Code of Princess – Nintendo 3DS

Code of Princess est un beat’em up 2D sur Nintendo 3DS, développé par Agatsuma Entertainement et disponible en cartouche depuis le 19 avril 2012 au Japon, et le 9 octobre 2012 en Amérique du Nord.
Le jeu avait eu droit à une version sous boîtier carton, accompagnée d’un mini artbook, et d’un CD 8 titre reprenant les thèmes du jeu.

Code of Princess box USA

La version américaine de Code of Princess © Atlus

Sa sortie en Europe, uniquement en dématérialisé sur l’eShop, à été annoncée hier, c’est l’occasion pour moi d’en faire une rapide review…

Un petit gout de Guardian Heroes

Si vous avez eu une Sega Saturn, vous vous souvenez très probablement de l’excellent Guardian Heroes de Treasure, ce beat’em up culte dont la pratique assidue aurait permis à un membre de Gamedaba d’obtenir son DEA informatique…

Guardian Heroes cover

Guardian Heroes version Japonaise © Sega & Treasure

Il suffit de voir quelques captures d’écrans, ou vidéos de Code of Princess pour penser directement à Guardian Heros, et ce n’est pas un hasard puisque Tetsuhiko Kikuchi dit « Han » et Masaki Ukyo ont travaillé sur les deux jeux.

Menu Royal DeLuxcalibur

Au moment ou le royaume de DeLuxia se fait attaquer par l’armée de Distron, l’héroïne du jeu, la princesse Solange Blanchefleur De Lux, est contrainte à fuir en emportant au passage l’épée sacré DeLuxcalibur, elle cherchera ensuite à comprendre pourquoi cette attaque a eu lieu, et qui se cache derrière tout ça.
Solange sera rapidement rejointe par tout un tas de nouveaux personnages, la voleuse Ali Baba, la nécromancienne Lady Zozo, le barde Allegro, et beaucoup d’autres pour finir par constituer une fine équipe de combattants avec des styles bien différents.

Le scénario principal est donc assez classique, les différentes phases de discussions pas forcément toutes passionnantes, mais heureusement elles sont assez courtes, et quand on recommence une mission on peut accélérer et skipper tout ça.
Certains personnages sont rapidement attachants comme la nécromancienne, d’autre beaucoup plus pénibles, mais c’est un peu le lot de tout les jeux d’aventure Japonais…

Du beat’em up taillé pour une console portable

Code of Princess est donc un beat’em up aventure, votre personnage gagne de l’expérience, et peut être équipé avec de nouvelles armes, armures et objets trouvés tout au long du jeu.

Le jeu est découpé en missions, les missions principales avec le scénario, plus des missions bonus un peu plus difficiles, toutes rejouables à l’infini pour monter en niveau, ou trouver de nouveaux objets.
Les zones de combats sont assez petites, et les missions clairement conçu pour de courtes sessions de jeu, entre deux changements de métro ou de bus.
C’est assez fréquent d’avoir des jeux découpés de la sorte sur portable, ce n’est pas vraiment un gros problème, mais c’est parfois gênant, on aurait aimé pouvoir tout enchainer plus facilement, comme dans un beat’em up arcade classique.

Tout au long de l’aventure, vous débloquerez de nouveaux personnages, tous jouables avec des styles bien différents qui seront plus ou moins efficace en fonction des ennemis à combattre.
Vous pourrez faire la quête principale avec chacun d’entre eux, avec quelques différences dans le scénario, puisque vous n’aurez que le début de leur histoire, juste avant leur rencontre avec Solange.

Notez bien que votre inventaire et vos niveaux sont sauvegardés, et donc si vraiment vous n’arrivez pas à terminer une mission, vous pouvez faire du level dans des missions plus faciles, ce qui est un peu honteux certes, mais pratique quand on voit la faiblesse de certains personnages.

Vous débloquerez également tous les ennemis, qui ne seront jouables qu’en mode versus, jusqu’à 4 joueurs, en local ou en ligne.

Ça a le gout de Guardian Heroes, mais ça n’est pas Guardian Heroes !

La comparaison est inévitable, Guardian Heroes à l’époque était particulièrement jouissif, construit comme un beat’em up qui se fait d’une traite, avec un système d’embranchement permettant de vivre une aventure différente à chaque partie, l’Undead qu’on pouvait désactiver, et que quelqu’un réactivait toujours par erreur, et une gestion de la progression de son personnage qui repart de zéro au début de l’aventure.
Et puis avec la version Saturn on avait le sextupleur pour plus de plaisir – et de bordel – en mode versus, ce que le portage du jeu sur Xbox Live Arcade ne propose pas d’ailleurs, limitant le versus à 4 joueurs.

Code of Princess lui est bien moins fluide à cause de son système de mission, et c’est peut-être son principal défaut, car en dehors de ça le jeu m’a bien plus accroché qu’un Advance Guardian Heroes par exemple, on peut se permettre d’enchainer les missions sans s’ennuyer, et on a vite envie de connaitre la suite du scénario, et d’en voir le bout.

Le jeu est plutôt bien réalisé, même si les décors en 3D ne sont pas terrible et l’effet 3D vraiment pas intéressant, le character design lui est soigné, les animés signés Bones sont de qualité, et la bande son pas inoubliable reste agréable.

Le mode versus est jouable à 4, ce qui est déjà suffisant pour que ce soit le boxon, et vu la variété de personnages, on a moyen d’équilibrer le tout en forçant un joueur un peu trop fort à prendre un personnage bien faible, et s’acharner lâchement à trois sur lui, comme il le mérite.

De plus on ne peut pas dire que le genre soit surreprésenté ces derniers temps, alors ce serait dommage de passer à côté, en espérant que le prix sur l’eShop ne sera pas trop élevé, comme aux USA ou le jeu coute quand même 39,99 dollars, c’est à dire le même prix que la version en boîte…

MAJ 22/03/2013 : La date de sortie est désormais connue, ce sera le jeudi 28 mars 2013, et pour 29,99 euros.

Etrian Odyssey IV : Legends of the Titan annoncé en Europe

Après Code of Princess, c’est au tour d’Etrian Odyssey IV d’être annoncé sur 3DS en Europe pour le printemps 2013, il n’y pas eu de détails par contre posi le jeu. C’est ce qu’on a appris avec le Nintendo Direct du 14 février 2013 (à 25 minutes et 7 secondes).

Excellente nouvelle pour les fans de jeux de rôles à l’ancienne, où il est possible de mourir, si, si, ça existe encore !
Les fans Européens n’auront pas eu droit à Etrian Odyssey II : Heroes of Lagaard, ni à Etrian Odyssey III : The Drowned City, uniquement sortis au Japon et en Amérique du nord, mais ils auront ce quatrième épisode qu’on espérait plus voir sortir.

Code of Princess annoncé sur l’eShop 3DS en Europe

L’excellent Code of Princess sorti sur 3DS en 2013 au Japon et en Amérique du Nord est finalement annoncé pour le printemps en Europe alors qu’on ne l’attendais plus, mais uniquement sur l’eShop.

L’information nous vient de la chaîne Youtube de Nintendo France.

MAJ 22/03/2013 : La date de sortie est désormais connue, ce sera le jeudi 28 mars 2013, et pour 29,99 euros.
En attendant, vous pouvez consulter notre rapide review du jeu.

Baisse de prix pour la Wii U ?

En scannant le catalogue Auchan pour rajouter un visuel sur l’article concernant Starcraft II et Diablo III, je me suis rappelé qu’il y avait aussi une offre concernant le Premium Pack Wii U proposé à 315 euros, c’était le prix auquel était vendue la console à sa sortie, et depuis elle était repassé à 349 euros comme un peu partout ailleurs.

Cette baisse de prix ne concerne qu’un petit stock de 900 pièces, et la promotion s’arrêtera le 19 février.

Offre Auchan Wii U

Offre Auchan sur la Wii U Premium Pack à 315 euros

J’ai voulu vérifier si d’autres magasins faisaient aussi des baisses de prix, et j’ai constaté qu’on la trouvait relativement facilement entre 315 et 325 euros, et pas forcément dans des magasins en ligne.

Nintendo ne devrait pas baisser le prix de sa console avant encore un petit moment, mais certains magasins en ont décidé autrement. Si Rayman Legends n’avait pas été reporté une fois de plus, ça aurait peut-être pu remonter les chiffres de ventes.

La durée de vie de Metal Gear Rising en question

Dernièrement une capture d’écran de Metal Gear Rising : Revengeance faite à la fin du jeu, et affichant les résultats du joueur a fait hurler les foules… En fait non, pas grand monde, mais comme disait Thierry Roland il suffit d’un ou deux excités, et on peut créer un faux scandale…

TOTAL PLAY TIME : 05:34:07.06

Dans la catégorie des critiques qu’on fait aux jeux et dont je me moque généralement, il y a la durée de vie, surtout quand il s’agit de se baser bêtement sur le temps affiché par la sauvegarde.

Et c’est donc sur une capture d’écran sortie d’on ne sait ou, qu’une catégorie de gamer a commencé à se moquer de la durée de vie de Metal Gear Rising.

mgr

Image trouvée sur l’article d’examiner.com

À grand renfort de calculs savants prenant le prix du jeu et le divisant par le temps passé dessus – bien entendu le prix maximum constaté, et on arrondie à l’inférieur la durée affichée sur ce screenshot – ces quelques joueurs ont fait les pleureuses et probablement demandé à être remboursé, alors qu’ils n’avaient pas encore acheté le jeu, puisqu’il n’est pas sorti…

Atsushi Inaba à la rescousse

On est à l’heure ou il est important de réagir dans la seconde, et ou toute information publiée avec une heure de retard vous fera passer pour un gros ringard, donc quitte à dire n’importe quoi, il faut balancer l’info, et pondre un bon commentaire bien spontanée et si possible débile. C’est lamentable, et ça oblige maintenant les gens concernés à très vite devoir réagir eux aussi, mais de manière plus réfléchie, et c’est ce qu’à fait Atsushi Inaba de Platinum Games, producteur du jeu.

Sur son compte Tweeter, il a très simplement mis au clair certaines choses.

 

En résumé pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, les cut-scenes ne sont pas comptées, et seul le temps le plus rapide pour finir un chapitre du jeu sera conservé pour le résultat final. Et j’ajouterais que bien entendu, ça ne compte pas les éventuels GAME OVER.

Donc à moins de déjà connaitre le jeu par cœur, de finir chaque chapitre en ligne droite, de skipper tout le scénario, et de ne jamais perdre, il y a peu de chance pour que vous ne passiez que 5 heures sur le jeu. Au contraire, pour obtenir le meilleur temps, vous recommencerez surement plusieurs fois une même mission…

Et entre nous, après avoir testé la démo, ce n’est pas vraiment la durée de vie du jeu qui m’inquiète le plus.

20 euros de réduction sur Starcraft II et Diablo III

Si vous n’avez pas encore Starcraft II Wings of Liberty et Diablo III, sachez qu’Auchan propose du 13 au 19 février 2013 une remise en caisse de 20 euros, ce qui fait baisser respectivement les prix à 19,99 euros et 39,99 euros.

Scan de l'offre sur le catalogue Auchan

Scan de l’offre sur le catalogue Auchan

Pour Diablo III, c’est le prix auquel on trouve le jeu sur Amazon, mais pour Starcraft II c’est probablement le meilleur prix que j’ai vu depuis que le jeu est sorti, donc c’est une assez bonne affaire…

Starcraft 2

Rayman Legends annoncé sur PS3 et Xbox 360, et encore une fois repoussé sur Wii U

Rayman Legends qu’on peut déjà essayer dans une démo téléchargeable sur l’eShop – que je vous conseille – était jusqu’ici considéré comme une exclusivité sur Wii U prévue le 28 février 2013, et le 7 février lors du DICE à Las Vegas, Ubisoft a donc appris à tout le monde que le jeu était annoncé sur Xbox 360 et Playstation 3 pour septembre, l’information a été relayée sur Facebook dans un premier temps par Ubisoft Montréal, puis Ubisoft Montpellier en partageant un lien vers un article du site Edge a donc confirmé que la version Wii U serait repoussée pour sortir également en septembre.

Autant je m’attendais franchement à ce que le jeu sorte d’une manière ou d’une autre sur Playstation 3 et Xbox 360, dans une version retouchée pour adapter tout ce qui utilise le gamepad bien entendu, et je pensais même qu’on pourrait envisager une version PS Vita, avec un gameplay déjà plus proche de la version Wii U, d’ailleurs j’espère que ça arrivera, autant l’annonce d’un deuxième report je n’y pensais pas du tout, et ça commence à faire un peu pas sérieux…

Le jeu avait dans un premier temps été annoncé pour accompagner la sortie de la console, peu de temps avant le 30 novembre, le jeu n’étant visiblement pas prêt, sa sortie a été repoussée de trois mois, et maintenant à trois semaine de la date de sortie, on nous refait le coup du report, de sept mois cette fois ci…

Mais pourquoi encore un report ?

Habitant pas très loin de Montpellier, je pourrais sans me faire trop lyncher me permettre le cliché sur les gens du sud, qui ne bossent pas assez et passent leur temps à la plage, et je pourrais rajouter que déjà les français sont des feignants, blabla. Mais c’est loin d’être le cas à mon avis, pour connaitre un peu les horaires que peuvent faire les gars quand il faut rendre ne serait-ce qu’une démo pour une expo, je pense pas qu’ils se la coulent douce.

D’après moi, le jeu est fini, ou alors vraiment il manque pas grand chose, alors qu’est-ce qui pourrait motiver un si grand report ?

Alors comme vous, j’ai cherché sur internet, réseaux sociaux, forums, on trouve un peu tout et surement n’importe quoi, je pourrais tenter d’aller en super reporter Ninja dans les locaux, mais d’une je ne suis pas un Ninja, et de deux personne ne me lâcherait d’info de toute façon, vu que toutes ces décisions ont été prises dans les hautes sphères de la hiérarchie, alors on va faire avec ce qu’on a…

Les faibles ventes de la Wii U seraient une des premières raisons de ce report, ensuite Ubisoft aurait voulu profiter de l’importance que Rayman Legends avait au niveau du planning des sorties, en allant demander des sous à Nintendo, pour payer la campagne de promo du jeu. C’est assez compréhensible, on peut se sentir en position de demander un peu d’aide vu les ventes de consoles que ça pourrait générer, sauf que Nintendo aurait dit non… Ubisoft aurait alors menacé de reporter encore une fois, pour sortir le jeu en même temps que le portage PS3 et Xbox 360. Et la on imagine Nintendo nous sortir la Poker Face…

Poker face

Nintendo Poker Face face à Rayman !
Illustration de Rayman par TheMasterGame sur DeviantArt

Et donc c’est ce qui devrait se passer, le jeu sortira sur les trois supports en septembre 2013. Ce report permettant à Ubisoft de n’avoir qu’une seule campagne à faire…

Si c’est vraiment ce qui s’est passé, que penser ? Ubisoft a été gourmand sur ce coup en se disant qu’ils pouvaient demander de l’aide ? Nintendo a fait une belle bourde en ne cédant pas ?
Franchement, on s’en moque un peu, Rayman Legends sur Wii U est surement terminé, et ne sort pas comme prévu le 28 février, et les joueurs aussi bien que les développeurs du jeu sont dégoutés. Moi même, pas grand fan de Rayman pourtant, je me suis éclaté sur la démo, et je pensais lâcher quelques billets en fin de mois…

AM DEG !

Les joueurs se sont rapidement enflammés, que ce soit sur les forums des sites relayant l’info, que sur les réseaux sociaux comme le MiiVerse…

On distingue plusieurs groupes, avec parmi les gamers normaux :

  • Ceux qui ont une Wii U, et plus particulièrement ceux qui avait acheté la console pour ce genre d’exclusivité, qui sont clairement déçu de devoir attendre, et qui se demande si ça valait le coup de la rendre si tôt.
  • Ceux qui n’ont pas de Wii U, fans de Rayman, et qui se réjouissent donc de pouvoir quand même avoir le jeu, on les comprend, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Et également les groupes d’extrémistes fanatiques :

  • Les Ultra Nintendo, qui se sentent carrément trahit, déjà pour la perte d’exclusivité, mais en plus parce qu’elle n’est même pas temporaire, le jeu sortant en même temps sur les trois machines, ils ne pourront pas pendant quelques mois se la raconter.
  • Les cas les plus grave de haters anti-nintendo qui ont là encore plus de matière pour enfoncer cette marque qui a du vraiment les traumatiser durant leur enfance.

Sur ce coup, c’est surtout Ubisoft qui semble être le plus attaqué, d’autant que dans l’article d’IGN ils nous disent que tout ça c’est pour les fans, alors que les fans justement ce qu’ils auraient voulu, c’est que le jeu sorte à la date annoncée, en fait c’est pour les fans qui n’ont pas de Wii U, les autres ce sont des fans mais moins importants…

On constate pas mal d’appel au Boycott, une réaction carrément démesurée, et qui doit bien dégouter les équipes qui ont bossé pour le jeu, et qui n’y sont ce coup-ci pour rien.

A moins d’une version PS Vita assez peu probable, la version Wii U sera la seule à proposer tout le contenu prévu, et toutes les idées de gameplay tactile ou autre imaginées par les équipes d’Ubisoft Montpellier, qui du coup rajoutera peut-être un peu plus de contenu, ou alors si des DLC arrivent, peut-être qu’ils seront offerts ou autre, ce serait franchement une bonne idée pour redorer un peu leur image, parce que là, elle en prend un coup.

Donc pour les Pro Nintendo vous pouvez déjà vous préparer à argumenter sur le fait que le jeu Wii U est la « Superior Version », et les autres devront trouver tout un tas d’arguments pour expliquer que c’est la « Casual Version », de la bonne joute verbale de très haut niveau en perspective, dommage qu’on ait à attendre au moins 7 mois pour voir ça…

Jeux et contenus téléchargeables : La grande dématérialisation !

Voila un sujet qui revient régulièrement dans les conversations entre passionnés de jeux vidéos, et dont je veux parler depuis que Gamedaba existe.

Si les jeux dématérialisés existent depuis bien plus longtemps qu’on ne le pense, ça ne fait que quelques années que le fait d’acheter et de télécharger un jeu sur internet s’est banalisé. Le phénomène a pris bien plus d’ampleur avec les supports mobiles, à tel point qu’aujourd’hui on n’a aucun mal à voir une machine sortir sans aucun lecteur pour un quelconque support physique.

Le passage au tout dématérialisé est pratiquement ineluctable, et ne se fera pas sans victimes.
Je pourrais me contenter de dire : « Le dématérialisé c’est le mal ! », mais je ne suis pas si manichéen en réalité, et puis ce n’est vraiment pas mon genre de faire aussi court !

1981 : Des début difficiles

Vous ne le savez peut-être pas, mais la première console a avoir offert la possibilité de télécharger des jeux était l’Intellivision avec le service en ligne PlayCable en 1981, le système ayant été testé à partir de 1979.
A l’aide du PlayCable adapter, et en passant par le simple câble antenne, les gamers de l’époque pouvaient déjà télécharger des jeux. L’argument de vente était simple : «Avec PlayCable, vous paierez vos jeux moins cher ! », comme le montre cette publicité d’époque.

C’est pourtant à cause du prix, mais aussi de la limitation de la mémoire que cet accessoire n’a pas vraiment été un succès commercial, et qu’il a été arrêté en 1983.

À peu près à la même période, Atari a également tenté le coup avec la cartouche GameLine pour Atari 2600 qui ce coup ci se branchait sur la ligne téléphonique, les jeux était rapidement téléchargés, mais ne pouvait être joué qu’un certain nombre de fois, il fallait payer à nouveau pour rejouer. Ce système a disparut également en 1983, il ne faut pas oublié que c’est cette année qu’a eu lieu le fameux krach du jeu vidéo aux États-Unis.

Gameline Atari 2600

Cartouche Gameline pour Atari 2600
Source : 8-bitcentral

Du côté de Nintendo, il y a eu un modem pour la Famicom en 1988, le Family Computer Network System, qui permettait de faire des achats en bourse, des transactions bancaires, et on pouvait – via le service Super Mario Club – avoir accès à des astuces, des reviews et previews de jeux, on pouvait même y lire des blagues, consulter la météo…
Assez avant-gardiste, le Family Computer Network System était malheureusement un énième accessoire à acheter et couteux, qui proposait des services similaires à ceux qu’on avait avec un ordinateur, et faute de proposer un réel contenu comme des jeux, il n’a pas vraiment marché.

Famicom Network System

Famicom Network System
Source : Wikipédia

C’est en 1995 avec le Satellaview pour Super Famicom, sorti uniquement au Japon, que Nintendo a vraiment proposé un accessoire permettant de télécharger des jeux et de regarder des vidéos, le tout via une chaine satellite appelée St. GIGA. L’accessoire venait se brancher sous la console, et il fallait également insérer une cartouche BS-X dans laquelle on pouvait mettre une carte mémoire de 8 megabyte pour stocker les jeux téléchargés. De nombreux jeux sont sorti via ce service, on pourra notamment citer BS Zelda no Densetsu, BS Zelda no Densetsu : Inishie no Sekiban, Zelda no Densetsu : Kamigami no Triforce, BS Dragon Quest, BS F-Zero Grand Prix 1 et 2, Chrono Trigger: Jet Bike Special, ou encore Radical Dreamers dont le scénario fait un lien entre Chrono Trigger et Chrono Cross.
Sorti en 1995 au moment ou la nouvelle génération s’installait, et très couteux puisqu’il fallait compter en plus des 18000 yen de l’accessoire, le prix d’une installation satellite, le Satellaview peut-être encore un peu trop en avance n’aura pas non plus été un grand succès, les services fermeront en 2000.

Satellaview Super Famicom

La Super Famicom avec le Satellaview
Source : Wikipédia

La Megadrive de Sega avait également eu droit à des systèmes de téléchargement, le premier datant de 1990 était un adaptateur appellé Megamodem disponible au Japon, et qui proposait quelques jeux, notamment la série des Phantasy Star II: Text Adventure, et plus précisément Nei’s Adventure, que j’avais apperçut dans un Megadrive Fan à l’époque, et qui me faisait rêver en bon fan de Phantasy Star.

Megamodem

Le Megamodem branché derrière une Megadrive
Source : Wikipédia

Quelques années plus tard en 1994, un nouveau système sortira en occident cette fois, appellé SegaChannel. Proposé aux USA, au Canada, en Argentine, au Royaume-Uni, au Chilie, et en Australie, ce service proposait des jeux qui existaient parfois en cartouche mais pas forcément sortie dans tous les pays, dans des versions différentes ou avec des éléments supprimés à cause des limitations du système. Le service a rencontré son public assez rapidement aux USA, mais ça n’a pas duré, en effet, en 1994 la Megadrive (appelée Genesis en Amérique du nord) avait déjà 5 ans, et c’est cette même année qu’à été annoncé la Saturn, puis la Playstation.
Le projet SegaChannel a tout de même duré presque 4 ans, puisqu’il a été fermé en 1998 un peu avant que ne sorte la Dreamcast.

SegaChannel

La cartouche SegaChannel General Instrument
Source : blamethecontrolpad.com

J’arrêterais là ce qui finirait presque par ressembler à un cours d’histoire, je n’ai pas évoqué les micro ordinateurs volontairement pour ne parler que des consoles, et je me suis arrêté avec la génération 16bits, mais on peut quand même voir que le téléchargement de jeu, ça ne date pas d’hier, et que ce soit par le câble téléphonique, par le câble antenne, ou même par satellite, les constructeurs ont presque tous essayé de nous proposer des systèmes de téléchargement.

Shin Megami Tensei Fire Emblem – Wii U

Et oui, c’est mon retour ici, enfin libéré des tracas de la vraie vie qui m’avaient éloigné de ce havre de paix numérique. Mais une annonce éclatant dans la nuit comme un bat-signal m’a ré-attiré vers ce rivage nommé Gamedaba.

La métempsycose ça marche

La preuve, je suis revenu ici pour un sujet tout approprié : le retour de deux franchises qui vont se croiser sur Wii U, ou plutôt se télescoper. En effet, deux séries anciennes, réunies dans un seul jeu, pour une rencontre d’importance, comme c’est à la mode ces derniers temps (Namco x Capcom, Capcom x Tekken, Project x zone…), c’est une occasion en or de sortir le joueur de sa torpeur et d’annoncer de l’inédit.

Pour replacer les choses dans le contexte, la série (Shin) Megami Tensei (S.M.T. ou Megaten pour faire dans le familier) est un magnifique ensemble de RPG occultes et fantastiques initié entre autres par Koji « Cozy » Okada, créateur de talent que j’ai eu la chance de croiser dans ma belle ville.

Jeux trop souvent non traduits ou non distribués dans nos vertes contrées, et plus connus pour ces spins offs actuels destinés à un public plus large et groovy, les Persona 3 et 4 sur diverses playstations, la saga est juste une de mes préférées dans le RPG nippon, il vaut mieux donc pour le lecteur que je fasse court sur la dithyrambe.

Fire Emblem est de son coté une emblématique et bien nommée série de tactical RPG sur console Nintendo, depuis la famicom, et qui a subit presque autant de mésaventures que les S.M.T. pour faire connaître l’entièreté de son épopée dans les zones occidentales et encore plus européennes.

Comme quoi, ce cross-over annoncé part déjà avec un handicap génétique qui sonne presque comme une revendication de vieux grincheux sur le traitement de certaines séries dite de niches, maltraitance flagrante de la part de distributeurs connus (Nintendo sur DS, merci pour rien, Remember les forts Alamo d’Etrian Odyssey 2 et 3, S.M.T. Strange Journey, Devil Survivor 1 et 2, 7th Dragon, Shining Force Feather etc..).

Amusante annonce donc, qui se verra ou pas traduite et distribuée ou pas chez nous, Nintendo devrait la jouer profil bas sur ce type de jeux au lieu de communiquer sur un potentiel faux espoir livré au monde connecté des joueurs, à moins que sieur Iwata, s’adressant directement à ses Wii-ouailles, nous fasse au moins le cadeau d’honorer ces deux grands noms en distribuant ce futur jeu chez nous.

C’est le premier point qui suscite en moi un poil de scepticisme quant à ces shows podcasts de M. Nintendo, déjà formellement, ce besoin pour ce brave individu de se mettre en scène, soumis au regard du monde, mettant en avant sa petite et commune personne, si ce n’est pas l’aveu qu’il aurait bien voulu ses 15 minutes de célébrité au rabais de youtube channel perso au lieu de taffer chez Nintendo…

Blague à part, j’espère que ses messages sont internationaux, et que ces annonces seront destinées aux diverses zones du monde (zones de zonage), sinon, il peut fermer sa chaîne de show-off, et balancer ses annonces directement sur Skype à ses potes journalistes japonais.

Y’en a un peu marre de voir annoncer des trucs qui ne sortiront jamais et de constater le deux poids trois mesures (une par continent qui constituent le gros du marché) sur l’édition des jeux hors archipel japonais (DQ X sur la Wii les enfants, je l’ai toujours pas digéré non plus, et la 3DS zonée passe mal même avec digestif corsé).

Bref, je ne vais pas préventivement rejouer le couplet sur l’accès cadenassés par ces grosse firmes à ce type de produits culturels, mais l’envie ne m’en manque pas.

Le choc des titans

Oui, même si, à cause du traitement honteux des certains distributeurs aussi frileux que des programmateurs de radio mainstream, les deux franchises n’ont pas la célébrité qu’elle devrait dans notre beau pays, c’est bien un gros et gras choc de poids lourds auquel on devrait assister.

Mais par contre, là où beaucoup de cross-over prêtent le flanc à une critique évidente de manque d’homogénéité dans le mélange (mythique Koei de souillure avec ces pokemons qui frayent et se digivolvent avec Nobunaga sur DS), ce S.M.T. meets Fire Emblem en est déjà à un stade très avancé de seppuku flagrant. Qu’est ce qu’ils leur a pris chez les gens d’Atlus et Nintendo de mélanger ces deux univers si distincts ? Abus de saké ? Désespoir personnel parce que les chaines youtube C.O.D. comptent plus de « j’aime » + « lol roxx » que celle d’Iwata ? Panne d’idée tout simplement ? Désir morbide d’auto-mise en abîme pour tester les limites de la résilience humaine et gameuse (qui a dit comme le fait d’inclure raiden dans Metal Gear Solid ?) ?

Les Shin Megami Tensei prennent place dans un monde actuel (souvent sur la fin et au jugement dernier proche) ou futuriste, ouvrant sur de l’occulte et du fantastique et Fire emblem surfe sur du médiéval fantastique à la nippone. Le pont va être plus que dur à établir là où les petits bras musclés de psykokwak et ronflex ont échoués avec les seigneurs féodaux japonais, au moins Project X zone a l’alibi de faire se croiser la valkyrie de Namco et celles de Sega par le biais Valkyria Chronicles et Valkyrie no Densetsu.

Cependant, ce n’est que fantasy, on peut admettre les pratiques failles spatio-temporelles qui réunissent deux mises en place si éloignées. Et pour la forme du jeu, RPG face à tactical RPG, je suis moins inquiet quant à cette union. En Effet, Majin Tensei, le pendant tactical des S.M.T. et plus proche de nous, les Devil survivor, assurent une tacticalo-compatibilité logique chez Atlus avec le genre Fire emblem.

Cela dit, même si on accepte l’entrecroisement de ces monde aussi délicat que celui du Titanic avec son glaçon errant, le problèmes des persos va demeurer : les héros des shin megaten avec leur teint maladif au look chelou et excentrique, designés par Kazuma Kaneko pour la plupart, vont devoir cohabiter avec les persos teints frais, très stéréotypés et costumes sur-colorés de Fire emblem, digne de n’importe quel anime de base ou de générique d’une sortie Falcom standard et sentant la touche un poil trop retro d’une série qui n’a pas su dépoussiérer ou juste actualiser d’un pouce sa direction artistique ? (attention toutefois, à ceux qui, niveau direction artistique, prennent des voies trop dangereuses et racoleuses pour être honnêtes, n’est ce pas Final Fantasy à partir du VII).

Non, j’ai du mal à y croire, Fire emblem a beau proposer un challenge relevé avec l’impossibilité de récupérer un perso mort, pour moi, l’écart de cast est trop flagrant, et comme beaucoup de paroissiens, de l’un ou de l’autre jeu, je n’irai prendre ce titre (qui est quand même une bonne annonce pour les joueurs) que pour une moitié du casting, sacrifiant allègrement et avec presque jubilation les autres pour épurer ce cross-over et ne plus rien l’y faire croiser (sauf pour ces missions imposés avec tel ou tel perso forcé, le tactical japonais fait souvent ça).
Je sens qu’il y aura des jaloux dans la progression d’xp et beaucoup de morts chez les Fire emblem, mais quitte à nous faire un caprice de ruines vidéo-ludiques (je suis méchant avec déraison là), autant qu’on choisisse les monuments qui nous vont le mieux.

Musicalement aussi, entre les compos parfois ambiantes, parfois indus heavy de Shoji Meguro et les thèmes épiques de Fire emblem, je crains de nouveau un léger écart-type qui risque de trancher dans nos esgourdes, si des thèmes des ces séries sont repris (ce que j’espère quand même en bon semi-masochiste).

Shin Fire Tensei : Digital débile Emblem ?

En définitive, cette annonce me laisse 50% très enthousiaste et 50% indifférent, et j’espère avoir au futur achat un rabais de 50% aussi. Ce cross-over fumette est aussi pertinent et crédible qu’un affrontement entre Terminator et Alf, qu’un showdown entre Hulk et Barbie, qu’un test comparatif entre un vrai Castlevania et un Castlevania L.o.S.(e), qu’une entente entre les fans de C.O.D. et de Battlefield… etc…

On peut continuer la liste absurde longtemps, dans le genre choc thermique détonant, là il nous a été annoncé du lourd et sauf miracle, ça va picoter de toute façon, quel que soit la série que vous préférez. Et même si c’est les deux mon général, les mélanges ce n’est généralement pas toujours très bon pour la santé (je peux me tromper, j’espère)… sauf mélanger vodka et jus de tomate, ça c’est cool et c’est en gros presque un bloody mary, mais c’est quand même pas bon pour la santé, blablabla etc…

Final Fantasy en solde sur le PlayStation Store à partir du mercredi 23 janvier 2013

Sony et Square Enix proposeront sur le Playstation Store pendant une semaine à partir du mercredi 23 janvier 2013, des soldes sur une sélection de jeux de la saga Final Fantasy.

Voici la liste complète, attention si rien n’est précisé c’est que le jeu tourne aussi bien sur PS3, PSP et PSVita, sinon entre parenthèse sera indiqué la compatibilité.

Final Fantasy (PSP et PSVita) : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy II (PSP et PSVita) : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy IV Collection Complète (PSP & PSVita) : 19,99€ > 9,99€
Final Fantasy V : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy VI : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy VII : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy VIII : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy IX : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy Tactics: War of Lions (PSP et PS Vita) : 9,99€ > 4,99€
Final Fantasy Dissidia (PSP et PS Vita) : 17,99€ > 8,99€
Final Fantasy Dissidia duodecim prologus (PSP) : 2,99€ > 1,49€
Final Fantasy Dissidia duodecim prologus (PSP et PS Vita) : 1,49€ > 0,75€

On est pas très fan de jeux dématérialisés sur Gamedaba, mais si il y a encore parmi vous des gens qui n’ont pas fait Final Fantasy VI considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la saga, et que vous n’avez pas envie de claquer trop de sous pour avoir la cartouche GBA ou Super NES, c’est peut-être le bon moment.

Vous pourrez aussi peut-être enfin tester à moindre coût le très bon Final Fantasy Tactics, ou encore vous lancer dans la chasse au chocobo d’or, et découvrir avec des larmes de sang les graphismes en 3D de Final Fantasy VII.

Source : playstation.com