Xbox 720, Playstation 4, Wii U… Que nous réserve la prochaine génération ?

Fin 2005, la Xbox 360 était déjà sortie, et on en savait plus sur la Playstation 3 et la Wii, en tout cas suffisamment pour commencer à faire les Nostracarlus (ce n’est pas une faute de frappe, mais bel et bien une référence à une chanson de Carlos), et tenter d’anticiper ce qui allait se passer.

J’en était arrivé à me dire que la 360 allait se vendre bien mieux que sa grande sœur, et que Microsoft allait imposer plus facilement sa console, la Playstation 3 comme la Playstation 2 était parti pour galérer 1 an et demi et peut-être plus avant de commencer à se vendre et de remporter la bataille, et la Wii allait faire un gros boum et puis s’essouffler en deux ans voire moins parce que y aurait un clash technique trop violent.
On s’était à peine complètement planté… La Xbox 360 est encore devant la Playstation 3 au moment ou j’écris cet article, même si ça ne devrait plus être le cas à la fin de l’année, et la Wii a tenu le coup un peu plus que ce qu’on pensait, puisque finalement, elle a atomisée les deux autres en terme de vente.

Aujourd’hui on ne se retrouve pas tout à fait dans la même configuration, une de ces trois console est déjà sortie, mais on sait assez peu de choses sur les deux autres. L’histoire va-t-elle se répéter ? Est-ce que je vais encore prédire n’importe quoi ?
Oui… Il y a des chances… Mais j’ai envie quand même !

Casual gaming, hardcore gaming, vrais et faux jeux et puis quoi encore ?

C’est en 2007 que l’utilisation du terme « casual » a explosé sur les forums de jeux vidéos. Employé à tort et à travers, pour souvent désigné de manière péjorative des jeux avec des concept de gameplay différents.
Plus récemment on a commencé à lire des commentaires qui parlent de vrais et de faux jeux, ou encore de low gaming, no gaming, et autres appellations douteuses…
Ces termes sont rentrés dans le langage des gamers, et je dis l’avouer me gonflent à chaque fois que je les croise.

Le casual gamer

Le casual gamer est un joueur qui joue de manière occasionnelle, a des jeux pas forcément compliqués, et qui ne fait pas forcément de grandes sessions de jeu, on le met souvent en opposition avec le hardcore gamer qui est censé passer tout son temps sur des jeux très compliqués.

Jusqu’ici pas de problème, je pense être un casual hardcore gamer, je joue bien moins que quand j’étais un collégien, pas de doute, mais je joue aussi à tout type de jeu, compliqués ou non.

Là ou plus rien ne va, c’est quand on utilise ce terme désigner des jeux, les « Casual Games ».
Comment un jeu pourrait-il être intrinsèquement « casual » ? Son système nous forcerait à y jouer occasionnellement, et pas trop longtemps ?

Il y a bien des jeux pensés pour faire de courtes parties, des jeux à énigmes comme les Professeur Layton, des jeux ou on peut faire facilement des sauvegardes à tout moment, les puzzles games, mais rien ne nous empêcher de recommencer une partie, voire de les finir en une partie bien hardcore de plusieurs heures… On pourrait aussi parler des shoot’em up avec des durées de vie parfois très courtes, et pourtant personne n’oserait dire qu’un manic shooter fini en 12 minutes et un jeu casual !

Prenons un genre considéré comme cusual, dans pas mal de social games on nous donne un nombre de points pour faire des actions, quand le compteur tombe à zéro, il faut attendre qu’il se remplisse à raison d’un point toutes les 5 ou 10 minutes. Une fois le compteur vide, on devrait s’arrêter, et revenir plus tard, quand le compteur sera rempli, on pourrait se dire que le système semble forcer les joueurs à faire de courtes sessions. Mais si on regarde de plus près, le jeu propose tout un tas de possibilités pour regagner des points d’actions, comme aider des amis, passer des niveaux, ou dans les cas vraiment désespérés en acheter avec du véritable argent.
Et si on regarde le comportement des joueurs, certains sont capable de jouer tous les jours, et plusieurs fois par jour. On ira pas jusqu’à parler de hardcore social gamers, mais on est quand même loin de la petite session de jeu occasionnelle dont on parlait plus haut.

En fait, casual ne veut pas seulement dire jeu occasionnel, si on cherche des définitions sur internet, on peut lire qu’un casual game peut être un jeu avec des règles simples, un jeu avec une difficulté assez réduite.
Le problème c’est qu’on peut appliquer ce genre de définition à tellement de jeux… Un FPS peut avoir des règles assez simples, et la difficulté est parfois particulièrement réduite, le joueur est pris par la main, on a les continus infinis, et il n’est pas rare d’avoir un découpage du scénario avec des milliers de check point permettant de faire de courtes sessions,  et si on prend un cas extrême comme Call of Duty : Black Ops Declassified, la durée de vie du mode solo n’excède pas 45 minutes d’après les tests… Ce type de jeu est avant tout pensé pour le multi « hardcore », mais on lui ajoute un mode solo « casual » alors ?

En fait ce terme casual, c’est surtout utilisé pour dénigrer certains jeux ou certaines machines, et par la même occasion les joueurs.

La Wii en a particulièrement fait les frais, mais globalement les supports « non classique » de jeux comme les tablettes tactiles, Kinect, le PSMove (le quoi ?), ou autre, ont souvent été pointés du doigts pour être fait pour les casuals.

La Wiimote proposait de nouvelles possibilités intéressantes, et des concepts de jeux à plusieurs qui ont attiré le grand public, une bande de curieux qui avait envie de jouer, et qu’on a vite appelé les « casual gamers ». Le parc de consoles installés grandissant, de nouveaux éditeurs mais également les anciens qui n’ont aucun scrupule, ont commencé à fournir des jeux de piètre qualité, visant ce nouveau public près à se faire plumer pour tester avec ses potes un jeu qui sera une bonne grosse bouse.
L’AppStore d’Apple est un formidable fournisseur de jeu qu’on appelle casual, parce qu’on y joue pas longtemps, mais pourquoi les appeler casual ? Parce qu’en fait ils sont mauvais, on y joue pas occasionnellement, on y joue une fois, et puis plus jamais après.

Les casual gamers se retrouvent donc à jouer régulièrement à des jeux mauvais, qu’on a commencé à appelé casual game, alors qu’au départ on ne parlait que du comportement des joueurs…

En dénigrant les jeux et les machines, ce qu’on cherche c’est dénigrer les personnes qui y jouent, plutôt que de les aider à découvrir les vrais bons jeux. Si un joueur se fait trop avoir, soit il apprendra à choisir ses jeux, soit il lâchera l’affaire et ira se trouver une autre passion, c’est dommage ça fera moins d’argent pour cette industrie…

Les vrais et les faux jeux, bienvenue dans un univers différent

Et donc là on rentre dans le surréaliste.
Quand on tombe sur un type qui parle de « vrai jeu », bon au départ on laisse couler, il parle d’un jeu pour hardcore gamers, ou qu’il considère plus dignes que d’autres pour des raisons complètement subjectives, mais quand un gars commence à parler de faux jeu, c’est quoi le concept ? C’est tiré d’un bouquin de Philip K. Dick ?
Tu commences une partie en appuyant sur start, tu arrives face au premier boss, et puis d’un coup tu te rends compte que la télé n’est pas allumée, qu’il n’y a pas de console, et que tu as appuyé sur un bouton de ton autoradio parce qu’en fait t’es dans ta voiture ?

Quand on demande la définition d’un faux jeu, on tombe pas loin du casual game, mais on peut aussi lire en vrac que c’est un jeu qui ne se joue pas avec une manette, donc si vous jouez avec un clavier et une souris vous jouez pas en fait, un jeu de flingue pareil…
Vous jouez à Sin and Punishment avec la Wiimote ? Désolé les gars, vous jouez pas ! Par contre, vous branchez la manette classique le jeu est moins jouable ok, mais au moins là c’est un vrai jeu…
Je parle même pas de Kinect, les gars rien dans les mains vous êtes dans une illusion totale, un rêve, mais clairement pas une partie de vrai jeu vidéo.

J’ai aussi pu lire qu’on traitait de « faux jeu », un jeu ou il n’y a pas de fin… Un jeu ou on joue pour le score… Comme Space Invader entre autre ?

Ouais je sais, ça fout un coup.

Plus sérieusement, si je devais trouver un sens à tout ça, je pense que je ferais comme pour « casual », qui pour moi ne parle que d’un type de joueur et pas de jeu, et donc je parlerais de vrais et de faux joueurs, ceux qui s’amusent, et ceux qui farm par exemple. Mais là encore, il y a des joueurs qui s’amusent à farmer pendant des heures…

Non vraiment, tous ces termes sont ridicules… Faut arrêter avec le bullshiting !

Les MMORPG de demain seront-ils aussi nuls qu’on le craint ?

Les jeux de rôle en ligne massivement multijoueur, qu’on réduit avec l’acronyme anglais MMORPG histoire d’économiser son clavier, c’est vraiment le sujet qui fait parler dans l’industrie depuis plus d’une décennie maintenant, et franchement c’est pas près de s’arrêter.

Cela fait un moment que je veux écrire quelque chose sur le sujet, et c’est vraiment très compliqué. A vrai dire j’ai fait plusieurs brouillon et je partais dans tous les sens.
Bon, c’est vrai, je pars toujours dans tous les sens, mais là c’était pire que tout.

Le MMORPG c’était mieux avant ?

Le MMORPG et surtout ses joueurs ont énormément évolué ces 6 dernières années, et d’ailleurs comme le souligne Fistounet dans son article sur le sujet : « Certains se demandent même si il ne faudrait pas modifier le nom en MMOSPG, le « S » pour « solo » (Oh con, GG ça ! )« , je suis assez d’accord, d’après moi on peut parfois carrément supprimer RP en effet, on parlera de MMOG, à une lettre près ça plaira au fans de Final Fantasy.

Le sujet est vaste, beaucoup de choses ont été dites, et il faut l’admettre je ne suis franchement pas le mieux placé pour en parler, et tant donné que je ne pratique aucun de ces jeux aujourd’hui.
J’ai tâté un peu d’Ultima Online en fan de la franchise, j’ai testé quelques temps Lineage lorsque j’ai eu une connexion digne de ce nom chez moi, j’ai vite fait essayé Everquest juste le temps de vomir, et j’ai même été tenté de jouer en ligne à Phantasy Star Online parce que j’avais envie de croire que je m’éclaterais bien plus en ligne, mais avec une Dreamcast et son modem 33k c’était quand même une épreuve, alors je m’y suis résigné, et entre nous j’ai bien fait.

On peut pas dire que j’ai pas essayé, souvent avec des offres d’essai, distribués comme le ferait un dealer « la première dose est gratuite, et après si ça te plait tu payes… », sauf que je suis jamais devenu accroc.
J’ai même assisté à des parties de joueurs en noyant ma détresse dans l’alcool.
Et pour finir, on m’a tellement bien vendu World of Warcraft que je me suis engagé très solennellement à ne jamais y toucher.

Bref, je suis pas un joueur de MMORPG, je peux pas dire que c’était mieux avant, car je trouvais déjà ça chiant, mais comme le genre touche même des licences que j’apprécie à mon grand désespoir, et qu’il prend une place énorme dans cette industrie, je m’y intéresse quand même, et je regarde son évolution de temps en temps.

Le MMORPG c’est avant tout une histoire de pognon

Pendant longtemps ces jeux ont été considérés comme « cher » car il fallait en plus du jeu payer un abonnement, pour un seul jeu oui c’est cher, mais comme me le disait des joueurs acharnés « Je ne joue qu’à ce jeu, alors mon budget annuel jeu vidéo, c’est 150 euros », et de ce point de vu la, rien à dire, mon budget à moi est bien plus grand, et je joue beaucoup moins que lui. Chacun joue comme il veut.
Là ou ça devient intéressant, c’est de voir que ce même joueur est aujourd’hui désespéré de voir les jeux devenir « Free to Play ».

Le Free to Play (que j’écrirais F2P à partir de maintenant), c’est l’avenir des jeux vidéos en ligne, en fait, c’est même carrément le présent. C’est comme ça que ça marche déjà, et que ça va marcher désormais.
Les jeux en ligne sont gratuits, mais il a des petits diables dedans, des gars qui bougent autour de vous, en vous disant « Des difficultés à passer cette mission ? Achetez l’arme machin pour 15 dollars, et faites taire ce maudit Dragon tabernacle ! » (salut à toi internaute Québecois). Eh ouais, la boutique ou on achète les objets avec du vrai argent, des objets utiles mais aussi inutiles, parce que y aura toujours un con pour acheter des oreilles de chat trop mignonne pour son guerrier level 50. Et puis on peut aussi acheter des points d’expérience, pour passer des levels plus vite.

Donc, je disais, le gars il va plus payer d’abonnement, et pourtant il est désespéré ?
Il a raison, parce que ce système va niveler par le bas la qualité des joueurs, et donc des parties.
Loin de moi l’idée de parler d’une élite ou autre connerie, mais il faut reconnaitre que si les joueurs obtiennent tout sans se donner un peu de mal, juste parce qu’ils peuvent se payer les armes, ou sera le plaisir ? On va avoir des mecs blasés qui se baladent un peu partout san buts…
– « Ah toi aussi t’as l’arme ultime du jeu !? T’as butté le grand dragon sacré ? »
– « Non, j’ai profité des soldes hier, et attends ! T’as pas vu ma nouvelle petite veste à paillette avec une tête de mort ! »

Les MMORPG de demain marcheront comme les jeux de Zynga et autre, tous les codes du social gaming que tout le monde annonce comme « mort » sont là, Zynga se vautre en bourse parce que les gars ont géré ça n’importe comment, mais la vérité c’est que le social gaming ça rapporte du blé d’une manière lamentable, mais efficace, et c’est pas près de disparaitre.
Sim City Social, Metal Gear Solid Social Ops, et Warcraft Ville dans ta face dès demain, c’est ça qu’on va manger.

XCOM: Enemy Unknown – Xbox 360

En 1994 sortait sur PC et Amiga UFO: Enemy Unknown, un jeu de gestion et de stratégie au tour par tour, dans lequel vous dirigez une organisation lutant contre des envahisseurs. Le jeu est également sorti en 1995 sur [NOW LOADING] Playstation.

Rapidement devenu culte, la série rebaptisée XCOM a connu plusieurs suites, et quelques clones ou jeux inspirés comme UFO: Extraterrestrials, des jeux gratuits comme UFO: Alien Invasion, ou encore des versions multijoueurs comme UFO 2000.
Et cette année, un remake plutôt attendu développé par Firaxis et édité par 2K Games est enfin sorti sur PC, Xbox 360 et Playstation 3 : XCOM: Enemy Unknown.

Remake ? Reboot ? Adaptation ?

Grand fan du premier jeu, j’avais quelques craintes en ce qui concerne ce remake, et globalement elles étaient fondées, même si malgré tout le jeu reste assez bon.

Ce XCOM est bien différent de l’original, on ne peut pas vraiment parler de refonte, mais peut-être de remake, de reboot puisque le terme est à la mode, ou pour parler français d’adaptation.

Graphiquement la refonte est réussie, ce n’est pas une claque graphique, et les personnages ne sont pas particulièrement charismatiques, mais pour ce genre de jeu, ça passe très bien.
C’est au niveau du fonctionnement du jeu que ça passe moins, beaucoup d’éléments – trop diront certains – ont changé, et c’est vrai qu’on peut se demander un peu pourquoi.

Globalement la gestion de la base a été outrageusement simplifié, j’éviterais de dire « casualisé » car je trouve ce terme un peu galvaudé, mais je reprendrais l’expression « XCOM pour les nuls » que m’a sorti Philippe Dubois, président d’MO5.COM, car elle convient très bien.

Pour lister quelques différences importantes que j’ai noté, ou qu’on m’a rappelé au cours de diverses discussions autour du jeu :

  • Vous n’aurez qu’une seule base, et sa gestion des sera vraiment simplifiée
  • Pas besoin de gérer les salaires du personnel ou les quartiers d’habitation
  • On ne peut recruter que des soldats, pas des ingénieurs ou des scientifiques
  • On ne peut faire qu’une seule recherche
  • Les ingénieurs peuvent parfois produire instantanément des dizaines d’équipements ou d’armes, seul la production de vaisseau prendra du temps
  • Une seule base Alien dans tout le jeu, et une fin différente
  • Pas de patrouilles avec les intercepteurs
  • Très peu de contrôle lors des combats aérien
  • Seulement 6 soldats maximum lors des missions
  • Plus de barre d’action, avec des points utilisables comme on veut. On a des actions qui peuvent terminer automatiquement un tour, comme recharger ou tirer, en fonction des spécialités développés pour vos soldats vous pourrez tirer deux fois, ou vous déplacer après un premier tir, mais ça limite pas mal quand même.
  • 1 seul slot (deux suivant la spécialisation) pour l’équipement des soldats
  • On ne récupère pas d’armes extra terrestre sauf quand on les capture, même une attaque psy détruira une arme en fragments

Je ne suis pas contre les changements, mais quand même, on est en droit de se demander pourquoi avoir changé et simplifié autant de choses…
Sur pas mal de points, on a l’impression que le jeu a été prévu pour être plus accessible.

Une gestion simplifiée, mais un peu lourde

La gestion de la base globalement simplifié pour se concentrer sur les missions est un bon exemple de cette volonté de rendre le jeu accessible.
Mais, en contre partie d’une gestion avancée, on se retrouve avec un système simple mais un peu lourd d’après moi.

Pour débloquer les recherches ou la possibilité de produire certaines armes ou équipement, il faudra un nombre de scientifique ou d’ingénieur précis, et puisqu’on ne peut pas les recruter, il faudra se lancer dans la construction d’atelier, attendre le rapport du conseil en fin de mois pour obtenir de l’aide de la part des pays soutenant le projet XCOM, et parfois choisir d’intervenir sur un pays plutôt qu’un autre, pour obtenir la récompense la plus intéressante : ingénieurs, scientifiques, ou tout simplement de l’argent.
C’est ce fonctionnement que j’ai eu du mal à digérer qui a fait que l’Egypte m’a lâché au bout de deux ou trois mois, j’avais besoin de scientifiques, et j’ai décidé d’intervenir dans un autre pays plutôt que chez eux… Bon si j’avais su, j’aurais relancé ma sauvegarde jusqu’à ce que la mission en Egypte me propose bien des scientifiques (ça c’est cadeau, je vous le dis, l’oubliez pas, les récompenses sont en random, donc pensez à faire une sauvegarde avant d’aller faire un scan sur la geoscape).

On s’habitue à se fonctionnement, mais le rythme est un peu ralenti, et ça nous fait constater le côté assez linéaire du déroulement d’un mois dans le jeu, on a à peu près le même nombre de missions chaque mois, un OVNI, un enlèvement, une mission du conseil…

Acheter la Wii U au meilleur prix

La Wii U arrive le 30 novembre en France, et comme pas mal de blogger et autres journalistes, je vérifie régulièrement les offres les plus intéressantes pour l’acheter le jour de sa sortie.
J’ai essayé de compiler ici les plus représentatives, magasin en ligne, boutique classique, et grande surface.

Pour le moment Auchan pratique les tarifs les plus agressifs pour les packs, les autres grandes surfaces se permettront très certainement de tels tarifs, ou promotions avec des sommes reversés sur les cartes de fidélités par exemple.

Jeux Wii U

Les trois jeux qui devraient le plus se vendre à la sortie : Nintendo Land, New Super Mario Bros. U de Nintendo et Zombi U d’Ubisoft.

Votre choix dépendra surtout du pack et des jeux que vous souhaiterez acheter.
Si vous décidez de prendre un pack Premium avec en plus New Super Mario Bros U, c’est chez Cultura que l’offre sera la plus intéressante, et à un euro de plus chez Virgin.
Pour le pack Premium Zombi U + New Super Mario Bros U, on arrive à 399 euros chez Auchan qui propose le jeu à 50 euros, et donc 399,99 euros au total avec l’offre chez Cultura.
Donc, ça fait à peu près un euro de différence dans les deux cas, ça vous laisse un peu d’argent pour vous payer un pain au chocolat (attention de ne pas vous le faire voler).

Les offres en détails

Ces offres sont celles constatées au 08/11/2012, je mettrais à jour les offres si il y a de gros changements.

Auchan

Wii U Basic : 269 euros
Wii U Premium : 315 euros
Wii U Premium Zombi U : 349 euros

Virgin Megastore

Wii U Basic : 299,99 euros
Wii U Premium : 349,99 euros
Virgin Megastore propose pour 1€ de plus le jeu New Super Mario Bros U si vous réservez la console en magasin.

Fnac

Wii U Premium : 349 euros
Wii U Premium Zombi U : 389 euros
La Fnac vous offre 50€ en chèques cadeaux pour toute précommande d’une console Nintendo Wii U sur Fnac.com ou en magasins pour les adhérents et les Gamers Fnac.

Cultura

Wii U Basic : 299,99 euros (plus disponible à la réservation)
Wii U Premium : 349,99 euros
Wii U Premium Zombi U : 399,99 euros
Cultura vous offre New Super Mario Bros. U pour la réservation d’un pack Wii U.

Micromania

Wii U Basic : 299,99 euros
Wii U Premium : 349,99 euros
Wii U Premium Zombi U : 399,99 euros
Pour toute précommande de la Wii U chez Micromania, recevez un spécial Jeu Vidéo Magazine Hors Série Wii U.

La PC-Engine a 25 ans !

Le 30 octobre 2012, la console PC-Engine de Nec fêtera ses 25 ans, pour l’occasion les éditions Pix’n Love sortiront un joli coffret collector réunissant la Bible PC-Engine Volume 1 : Les HuCards, et la Bible PC-Engine Volume 2 : Les CD-Roms.

Si vous n’avez aucun de ces ouvrages, ou si vous êtes un collectionneurs, vous pouvez dès à présent le pré-commander sur le site de Pix’N Love !

Collector Bible PC Engine Vol1 - Vol.2

Le design de ce coffret reprend celui de l’Interface Unit, l’image est une illustration, le produit final ne doit pas encore être imprimé.

La PC Engine, une console mythique

Sortie en 1987 au Japon, ce n’est qu’en 1989 que j’ai vraiment pu tester la PC-Engine au même moment ou je découvrais la megadrive, les deux consoles avaient été importées du Japon par un ami de mon frère, j’avais alors seulement 10 ans.
Je l’ai revue ensuite plusieurs fois notamment en 1990, elle était accompagnée de l’interface unit et de quelques jeux tournant sur CD-ROM comme Cobra, Wonder Boy III : Monster Lair, Red Alert ou Final Zone 2, loin d’être incontournables ces titres m’ont pourtant marqué à l’époque, il faut dire que c’était la première fois que je voyais des jeux CD, et à cet age on est vite impressionné !

Si la Megadrive était techniquement supérieure, la PC-Engine avait ce petit truc en plus, surtout avec les jeux CD-ROM qui nous offraient des musiques exceptionnelles pour l’époque, et des introductions de jeu qui me rappelaient celles qu’on pouvait voir sur les jeux MSX. Le lien avec le MSX était d’autant plus fort que la puce sonore de la machine avait un rendu proche de la puce SCC que Konami mettait dans quelques-uns de ces jeux MSX, comme Gradius 2 ou Metal Gear 2 : Solid Snake.
Je me souviens à l’époque avoir enregistré sur cassette audio les musiques des jeux pour les écouter avec mon Walkman (ça fait plus de 20, il y a prescription non ?), j’avais même emporté les cassettes en classe de neige… Il faudra que je pense à raconter ça dans ma biographie…

La PC-Engine a fait parti comme la Neo Geo de ces consoles auxquelles je ne jouais que chez les autres, faute de moyens. En effet, j’ai longtemps attendu avant d’avoir ma propre console, d’abord j’ai eu une Core GraphX en 1992, puis en 1997 une Duo-R (merci Nephem).
C’est Sodipeng qui avait réussi à faire sortir la console en France, Nec visait le marché américain, et ne s’était pas trop intéressé à l’Europe.
Sodipeng n’avait pas les moyens financier nécessaires pour faire la promotion de sa console, et même si chez les joueurs avertis elle avait une belle réputation, elle n’a jamais vraiment eu le succès qu’elle méritait.
Aux USA, même si Nec a bien vendu sa console, elle n’a pas su rivaliser avec la Genesis (le nom de la Megadrive aux USA), je me suis souvent demandé si la Genesis aurait eu autant de succès, si la PC-Engine avait eu plus de publicité.
C’est pour cette raison que malgré beaucoup de sorties aux USA, la PC-Engine reste une console très japonaise.

La PC-Engine est pour beaucoup de joueurs une machine mythique, parce qu’on ne la voyait pas chez tout le monde, parce qu’elle a été la première à avoir un lecteur CD-ROM, et surtout grâce à sa ludothèque particulièrement riche, avec des titres comme PC Kid, Ninja Spirit, Devil’s Crush, Bomberman jouable à 5, les RPG Tengai Makyo, Castlevania : Rondo of blood, et un nombre de shoot’em up cultes comme Gunhed, Soldier Blade, Winds of Thunder, Spriggan… La liste est incroyablement longue pour une console que la plupart de mes camarades d’école ne connaissaient même pas !

Joyeux anniversaire chère PC-Engine !

La Wii U sortira le 30 novembre en Europe

Aujourd’hui ont eu lieu les conférences tant attendues de Nintendo concernant la date de sortie de la Wii U, ainsi que son prix.
Contrairement à ce que les informations qu’on avait pu obtenir pouvaient nous faire croire, la console ne sortira pas en octobre, mais en novembre, et même en décembre pour le Japon.

Le 8 décembre 2012 au Japon

Nous avons donc appris ce matin que la Wii U sortirait le 8 décembre au Japon, et deux modèles seront disponibles, une version Basic Set blanche avec 8Go de mémoire flash pour 26250 yens, et une version Premium Set avec 32Go de mémoire pour 31500 yens.
Cette version Deluxe incluera un socle pour la console et le GamePad, plus un forfait Nintendo Network Premium valable jusqu’à fin 2014, soit un peu plus de deux ans.
Un autre set est également prévu au Japon, équivalent au Premium Set mais avec Monster Hunter 3G, pour 38850yens.

Console WiiU Basic Blanche Console WiiU Premium Noire

Le Basic Set est proposé à un prix supérieur mais finalement assez proche des prix de départ des consoles de chez Nintendo au Japon, qui depuis la Super Famicom étaient toutes vendues 25000 yens, c’est un prix assez attractif pour une nouvelle console si on compare au prix de la Playstation 3 à son lancement (49980 yens), la comparaison avec le prix de lancement de la Xbox 360 (29800 yens) est déjà moins avantageux, d’autant que la Wii U sortira presque 7 ans après, mais il faut prendre en compte le GamePad, qui seul sera vendu 13440 yens, presque la moitié du prix de la console.

Pour accompagner leur console le jour J, voici la liste des jeux que les japonais pourront acheter :

  1. Nintendo Land
  2. New Super Mario Bros U
  3. Zombi U
  4. Monster Hunter Tri G (Ultimate)
  5. Ninja Gaiden 3
  6. Warrios Orochi 2
  7. Tekken Tag Tournament 2
  8. Assassin’s Creed 3
  9. Batman Arkham City

Le 18 novembre en Amérique du Nord, et le 30 novembre en Europe

Dans l’après-midi, les dates américaines et européennes ont été annoncées, et comme pour la Wii la console sort bien avant en Amérique du Nord, le 18 novembre, et cette fois ci elle sort également avant en Europe, le 30 novembre. Les Japonais sont donc les derniers servis, ce qui est assez étonnant.

Les offres sont un peu différentes, le Basic Pack (et pas « Set » comme au Japon) sera identique à la version japonaise, avec un prix de 300 dollars, mais le Premium Pack lui est accompagné d’un jeu, Nintendo Land, pour 350 dollars.
Pour les prix européens, il faudra compter 299,99 euros pour le Basic Pack, 349,99 euros pour le Premium Pack d’après les premiers sites qui la propose en vente.

Pas de pack Monster Hunter 3G, le jeu sortira plus tard chez nous, en mars 2013, cependant il y aura un Pack ZombiU, un Premium Pack contenant le jeu ZombiU à la place de Nintendo Land et en plus une manette pro (à confirmer car ce n’est pas listé sur tous les sites qui vendent ce pack), annoncé chez GAME.fr pour 389,99 euros, et 399,99 chez Micromania. Sachant que j’avais prévu d’acheter ce jeu développé par nos amis d’Ubisoft Montpellier, ce pack sera fait pour moi !

Les jeux disponibles à la sortie seront :

  1. Nintendo Land
  2. New Super Mario Bros U
  3. ZombiU
  4. Rayman Legends
  5. Mass Effect 3
  6. FIFA 13
  7. Call of Duty Black OPS 2

Et il y aura aussi des jeux disponibles en téléchargement sur le eShop. On peut s’attendre à ce que cette liste s’allonge dans les semaines qui vont suivre.

Quelques infos supplémentaires…

La console lira des disques d’une capacité de 25 Go, l’équivalent d’un Blu Ray simple couche, mais il n’est pas indiqué si ce format est vraiment le Blu Ray, et si la console sera capable de lire des films en Blu Ray.

En ce qui concerne les accessoires, il sera possible d’acheter un GamePad supplémentaire, annoncé au Japon pour 13440 yens, le Wii U Controller Pro – qui est la manette « normale » en quelque sorte – sera proposé pour 5040 yens, le socle pour recharger le GamePad et socle simple pour le poser (probablement utilse pour certains jeux) seront vendus 1890 yens, et le socle pour poser la machine à la verticale sera lui à 315 yens. Un pack « Wii » est également prévu pour ceux qui n’avaient pas la console, et contiendra une Wiimote, un Nunchuck et la Sensor Bar pour 5250 yens.

En ce qui concerne les jeux, Nintendo Land est annoncé à 4935 yens, et New Super Mario Bros. U à 5985 yens, sachant que les jeux Nintendo sont souvent moins chers, on peut s’attendre à des prix équivalent aux jeux PS3 et Xbox 360, c’est à dire plus de 7000 yens.

Pour information, 100 yens correspondent environ à 1 euro, la conversion est vite faite.

Vous trouverez plus d’infos sur la console, et une liste des jeux prévus sur le site officiel de Nintendo.

Nintendo emploie les grand moyens

Après la Wii qui misait tout sur la Wiimote avec une console dont la technologie était quasi similaire à la génération précédente, Nintendo nous refait un peu le même coup en sortant 7 ans après la Xbox 360 une console enfin HD, en misant beaucoup sur le GamePad, mais aussi en jouant la continuité en restant compatible avec la Wiimote mais aussi la Wii Balance Board.

Pour réussir à vendre cette Wii U, cette fois ci il va falloir des jeux, et ne serait-ce qu’avec Mario, on a une killer app en puissance.
Ensuite, les choix des packs sont assez bien vu, un Pack avec Monster Hunter 3G au Japon, un pack découverte avec Nintendo Land et un pack « gamer » avec ZombiU et le controller Pro en Europe, c’est plutôt bien vu.
Et bien entendu, la console sort en fin d’année, et fait un cadeau de noël idéal…

J’ai donc du mal à croire que Nintendo rate la sortie de la Wii U, et je pense qu’avec les licences Nintendo (Mario, Zelda, Mario Party, Mario Kart, Wario, et bien sûr Pokemon), il y aura de la matière pendant quelques temps, mais comme pour la Wii à l’époque, on pourra s’inquiète sur le long terme, avec une nouvelle génération qui devrait vraisemblablement sortir à la fin de l’année prochaine, ça ne sera pas peut-être pas évident de rivaliser longtemps, et il reste à voir jusqu’à quel point les développeurs tiers vont s’impliquer pour réussir à créer du contenu innovant pour cette machine…

Retrogaming – À quel moment un jeu devient-il rétro ?

Lorsque j’ai commencé à installer ce blog, je voulais une catégorie retro, pour pouvoir parler de vieux jeux, et de vieilles machines.
Et au moment ou j’ai voulu créer cette rubrique je me suis demandé : « Mais à partir de quel moment peut-on parler de retrogaming ? ».
Avant de tenter de répondre à cette question, il faut déjà se demander qu’est ce que le retrogaming, qui sont les retrogamers, et qu’est ce qu’un jeu retro.

Le retrogaming c’est quoi ?

On présente souvent le retrogaming comme le simple fait de jouer à de vieux jeux. On parle aussi de old school gaming, et de classic gaming. Ce terme englobe également le fait de collectionner les jeux, les machines, les bornes d’arcades…

Dire qu’on joue à des « vieux jeux » suffit généralement à se faire comprendre, mais c’est tout aussi vague que dire « je fais du sport », ou « je joue aux jeux vidéo », effectivement un type qui fait des soirées FIFA ou PES avec ses potes n’a pas grand chose à voir avec un accroc aux SIMS.

On pourra trouver chez les retrogamers des spécialistes de certaines époques, ou certaines machines, mais aussi des gens qui n’aiment qu’un seul genre.

Pour définir le retrogaming, il faut s’intéresser aux retrogamers, et bien comprendre ce qu’on peut appeler un jeu retro.

Le nostalgique, le bidouilleurs, l’archéologue, le monomaniaque, le casual gamer…

Je pense qu’une grande partie des retrogamers sont des nostalgiques, ils aiment rejouer aux jeux de leur enfance, retrouver les sensations, et parfois pouvoir réaliser leurs rêves en achetant enfin les jeux et machines qu’ils n’avaient pu voir qu’en magasin ou dans des magazines.
Parmi cette catégorie on retrouve aussi ceux qui sont fans d’une génération, d’une seule marque voire un seul modèle de micro ou de console.

Il y a ensuite les bidouilleurs, les fans de cartes d’arcades ou de machines exotiques, passionnés par le fait de pouvoir faire marcher des jeux vraiment particuliers, nécessitant des branchements spéciaux, et parfois même des réparations.

L’archéologue ou l’historien aime fouiller les magasins, les brocantes, pour dénicher de vieilles choses rares, et parfois précieuses.
Le nez dans le dictionnaire, il passera ses nuits à traduire d’obscures articles sur des sites étrangers, pour obtenir toutes les informations possibles, connaitre tous les jeux d’un studio, tous les épisodes d’une saga, ou encore tous les projets sur lequel son compositeur favoris à fait des musiques.
Il aimera également pouvoir analyser l’évolution d’un genre, en testant des titres phares de certaines époques…

Le monomaniaque lui se concentrera vraiment sur un genre, par exemple les shoot them up, il pourra chercher à finir tous les jeux existant dans ce genre, parfois pour trouver « le meilleur », son profil se rapprochera d’ailleurs quelque peu de celui d’un historien.

Enfin, il y a ce qu’on pourrait potentiellement appeler le casual gamer (terme sur lequel je reviendrais dans un prochain dossier), celui qui aime tout simplement jouer et qui pourra autant s’amuser avec un jeu récent ou ancien, car il ne cherche pas la technique, mais le divertissement.
Il trouvera son bonheur avec des jeux anciens qui permettent de courtes sessions, avec des commandes simples qu’on n’a pas besoin d’apprendre avec un long tutorial, et un plaisir de jeu immédiat.

Il y a surement moyen de lister d’autres profils…

Je pense qu’un retrogamer c’est un peu tout ça à la fois, on a juste des tendances plus fortes que d’autre. Je me qualifie comme un retrogamer principalement nostalgique, mais aussi un peu historien, un peu monomaniaque, un peu casual gamer…

Le point commun de tous ces profils de retrogamers, c’est qu’ils se retrouvent tous à un moment donné à jouer, et bien entendu, jouer à des jeux rétro.

Le retro peut-il être considéré comme un genre de jeu ?

Non, les jeux retro sont avant tout des jeux anciens, il y a ensuite plusieurs genres de jeux.

Le problème, c’est que certains parlent de jeux en les qualifiant de rétro, ou de néo-rétro, et se contentant de les présenter ainsi, sans plus de détails, ce qui conduit parfois certains à penser que le retro est un « genre » de jeu.

Quand peut-on qualifier un jeu de retro ?

Considérant les jeux vidéo comme une forme d’art (là aussi, cela fera l’objet d’un prochain dossier), je situe la création dans le temps, et si un genre peut être représentatif d’une époque, il n’y a rien qui le condamne à disparaitre, on peut pour illustrer ces propos prendre l’exemple du cinéma muet, qui a surtout eu du succès au début du XXe siècle, ça n’a pas empêché Michel Hazanavicius de réaliser en 2011 The Artist.

Un jeu réalisé il y a plus de 20 ans est en quelque sorte un témoignage de son époque, on pourra vraiment parler de « retro » ou « vintage », alors qu’un nouveau jeu avec les mêmes mécanismes qu’il y a 20 ans reste un nouveau jeu.
Le créateur aura malgré lui subit les influences des années passées, même si il utilise des technologie anciennes, et qu’il tente de s’inspirer au maximum d’une époque, il créé quelque chose de nouveau.

Prenons le cas de Megaman 9 et 10, ils ont été développés en respectant à peu près les contraintes d’un vieux support, la NES, qui fêtera ses 30 ans en 2013, mais ce sont bien deux nouveaux épisodes, qui font suite à Megaman 8.

A l’inverse, je considèrerais un remake d’un vieux jeu comme du retrogaming, car même si il y  a une amélioration graphique ou autre, le jeu a été conçu il y a longtemps, et son gameplay date de cette époque.

Je reviens enfin sur ce terme de néo-rétro, qui même si il permet quelque part de différencier un vieux jeu d’un nouveau, reste assez vague. Sans l’appuie de screenshots on ne sait pas vraiment pourquoi le jeu est néo-rétro, est-ce que c’est au niveau des graphismes, de la musiques, du gameplay ? Je préfèrerais éviter autant que possible ce terme en ce qui me concerne.

HexGL : Un jeu de course en HTML5, Javascript et WebGL

HexGL est un jeu de course futuriste dans l’esprit de F-Zero ou WipEout, développé par Thibaut Despoulain, avec HTML5, Javascript et WebGL.
Le jeu tourne donc sur un navigateur récent, une tablette ou un smartphone compatible.
Vous pouvez le tester à cette adresse : http://hexgl.bkcore.com/

C’est une beta version, et pourtant le résultat est déjà carrément bluffant, et nous laisse entrevoir les jeux qu’on pourrait avoir sur nos navigateurs d’ici quelques temps.

Il n’y a qu’un seul mode, celui qui consiste à faire le meilleur temps, et autant vous le dire il y a déjà des scores assez impressionnants…

HexGL

Je l’ai essayé avec mon PC pro : Windows 7, Firefox 14, i5-2400 quad core à 3.1 GHz et une GTS450, avec une config de ce type, le mode Ultra tourne sans problème, je ne sais pas encore ce que ça donne avec une config type portable ou une tablette, dès que j’ai l’occasion d’essayer je vous donnerais mes impressions.

MAJ 19/08/2012 :
Impossible de le faire tourner correctement avec ma Samsung Galaxy 2, probablement à cause de la carte graphique.

HexGL Samsung Galaxy Tab 2

Avec un PC Portable sous Windows 7, équipé d’un Celeron 900 à 2.2 GHz, et d’une carte graphique Mobile Intel 4 series express, en utilisant également Firefox 14, ça tourne très lentement même en configuration mobile.
Et j’ai à peu près le même résultat avec un Macbook.

En bref, il faut de la grosse config pour que ça tourne correctement.

Le piège des 100%

La liste des choses qui tentent d’augmenter la durée de vie d’un jeu est longue…
Trouver tous les objets, obtenir tous les trophées, finir toutes les mini quêtes, battre le boss secret qui enlève toute l’énergie en un coup, pour enfin finir le jeu à 100%…
Est-ce que c’est l’ultime piège que nous tend un jeu aujourd’hui ?

Je vais prendre pour exemple les J-RPG, le genre souffre de problèmes récurrents qui mériterait un dossier complet à lui seul, mais ici ce type de jeu me permettra de bien illustrer ce que je veux dire.

15 heures de jeu ou 150 heures d’ennui ?

Il n’y a bientôt une vingtaine d’année, on se contentait sans problème d’un J-RPG fini en 15 ou 20 heures, comme Chrono Trigger, ou Phantasy Star 4.
C’était une autre époque, et 15-20 heures c’était déjà très honorable, mais par rapport au standard d’aujourd’hui un J-RPG qui a une telle durée de vie se fera allumer par les critiques et par les joueurs.

Et pourtant, j’ai fini Chrono Trigger quand je l’ai acheté en 1996, quelques mois plus tard je l’ai recommencé, et puis je l’ai racheté lors de sa réédition sur Nintendo DS, et je me suis bien amusé une fois de plus, pas uniquement par nostalgie, mais parce que le jeu est formidablement bien rythmé.
Aucun besoin de faire du levelling, les différentes péripéties de nos personnages s’enchaînent très bien, on ne s’ennuie pas, et quand on arrive au bout, on est satisfait.

Est-ce que sa durée de vie est vraiment si courte que ça puisque l’envie de rejouer est là ? Je l’ai fait 3 fois, et il est fort probable que je le refasse un jour ou l’autre, si on additionne le temps de jeu, ça commence à être pas mal !

La rejouabilité ainsi que le plaisir pris lors de chaque partie d’un titre est d’après moi bien plus importante que la durée de vie d’une partie complète.

Depuis quand un jeu doit être long pour être bon ?

Une sauvegarde de J-RPG depuis pas mal d’années peut afficher de 50 à 150 heures, mais sur toutes ces heures de jeu est-ce qu’on a vraiment pris du plaisir ? Ce n’est malheureusement pas souvent le cas.

L’exigence en terme de temps de jeu à augmenté avec le temps, pour justifier les sommes qu’on investissait, ou pour tout simplement faire la course à celui qui sera le plus long à finir.

Rajouter du contenu pour offrir une réelle quête de plus de 50 heures prendrait beaucoup de temps en développement, et comme pour une bonne série qui fait la saison de trop, le scénario serait artificiellement allongée, la qualité s’en ressentirait. Alors on allonge le temps de toutes les manières possibles.

Un système de progression des personnages complexe mais surtout très lent obligeant à recommencer une partie pour avoir la progression parfaite et à faire plus de combats, repasser cents fois par les mêmes sentiers, des dialogues parlés impossibles à passer avec une mise en scène lourde, n’oublions pas les tutoriels pour système de combat interminables…

J’ai souvent lâché des jeux avant d’atteindre une dizaine d’heure par ennuie, et quand un jeu m’a pris plus de 50 heures je me dis que je ne le recommencerais jamais, parce que je sais qu’il y a des moments que je n’ai pas envie de refaire.
Pire, il y a des cas ou après une heure de tutoriel mortellement ennuyeux, alors que j’avais enfin le droit de marcher tout seul, je me suis mis à chercher désespérément un point de sauvegarde pour éteindre et rejouer plus tard sans avoir à subir une nouvelle fois tout ça, et finalement je n’ai jamais relancé le jeu tellement ma première impression n’était qu’ennuie et frustration !

Et là on ne parle que de la quête principale !

Désormais, quêtes annexes inintéressantes utilisant les mêmes environnements, les mêmes ennemis, trouver des objets inutiles, battre un boss caché qui débloque une zone bonus rajoutée à l’arrache dans le jeu, et les fameux trophées qu’on affiche comme des médailles sur son compte…

Le pire c’est que certains jeux tournent désormais sur le système des quêtes annexes, le scénario de base ne fera que 20 lignes, et vous passerez 60 heures à aller tuer les 20 mêmes ennemis dans les 4 mêmes décors du jeu pour récolter les ingrédients nécessaires à la construction d’une nouvelle robe pour la vendeuse de potions.

Toutes ces choses sont rajoutées pour qu’on puisse dire « Le jeu est cours, mais le challenge est relevé pour celui qui voudra tout débloquer ! ».

Eh bien non merci. Je préfère recommencer une fois de plus Chrono Trigger que de perdre 20 heures à slasher du zombi pour débloquer une arme en os et un trophée à la con.