd’hui, les grosses chaines vont pouvoir reprendre le pouvoir vu qu’on se rappelera que de leurs noms.

5 milliards de transistors

Au tour de Marc Whitten de prendre la parole, pour détailler le hardware en quelques minutes, sans s’attarder trop sur les chiffres, enfin il articulera bien pour dire « 5 milliards de transistors » parce que ça claque même si personne ne sait à quoi ça peut correspondre.

En arrière plan, une image liste quelques infos : CPU 8 cœurs, 8 Go de RAM, disque dur de 500 Go, lecteur Blu-ray, USB 3…

Vu comme ça on se dirait que c’est comme une PS4, pour se faire une idée des différences, il faudra aller plus dans les détails, comme tente de le faire Hardware.fr.

Marc passera plus de temps à nous parler de Kinect, nous montrant l’évolution du capteur maintenant en 1080p et capable de voir avec plus de précision nos mouvements (on espère aussi qu’on aura plus à abattre les cloisons de nos appartements pour pouvoir reculer comme nous l’ordonnait régulièrement la première version), mais aussi la nouvelle manette qui devrait être plus précise et agréable, et Smartglass qui permet de faire communiquer ensemble une tablette avec la Xbox One comme c’était déjà le cas avec la Xbox 360, mais en plus puissant on change un truc avec une télécommande qui le dit à Kinect qui le dit aussi à la tablette, à la manette, et à vos WC pour se préparer à votre arriver et chauffer le siège, enfin si j’ai bien tout suivi.

Concernant le Xbox Live, il passe de 15 000 à 300 000 serveurs, ce qui est assez énorme, et permettra à tout un tas de personnes de se chauffer désormais en vidéo HD sur le Live.

Et puis le pouvoir du nuage comme le disait la traductrice en live (Merci à vous mesdames ! Car oui elles étaient deux.), un cloud qui stocke donc plein de choses pour qu’on puisse y avoir accès facilement, ou partager avec d’autres utilisateurs, même si ce n’est pas expliqué très précisément dans la démonstration, ça ne m’étonnerait pas qu’on puisse partager nos performances dans les jeux, en vidéo par exemple, comme le bouton « share » de la manette PS4 (lien).

Ce n’est pas non plus précisé à ce moment de la conférence, mais tout comme pour la PS4, le cloud permettrait de calculer des choses, afin d’assister ou de décharger la console un peu, et au passage proposer pourquoi pas un contenu plus détaillé, c’est quelque chose dont on parle depuis un moment, et je suis toujours aussi curieux de le voir en action dans de futurs jeux.

Oui d’ailleurs, ce serait bien qu’on parle de jeu un peu non ? Ah ben ça tombe bien, on laisse la parole aux éditeurs !

Annonce de la Playstation 4 : Retour sur la conférence Sony

Le 20 février 2013, se tenait la conférence Sony d’annonce de la PS4 à New York (vous savez aux Etats-Unis !). Cette conférence avait lieu dans l’après midi, et avec le décalage horaire en France ça démarrait le 21 février à minuit, sachant que je me couche assez tard, je me suis dit qu’avant de m’endormir j’allais regarder ça…

Le stream semblait bien marcher, jusqu’à ce que je me retrouve dans l’incapacité à lire le flux traduit en français sans que je comprenne pourquoi, même en qualité minimum, alors que le flux anglais lui passait en HD… Je me suis tapé pratiquement tout en VO, ça me fait pas de mal, mais j’ai pas forcément tout compris, du coup je suis peut-être passé à côté de certains détails…

Je n’aime pas vraiment réagir de suite à l’actualité, et préfère prendre un minimum de recul, mais je vais tenter le coup pour une fois, surtout pour livrer vraiment ce que j’ai pensé sans être influencé par d’autres avis, c’est donc une réaction presque à chaud, parce que je suis allé me coucher après la conférence, et que malgré mes efforts j’ai quand même vu quelques bouts d’avis en allant juste essayer de récupérer des photos pour illustrer cet article…

We didn’t build a box

ps4_logo

Durant l’introduction, une petite phrase s’affiche « We didn’t build a box« … On est aux États-Unis, c’est ici que Microsoft leur a fait le plus de mal avec sa Xbox 360, alors Sony ne les oublie pas, petit clin d’oeil, smiley souriant.
Elle sera reprises par la suite « We didn’t build a box, we didn’t build a console…« .
Là, j’aurais du me douter de quelque chose, mais j’y reviendrais plus tard.

En fait après l’attaque sur le boîte, je pensais qu’on aurait une petit remarque concernant la Wii U, mais le discours est parti dans un délire marketing que je n’arriverais même pas à traduire, en gros la Playstation 4 c’est pas une boite ou une console, mais genre c’est le point central de la vie et de l’espace intersidéral d’internet 2.0, oui bon je m’emporte peut-être un peu, c’était long, et c’est à ce moment là que ça coupait un peu.

It’s all about sharing, receiving, watching, and showing… And… Uh… Yes, gaming.

Vous le savez, les consoles faut les connecter, parce qu’il ne faudrait pas que vous les utilisiez sans que quelqu’un le sache, aujourd’hui quand on la branche, on y joue pas, non trop simple, on la connecte de suite sur son réseau, on se fait son profil, on installe des mises à jours, on va sur Facebook et on envoi un message « Publié via PS4 », et on Tweet en même temps « J’ai acheté un nouveau jouet ! #PS4 ».

Ouais les mecs, tout le monde doit le savoir, un peu comme quand vous commandez le croque monsieur de la brasserie à coté de votre boulot, vous savez celui qui avec un café vous coutera 8,50 euros le montant exact de vos tickets resto, faut le prendre en photo et le balancer sur instagram pour un instant gras, c’est ça la vie maintenant, ce n’est pas faire qui est important, c’est dire qu’on va faire, dire qu’on fait, dire qu’on a fait.

La PS4 est hyper-connectée, vous êtes sur internet tout le temps, vous pouvez partager des messages, des captures d’écran, ou même des vidéos de vos parties.

Vous allumez la machine, et vous pouvez savoir ce que font vos amis ! Enfin… Pas les regarder sous la douche non plus, sauf si la caméra est dans la salle de bain et qu’elle est allumée, mais vous pouvez savoir à quoi ils jouent, les regarder jouer en live (le voyeurisme chez les gamers, un sujet de « En quête d’enquêtes ».), et pourquoi pas les rejoindre très facilement et les exploser pour le plaisir !

La PS4 télécharge même pour vous, vous avez choppé par curiosité une démo d’un jeu de daube juste pour vérifier que c’était bien nul ? Ok ! La PS4 s’en souviendra, et quand la démo de la suite de ce jeu sortira, elle la téléchargera pour vous, sans que vous ayez à demander, que de temps gagné ! Vous n’aurez qu’à trouver comme la supprimer au lieu de devoir ne pas la télécharger du tout !
Hein ? Quoi ? Mais non… Elle est sympa, elle bosse pour vous !

Le Clad Gaming

Après le coup des modèles de PS3 rétrocompatible avec la PS2 et toutes les autres qui ne l’étaient pas, on s’est dit qu’on allait pas faire du tout de rétrocompatibilité matérielle, ça couterait trop cher.

Mais il est bien question à terme de pouvoir rejouer aux anciens jeux PS1, PS2, et PS3, donc pour ceux qui ont aimé Final Fantasy VII en français, ils pourront retrouver Clad et ses potes grâce au Clad ou Cloud Gaming suivant les traducteurs.

Tout ces services de cloud et de streaming seront respectivement proposés bien sûr par Gaikaï que Sony avait racheté il y a quelques temps, et Ustream qui nous proposait de suivre cette conférence en live, on attend un peu de savoir en détail comment tout ça marchera, et surtout combien ça coutera.

Il se pourrait aussi que vous puissiez jouer à des jeux alors que vous êtes en train de les télécharger… Ah ? Alors ça serait surement via une sorte de cloud aussi, tout ça reste à préciser une fois de plus…

MAJ 22/02/2013 : Sur ce point, je n’avais pas forcément compris, au départ je pensais que l’installation serait en quelque sorte morcelée mais vu que la présentation parlait beaucoup de stream et de cloud, j’ai pensé à ça… Il semblerait que ma première idée était la bonne, en fait la console chargerait et installerait en priorité les éléments comme le moteur, menu et le premier niveau par exemple, pour que vous puissiez jouer immédiatement, le reste du téléchargement et de l’installation se ferait pendant votre partie.

Et on évoque aussi l’idée de calcul sur un serveur distant, afin d’avoir de meilleurs graphismes, et en quelque sorte de pouvoir faire évoluer la console sans changer de carte graphique… Là encore, c’est un peu obscur, mais c’est tout à fait envisageable, il reste juste à voir ce que ça donnera en pratique.

Remote Play et jeu asymétrique ?

Une des rumeurs parlait de la possibilité de jouer avec une tablette ou un smartphone à ses jeux PS4, mais aussi de pouvoir jouer avec la PSVita, et c’est confirmé.

Comme on le fait déjà avec le Gamepad sur Wii U, on pourra jouer en cloud local « Remote Play » à ses jeux sur sa PSVita, et on aura aussi du gameplay asymétrique, même si aucune démonstration n’a été faite. Et ça ne serait pas juste du cloud local puisque ça parlait à un moment de « Everything Every-buffering-where« , est-ce que ça veut dire que vous pourrez jouer à la PS4 sur votre PSVita planqué dans les WC de l’entreprise ?

remote_play

C’est je pense une excellente idée, si la portée en local est bien supérieur à celle du Gamepad qui ne supporte pas que vous changiez de pièce, et encore plus si on peut vraiment partir loin et jouer en cloud sur sa console. La PSVita a l’avantage d’avoir deux sticks, et tous les boutons nécessaires pour pouvoir jouer à tous les jeux qu’on trouverait sur PS4, de plus ça pourrait permettre de relancer les ventes, et de dépoussiérer cette pauvre PS Vita qui manque un peu de jeu.

IllumiRoom – Immersion totale

Microsoft Reseach a publié le 8 janvier une vidéo « proof-of-concept » de ce qu’ils appellent pour le moment IllumiRoom, une technologie utilisant Kinect pour scanner l’environnement de jeu, et permettant ensuite d’afficher des éléments de jeu, ou des effets au delà de l’écran.

Immersion totale

Comme on le voit sur la vidéo de démonstration, il ne s’agit pas de remplacer tout l’affichage par un projecteur, l’écran sera toujours présent, comme périphérique d’affichage principal, sur lequel la vraie action se déroule, avec le HUD bien visible, le tout dans une bonne définition.

IllumiRoom de son côté permettra l’affichage notamment d’effets de lumières, qu’on pourrait comparer au système ambilight de Philips entre autre, de simples lumières d’ambiance dans la pièce, mais aussi des effets de lumière par exemple quand on joue sous un orage, ou quand il y a des explosions, il y a aussi des effets de déformations de votre intérieur lors des explosions qui peuvent rajouter quelques sensations.

On pourra aussi étendre la surface d’affichage, et afficher des éléments de jeux, c’est là que le projet est plus intéressant d’après moi.
Dans un jeu de course ça permettrait de voir plus de choses autour de nous, d’avoir des sensation de conduite plus réalistes puisqu’on ne verrait pas que dans un simple rectangle, on pourrait sans utiliser le stick voir sur le côté une voiture qui nous dépasse, l’immersion là serait totale.
Et dans un FPS, on pourrait tout en avançant se rendre compte qu’il y a du mouvement sur une tour, sans avoir à donner un torticolis à son personnage en agitant la souris dans tous les sens, ou en s’excitant sur le stick.

Gadget ou révolution ?

Si cette technologie ne sert qu’à afficher des effets, on sera plus dans le gadget, ça n’aura pas beaucoup d’intérêt, pour moi pas plus que la 3D stéréoscopique qui n’ajoute rien en terme de jeu, juste un peu plus d’immersion, l’avantage d’IllumiRoom, c’est qu’on n’aurait pas besoin de porter de lunettes, et qu’on évitera probablement la fatigue et autres migraines ophtalmiques sur les longues sessions de jeux, même si pour profiter pleinement de cette technologie il faudra jouer dans le noir, ce qui est à déconseiller, et là encore, on ne sera pas vraiment dans le noir car la lumière projeter créera une lumière d’ambiance, ce n’est pas comme jouer avec une console portable braquée sur les yeux dans le noir total.

Ce qui me semble intéressant avec IllumiRoom c’est de pouvoir afficher des éléments en plus de jeux, ça changerait la façon de jouer, notre champs de vision serait étendu et se rapprocherait de ce qu’on a toujours souhaité proposer avec des lunettes de réalité virtuelle, une vue complète proche de notre vraie vue qui est loin de se limiter à du 16/9, et donc plus besoin de tourner dans tous les sens pour voir quelque chose, je pense qu’il faudrait un petit temps d’adaptation pour se forcer à bien toujours rester sur l’écran et à ne tourner que quand on a vu quelque chose bouger du coin de l’oeil en dehors de l’écran.

Xbox 720 + Kinect 2 + IllumiRoom

Il restera maintenant à savoir quand, comment, et à quel prix sera distribué IllumiRoom.

Si la prochaine console de Microsoft sort bien avec Kinect 2 intégré, et qu’ils ont la bonne idée de rajouter IllumiRoom en plus, les développeurs l’utiliseront forcément de suite, en exploitant toutes les possibilité, tous les joueurs ayant forcément la techno chez eux.
De plus, un gros pack avec autant de techno intégré, ça justifiera un prix de vente élevé plus facilement qu’une simple console seule.

En revanche, si IllumiRoom n’est vendu que comme un accessoire, il risque d’être boudé, les développeurs ne prendront pas le risque de faire un jeu obligeant son utilisation, on se retrouverait donc avec des jeux qui rajoutent des effets, mais n’exploitent pas totalement le fait d’étendre le champs de vision.
Et si le prix est un peu trop élevé, à mon avis ça sera un échec pour un produit qui a un vrai potentiel.

Enfin avant de trop s’emballer, il faut quand même se rappeler de la première démo du projet Natal qui est devenu Kinect avec tous les défauts qu’on connait.
On est qu’à l’état de proof-of-concept, donc la techno n’est pas encore terminée, et on ne sait pas encore quelle sera la qualité d’affichage du projecteur, et comment ça rendra en vrai. Il est probable que cette vidéo soit montrée pour sonder un peu les joueurs, histoire de voir si ça vaut le coup d’investir dedans.

Xbox 720, Playstation 4, Wii U… Que nous réserve la prochaine génération ?

Fin 2005, la Xbox 360 était déjà sortie, et on en savait plus sur la Playstation 3 et la Wii, en tout cas suffisamment pour commencer à faire les Nostracarlus (ce n’est pas une faute de frappe, mais bel et bien une référence à une chanson de Carlos), et tenter d’anticiper ce qui allait se passer.

J’en était arrivé à me dire que la 360 allait se vendre bien mieux que sa grande sœur, et que Microsoft allait imposer plus facilement sa console, la Playstation 3 comme la Playstation 2 était parti pour galérer 1 an et demi et peut-être plus avant de commencer à se vendre et de remporter la bataille, et la Wii allait faire un gros boum et puis s’essouffler en deux ans voire moins parce que y aurait un clash technique trop violent.
On s’était à peine complètement planté… La Xbox 360 est encore devant la Playstation 3 au moment ou j’écris cet article, même si ça ne devrait plus être le cas à la fin de l’année, et la Wii a tenu le coup un peu plus que ce qu’on pensait, puisque finalement, elle a atomisée les deux autres en terme de vente.

Aujourd’hui on ne se retrouve pas tout à fait dans la même configuration, une de ces trois console est déjà sortie, mais on sait assez peu de choses sur les deux autres. L’histoire va-t-elle se répéter ? Est-ce que je vais encore prédire n’importe quoi ?
Oui… Il y a des chances… Mais j’ai envie quand même !

La controverse Bayonetta 2 – Wii U

En effet, il existe actuellement une terrible controverse qui suscite presque autant de remous qu’une mauvaise bande annonce à 2 $ sur youtube et quelques caricatures.
Sauf que la fervente agitation, c’est le petit monde des gamers qui la subit (gamers est peut être à mettre entre guillemets…).

Avant de tailler dans la cellulite du sujet, ce préambule va finir par une annonce préventive : ce post sera empli de bien-pensance (peut être) et de conformisme prosaïque et consensuel (et fumer tue).
L’objet du délit, l’annonce de la sortie prochaine de Bayonetta 2 en exclusivité sur Wii U.

Chasse aux sorcières

Bayonetta, c’est la célèbre adoratrice des sabbats fétichistes, ou plus sérieusement l’épopée de la sorcière quand même vachement bien gaulée dans un jeu PS3 et X-box 360 plein d’action et de décalage. Je ne vais pas vous refaire l’article, je suis un fan de Platinum games et rien que le fait qu’un autoradio dans ce jeu passe une musique d’Outrun me conforte dans l’idée que les gens de chez Platinum sont foncièrement bons (et ont de bons goûts). Je dois d’ailleurs un de ces quatre plaider mon penchant pervers pour le Tps Vanquish ici même.

Jaquette de Bayonetta 1 (c) Sega / Platinum games – (c) Microsoft

Alors comme beaucoup, j’ai succombé aux charmes vénéneux de la sombre donzelle, mais aussi à son gameplay fouillé, à ses attentions pour joueurs, à sa légèreté pleine de sous-entendus et comme beaucoup j’espérais, que dis-je, je fantasmais une suite. Et elle a été annoncée il y a peu, pour mon plus grand bonheur.

Mais un point pose problème à certains, et là commence la grosse polémique, suprême offense, le jeu est sur Wii U, damned !, et Nintendo va aider à sortir le jeu, oooh my god !
C’est là que va intervenir mon conformisme, je ne prendrai pas le contre-pied de ce qui doit se dire chez ceux qui se pensent les plus raisonnables, mais tout en étant aussi excessif que possible je l’espère.

Cela a déjà du être écrit, mais quel est cet esprit de chapelle qui anime ainsi la ludosphère mondiale ? Je sais que ce post commence avec des allusions à des faits touchant au religieux, mais mon incompréhension de la foule des haineux haters qui déferlent et crient au scandale me laisse aussi perplexe que devant la vraie actualité. N’étant pas le dernier à être dogmatique ou véhément (et prêt à des actions comme une pétition quand ça me gonfle trop), je peux comprendre en général la fronde et la grogne quand elle est justifiée.

Ici, point de raison, que l’émotion du cultiste qui se sent trahi, est-ce un mal propres aux jeunes adultes caucasiens (la majorité des réactions dont j’ai été témoins viennent d’ici ou des states, je ne lis pas le japonais) que de raisonner en affiliation par consoles ou ordis pour la matière des jeux vidéos ?

Un peu d’Histoire mon fils

Car de tout temps dans notre beau pays, et certainement ailleurs dans le monde (mais je connais pas assez les joueurs des autres pays, je n’ai pas grandi avec, pour pouvoir avoir une vue d’ensemble), il a été de bon ton de croire au support hardware qui faisait tourner les jeux, pour le vénérer, le glorifier, le déifier et enfin détenir la vérité.

Une vérité révélée, qui met le joueur élu au dessus de tout autre, c’est ça le mystère de la religion.
Alors, il a été crée le schisme, qui permet d’exister face à l’autre, le grand schisme est généralement dual mais il a su se faire trinité à certaines époques.

Pour les grandes croisades vidéo-ludiques en résumé, les plus vieux et bourrus n’oseront peut être pas se remémorer l’affrontement viril mais stérile Amiga vs ST. Plus proche de nous, la grande et longue Saint-Barthélemy de Sega contre Nintendo qui a laissé plus de traces entres certains joueurs qu’entres les deux grandes firmes, surtout quand on voit la connivente convergence de certaines licences « ennemies » qui se croisent aujourd’hui très pacifiquement.

La trinité fut faite avec ces apostats de chez Nec, qui se retirèrent bien vite pour vœu de silence (forcé par la cuisante pc-fx), mais plus tard le frère Sony entra dans l’ordre vidéo-ludique comme on rentre en pénitent, à genou et en catimini, avant de se relever avec fracas et de remiser à sa cellule le constructeur Sega, qui dut se reclure alors dans le sacerdoce de l’édition de jeux (avec les difficultés qu’on connaît, les voix du software sont impénétrables).
Les temps changent, mais les prophètes aussi, Microsoft, pape despotique de l’informatique bureautique mondiale, s’est joint à cette fervente procession et nous revoilà coincés avec une trinité de machines pour nous commander tous.

Trinité aussi bancale qu’un saint esprit en quête de matérialité, puisque seules deux de ces firmes sur trois sont généralement considérés par les bonnes âmes comme pourvoyeuses de vrai bon « game vox dei ». Nintendo serait là pour amuser les enfants et ses consoles condamneraient à l’enfer éternel du casual gaming ou du jeu de danse pour pré-adolescente.

Opus Sony, Microsoft ex machina

Ce discours vous rassure-t-il lecteur ? Cela doit, aussi irrationnel que cela puisse paraître, pour beaucoup d’entre nous, vous suivez aveuglement le livre, ici la console ou la marque du fabricant de console. Quand c’est un impératif économique, et qu’il n’y a qu’une machine par foyer, on se rassure peut être ainsi. Mais il y a toujours un parent, un ami pour avoir une console ou un ordi différent avec d’autres jeux, on peut toujours s’ouvrir à des plaisirs variés. Cependant, la tentation de brandir son étendard est forte, ne jamais avouer que l’herbe pourrait être plus verte ailleurs, protégeons nous en protégeant notre crémerie.

Ce n’est pas nouveau, et certains sur ce blog diraient même ringard.
Mais il est ici question de jeux, et de jouer à ces jeux. Qu’importe le hardware pourvu qu’on ait l’ivresse, fini les bondieuseries, surtout quand on évoque la sulfureuse Bayonetta.

Jaquette de Bayonetta 1 (c) Sega / Platinum games – (c) Sony

Oui, ça m’apparaît stupide ces gens qui se dressent au nom du jeu, du vrai jeu, avant d’avoir quelques éléments de preuve, pour fustiger une décision de raison. Sega, distributeur historique des produits Platinum, se casse la trombine financièrement, Nintendo vient aider le studio en récupérant ainsi une belle franchise dans son escarcelle. Grand bien leur fasse, Sony et Microsoft ne sont pas des enfants sans défenses, le marché est ainsi fait, ouvert à tous, la messe est dite pour les histoires de gros sous.

La grande question de cette controverse est plutôt : est-ce que le joueur en général (vu qu’il semble que le hater n’ait pas de frontières) a besoin de son appartenance communautaire à la grande secte des possesseurs de telle ou telle marque pour se rassurer ou a-t-il peur d’exercer un individualiste libre arbitre qui lui permettrait de ne pas condamner la belle sorcière au bûcher avant de l’avoir pratiqué ?

A mon avis, vu comme il est besoin de tout étiqueter comme dans les genre musicaux, de se ranger dans des cases, de se complaire dans l’idolâtrie consumériste de totems socio-technologiques (comme les die-hard fans d’Apple), de s’enfermer dans ces identités pseudos tribales dont le signe ostentatoire de richesse ou de bon goût serait ici la marque de console (ou mieux « PC » vs « consoles », encore plus clivant), ça ne sera pas un jugement objectif qui attend cette sortie, mais des anathèmes réciproques des visions du monde ludique qui se confrontent (pour une fois au moins, je suis dans le camp des gentils presque raisonnables avec mon prêchi-prêcha barbant). On amène pas un âne à l’abreuvoir quand il n’a pas soif.

Une réaction possible du sujet de la controverse – Illustration Globo

Il est amusant de voir qu’un croyant en colère, quel qu’il soit, sera très difficile à faire changer d’avis. Là on est pourtant dans le futile et le divertissement, donc ouvrez vos esprits mes frères.
Pas que j’appelle à la béatitude œcuménique, surtout que les constructeurs ont maintes fois rivalisé de coups très critiquables dans la petite histoire vidéo-ludique : Nintendo et sa politique commerciale agressive et ses prix prohibitifs à l’époque Super Nintendo par exemple, Sony, Microsoft et Nintendo et leurs belles preuves de rapines dématérialisées avec les propositions de vieux jeux maintes fois amortis et ressortis à un coût défiant tout crédibilité (car plus que gratuit se serait trop cher, vivement un jour la tombée dans le domaine public de certains jeux historiques).
Cela serait à critiquer, comme beaucoup d’aberrations de ce marché porté par ces constructeurs parfois peu scrupuleux, aussi au niveau hardware, comme la gadgetisation rampante avec la 3D de la 3DS, la vaste blague de Kinect, etc…

La sortie d’un jeu attendu, un outrage ? Là je ne comprends pas, comme si le support allait influer sur le jeu.
En majorité, Nintendo a proposé sur sa Wii ce qui est appelé « casual game », mais si mes souvenirs sont bons, un des premiers Platinum games, n’est-ce pas Madworld ? Sur Wii ? C’était déjà une gageure graphique avec ce magnifique parti pris à la Sin city et on ne peut pas dire que le jeu soit du Just dance ou fasse dans le tricot.

Et dans d’autres genres et autres éditeurs, le trépidant et magnifique Sin and punishement 2 (un des meilleurs shoot Treasure même si c’est un Space Harrier like), le vaste et léché Xenoblade chronicles, le massif et addictif Monster hunter tri, le sublime rejeton de Vanillaware, Muramasa : the demon blade, autre firme dont je suis fan, c’est aussi sur Wii. Je n’ai pas vu la marque de l’infamante souillure du « casual » mes chers coreligionnaire hardcore gamers, et même si les exemples ne sont pas nombreux, ils valent bien le salut de l’âme de la Wii et son achat (encore plus si sort Dragon Quest X).

Le bûcher des hérétiques

L’important c’est le jeu, et pas la console. Cela devrait être le credo de tout vrai joueur. Le hardware, c’est de l’onanisme de geek, une belle architecture interne c’est sympa dans l’absolu et l’abstrait, mais ce n’est pas très jouable en soi (et en plus ce sont parfois les plus belles architectures qui sont les plus pénibles à programmer pour donner des bon jeux). C’est juste un moyen pour nous conduire à la divertissante extase du JV. En plus, honnêtement, ces supports consoles hi-def spoliant de plus en plus vos droits de consommateurs sont aussi de redoutables chauffages d’appoint ou pierrades expresses, mutant vers des pc sans clavier, en moins bien et plus vite dépassé. Je dois être un sale gamer défroqué de peu de foi.

Et pour blasphémer au nez et à la barbe de cette hystérique fronde pseudo-hardcore, j’ajouterai qu’en avoir une grosse, de console, n’assure pas d’avoir de bons jeux, pour ceux qui ne jurent que par la next gen de la next gen.
Sinon Radiant historia sur DS ne serait pas mille fois meilleur qu’un Final fantasy XIII sur PS3, Castlevania portrait of ruin DS n’humilierait pas Lord of shadows sur X-box 360, pitoyable God of war like parés d’oripeaux grossiers singeant la célèbre franchise aux chasseurs de vampires de Konami.

La puissance n’est rien sans de bons jeux à proposer, la DS de Nintendo qui rend des coups de hardcore game à Sony ou Microsoft, ça doit faire mal à la certitude. Etrian odyssey ce n’est pas sur console hi-def de salon. Et les exemples sont nombreux, il n’y a pas de vérité absolue de la console sur les jeux, sauf pour les convaincus aux arguments tellement limités qu’on reverrait de piquer leurs œillères pour ne pas avoir à les lire par accident sur les sites d’informations de jeux vidéos.

En plus, Nintendo cherche à réorienter sa stratégie vers les joueurs jugés purs et durs (pas si durs que ça quand on les voit chouiner parce que tel jeu ne sort pas dans leur paroisse) et ce titre du coup, avec son exclusivité, s’imbrique parfaitement dans ce cadre. Un peu de logique dans une stratégie Nintendo ces derniers temps, j’ai envie de dire que ça fait du bien, et je suis pourtant loin d’avoir des actions dans cette firme.

Alors camarades joueurs, attendez de voir avant de juger, surtout que ces exclusivités ne durent que le temps de formuler une promesse généralement, et si vous avez besoin d’un guide (pas spirituel, un conseil juste) pour rendre hommage à Bayonetta sans vous ruiner ou vous ré-équiper, achetez le jeu, même d’occaze puisque c’est encore permis, et jouez chez un pote qui aura une Wii U, au pire, sur la Wii U de votre petite cousine.
Personne ne vous oblige à acheter la machine, ou à l’acheter neuve. Une console pour un jeu ? Je l’ai déjà fait, quand on aime vraiment, on compte, mais l’occasion, les promos ou les bonnes affaires existent.
Et puis, sur Wii U, il y aura un futur, d’autres jeux seront annoncés qui seront, qui sait, d’autres raisons d’acheter « l’infâme bête du jugement dernier ». Pour faire un parallèle, la 3DS ou la Vita, c’est personnellement cinq jeux sur chacune à prendre absolument. L’achat se justifiera donc à un moment, même si cinq c’est peu. Et la Wii U ce sera pareil.

Sale habitude peut être que de jouer aux jeux et de les apprécier, parce qu’au final, sur Gamedaba, on doit avoir toutes les consoles du monde à force.

Alors peut être qu’on est bien placés ici pour trouver qu’il n’y a pas de console maîtresse absolue qui domine, a dominé, ou dominera le monde ludique avec sa sainte vérité et immaculée perfection (oh le vilain moralisateur).

Soyez les apôtres des jeux, ne vous fourvoyez pas dans les querelles de machines en n’égrenant que le nombre de polys, le frame rate ou la grosse taille de leurs mémoires vidéos.

Tout ça pour défendre les tribulations goguenardes d’une hérétique de sorcière allumeuse ^^… Je ne suis pas prêt de sauver mon âme. En tout cas, je suis impatient de toucher à cette nouvelle œuvre de Platinum games, sur n’importe quel support proposant un pad. Amen + LoL !