Child of light

Child of Light est un jeu de rôle et de plateforme réalisé par Ubisoft Montréal, avec une équipe constituée de plusieurs personnes ayant travaillé sur Far Cry 3, notamment l’auteur, mais cette fois-ci pas de pirates, et pas de PEGI 18, Child of Light est un jeu qui s’adresse à tous.

Child of Light_20140518205451Le jeu est sorti fin avril 2014 pour Wii U, PC, Playstation 3 et 4, Xbox 360 et Xbox One, uniquement en dématérialisé, même si une version collector en boîte est sortie pour Playstation 3 et 4 et pour PC, comprenant un porte clé, un mini artbook, un poster avec une illustration de l’héroïne par Yoshitaka Amano, deux DLC, et bien sûr le code pour télécharger le jeu.

Il était une fois, dans le royaume de Lémuria…

Tout commence comme un conte pour enfant, l’histoire d’une petite fille, Aurora, fille du Duc d’un État d’Autriche, et de sa femme, la duchesse, disparue en 1893. Le duc s’occupait seul de sa fille, puis fini par se remarier deux ans plus tard, le vendredi précédent Pâques. Cette nuit là, Aurora s’endormit, atteint par une étrange maladie qui lui couta la vie, jusqu’à cet instant ou Aurora s’éveilla, au milieu d’un monde qu’elle ne connaissait pas, Lémuria. Aurora apprendra très vite qu’elle doit retrouver la Reine de la nuit qui ne s’appelle pas Régine dans le royaume de Lémuria mais Umbra, cette dernière s’est emparée du soleil, de la lune et des étoiles, et derrière son trône se trouve un miroir qui pourrait permettre à Aurora de retourner chez elle…

Sans même le vouloir je me suis retrouvé à faire quelques rimes en vous résumant le début de l’histoire de Child of light, c’est probablement normal car c’est ainsi que tout le jeu vous sera conté.
Tous les dialogues se feront en rimes, personnages jouables ou non vous parleront comme si ils posaient un slam, à l’exception de Rubella qui aura bien du mal à trouver les bons mots, heureusement il y aura toujours quelqu’un pour l’aider à retomber sur ses pieds, pour qu’aucun vers ne soit brisé, et que la poésie puisse continuer.

Child of Light_20140519222025Plateforme et RPG bien pensé

Le jeu se présente donc comme un jeu de plateforme donc, mais avec des combats au tour par tour.

Lors des phases d’exploration, vous devrez fouiller chaque recoin des décors pour trouver des coffres et autres bonus cachés, activer des systèmes pour ouvrir des portes, ou encore stopper temporairement des pics qui cherchent à vous transpercer. Aurora au départ pourra marcher, et sauter, mais très rapidement vous pourrez vous déplacer d’une façon plus légère, qui vous donnera une grande sensation de liberté, mais ne vous facilitera pas forcément complètement la tâche pour trouver tous les trésors cachés, il vous faudra vous déplacer en évitant épines et autres boules de feu, et parfois même lutter contre le vent…

Child of Light_20140513015657Les ennemis seront visibles à l’écran, vous pourrez les éviter, les attaquer de front, par derrière, mais aussi de temps en temps vous faire surprendre, suivant le cas vous aurez un temps d’avance ou non au début de l’affrontement.

Child of Light_20140510202444Les combats utilisent un système proche de celui de Grandia, avec une barre d’action.

Sur la première partie de cette barre les ennemis et vous progressez plus ou moins vite, certains attaques peuvent vous paralyser, vous ralentir, ou vous faire reculer. Une fois arrivé à la fin de cette barre, vous aurez plusieurs choix possibles, comme la fuite, le changement de personnage, l’utilisation d’objets, et l’utilisation des diverses compétences comme la défense, la magie, ou les attaques.

Child of Light_20140514014308Votre choix fait, vous progresserez sur la barre d’exécution, et dès que vous serez arrivé au bout, l’action se fera. En fonction du type d’action, votre personnage avancera plus ou moins vite sur cette barre, et comme vous l’imaginez se mettre en défense est rapide, mais lancer une magie très puissante prendra bien plus de temps.

Si vous êtes touché pendant votre progression votre action pourra être annulée, et vous vous retrouverez à nouveau dans la barre d’attente, il faut bien vérifier la progression de tous les participants au combat pour faire les bons choix stratégiques.

Child of Light_20140519221250Comme dit plus haut, vous pouvez changer de personnage en plein combat, il faut savoir que vous ne pouvez être qu’au maximum deux à combattre, il faut donc faire les changements en cours de combat pour choisir les bons personnages en fonction de leurs compétences, heureusement le changement ne vous fait pas perdre un tour, et vous pouvez donnez immédiatement un ordre au nouveau venu.

Aurora et tous les personnages qui se joindront à elle lors de votre aventure possèdent un arbre de compétence, en jouant normalement vous n’arriverez pas à la fin du jeu avec un arbre complet, il faudra donc bien choisir votre voix en utilisant intelligemment les points gagné à chaque passage de niveau.

Child of Light_20140519230939En plus de ces compétences, vous pouvez utilisez les Oculis que vous trouverez dans des coffres ou en gagnant des combats, ces pierres précieuses qui peuvent ajouter sur trois emplacements, vous donneront par exemple des pouvoirs de feu ou de foudre à votre arme, vous rendront plus résistant aux attaques magiques, ou vous feront démarrer à 20% de la barre d’action en fonction de l’emplacement sur lequel vous l’équiperez.

Ces pierres peuvent être combinés, le jeu vous propose même un exemple pour vous faire comprendre que vous pouvez combiner deux ou trois pierres, et qu’en en combinant trois de même type vous obtiendrez une pierre du même élément plus puissante. A vous de découvrir ensuite toutes les autres combinaisons possibles.

Child of Light_20140519224642Igniculus, le petit plus

Alors que vous faites vos premiers pas dans ce nouveau monde, vous croiserez une luciole du nom d’Igniculus, qui est à votre recherche. Vous ferez de suite équipe, cette luciole vous servira dans plusieurs cas.

Lors des phases d’exploration, Igniculus pourra éclairer des passages secrets, activer des lumières pour ouvrir des portes, ouvrir tous les coffres en dehors de ceux qui nécessite d’actionner un levier, attraper des objets, aveugler les ennemis que vous pourrez alors attaquer par surprise, et enfin vous redonner des points de vie quand vous explorerez des couloirs un peu trop dangereux.

Child of Light_20140519220550Ces actions coutent de l’énergie à notre luciole, une petite barre en haut à gauche de l’écran, que vous pourrez remplir en récupérant des fleurs de vœux qui se trouvent un peu partout dans le jeu.

Igniculus vous aidera aussi pendant les combats, en aveuglant les ennemis vous les ferez ralentir, c’est quelque chose que vous apprendrez très vite à utiliser. Il pourra aussi vous redonner des points de vie, et allez récupérer des fleurs de rêves toujours présentes dans les zones de combats. Vous constaterez d’ailleurs qu’en normal celles-ci vous offrirons dans un premier temps des des points de vie et de magie, alors qu’en difficile vous n’aurez que des points pour faire monter la barre d’énergie d’Igniculus.

Child of Light_20140519231108Cette petite luciole sera donc très importante, et vous comprendrez vite que sans elle, l’aventure serait plus difficile… ou moins évidente.

Dernière chose, vous pouvez contrôler Igniculus vous même, mais aussi inviter un autre joueur à le faire pour vous aider.

Peut-être un peu court, mais fait avec amour !

Child of Light est très agréable à jouer, le gameplay est bien pensé, assez rapide à prendre en main même pour un débutant, sans être trop simpliste et lassant.

Le moteur UbiArt Framework fait des merveilles, on le connaissait pour Rayman Origins, Rayman Legendsdans une version quelque peu différente pour Just Dance 2014, et bientôt pour Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre.

J’ai adhéré au style graphique dès les premières images avant même que le jeu sorte, j’ai trouvé ça inspiré bien sûr, beau et détaillé, et rien qu’à regarder les captures d’écrans que j’ai prise pour illustrer mon texte, j’ai envie de retourner à Lémuria.

Child of Light_20140519223421Les musiques sont composées par Béatrice Martin, que vous connaissez surement sous le nom Coeur de pirate, je ne suis habituellement pas fan de ces chansons, et c’est d’ailleurs le cas avec le générique de fin de Child of Light, mais par contre, les musiques sont très réussies et collent parfaitement à l’ambiance du jeu.
Le thème d’Aurora colle parfaitement au personnage, et les diverses musiques de combat sont excellentes.
Si je voulais être un peu critique, je dirais qu’il y a un peu trop de redite, j’ai eu l’impression qu’il y avait des thèmes qui commençaient exactement sur la même note, cela contribue à l’ambiance générale du jeu, et accompagne parfaitement les décors du jeu, mais on aurait souhaité un peu plus de variété, peu importe la bande son reste de qualité.

On peut reprocher à Child of Light d’être un peu trop facile, cependant le jeu propose de changer le mode de difficulté à tout moment, et en difficile les ennemis deviennent plus malins, plus rapide, et font plus de dégâts. D’ailleurs, finalement on sera amené à revenir en normal, notamment lorsqu’un nouveau personnage s’intègre à l’équipe, histoire d’avoir un peu de temps pour tester ses techniques. Cette difficulté en fait aussi un jeu particulièrement accessible, et qui pourra séduire les débutants. Les joueurs plus habitués eux avanceront sans problèmes, et se demanderont même à quoi servent les objets de boost et autres potions, puisqu’ils trouveront l’équipe déjà suffisamment forte, la progression étant assez rapide.

Le jeu est aussi plutôt court pour un RPG aujourd’hui. Il n’y a pas de compteur de temps, mais je pense que j’ai du mettre entre 10 et 15 heures pour en voir le bout, avec presque tous les coffres, toutes les quêtes annexes terminées, ces dernières n’étant pas trop nombreuses et pas trop pénibles non plus, et toutes les confessions trouvés. Le fait que le jeu soit court explique la rapidité de progression en niveau, et dans l’arbre des compétences, de tous vos personnages.

Child of Light_20140513012113Ce n’est pas forcément un défaut pour moi qui préfère m’amuser 10 heures plutôt que de m’ennuyer 60 heures sur 70 dans une grosse production, mais il faut avouer que vers la fin les choses vont un peu trop vite, il ne faut pas oublier que le jeu n’a eu qu’un an pour être développé, avec un budget serré, et je pense que c’est vraiment à la fin que ça se ressent le plus, tout s’enchaine trop vite.

On notera aussi un manque de variété au niveau des actions à accomplir pour progresser, et le petit nombre de monstre qu’on combat, là aussi on sent que c’est vraiment le budget et le temps qui leur ont fait défaut.

Parlons ensuite un peu du scénario, ces textes qui riment sont bien agréable à lire, et ont d’ailleurs du donner pas mal de travail aux traducteurs, mais ils ne permettent pas forcément de rentrer dans les détails de l’histoire qui pourtant est intéressante. C’est peut-être simplement une impression au final, il faut dire qu’on ne se retrouve jamais face à des discussion interminables comme on a pu en subir dans pas mal de jeux de rôle ces dernières années, on n’est plus habitué !

Les différents personnages du jeu sont assez originaux, une belle équipe vous accompagnera, ils auront tous une histoire et des caractéristiques bien différentes, et vu qu’ils gagnent tous de l’expérience en fin de combat, vous ne vous retrouverez pas à laissez quelques personnages trop faibles de côté, tous auront une utilité, même si encore une fois à cause de la durée du jeu, leur personnalité n’aura pas vraiment le temps de se développer.

Child of Light_20140511032617Je parlais des confessions un peu plus haut, ce sont des feuilles d’un livre qu’on découvre un peu partout dans le jeu, je vous laisse les découvrir, à mon avis elles laissent envisager un ou plusieurs DLC ou peut-être une suite, mais sachant qu’au lancement on voit une boîte de dialogue nous indiquer que le jeu vérifie les contenus téléchargeables, je pencherais pour la première option.

En attendant, le jeu propose un New Game +, ou vous gardez tous vos objets, et vos personnages leurs niveaux, les ennemis sont bien plus puissant, et coriaces.

Malgré ces quelques défauts, et surtout une fin expédiée, Child of Light n’en reste pas moins un jeu de rôle plein de qualités et attachant, fait par une équipe de passionnés à qui on souhaite de pouvoir à nouveau se lancer dans un tel projet, avec on l’espère le temps et l’argent nécessaire pour faire un grand jeu, en boîte de préférence !

Xbox One et Playstation 4 : Premier contact avec la nouvelle génération

La nouvelle génération de console est donc arrivée chez nous depuis le 22 novembre avec la sortie de la Xbox One, puis une semaine plus tard avec la Playstation 4, le 29 novembre dernier, c’était il y a un mois.

J’avais une course à faire ce matin là, et je suis donc allé dans une grande surface, mais pas à l’ouverture, c’est pas mon genre.

En m’approchant du rayon jeux vidéo, j’entendis une discussion entre un client et un vendeur…

– Et vous en avez en stock ?
– Non, nous n’avons même pas eu toutes les consoles pour honorer les réservations… Et nous n’avons plus de Xbox One non plus !

Juste à côté, il y avait deux bornes de test, une pour la Xbox One que je n’avais pas encore beaucoup essayée, et une pour la Playstation 4 toute fraiche.

Elles étaient là, sans personne dessus. La personne que j’avais entendu discuter avec le vendeur quelques minutes avant passa devant, puis reparti sans même toucher la manette.

Vu que de toute façon je ne rentrerais pas avec la console, pourquoi ne pas la tester un peu ?

Alors ça déchire la rétine ou bien ?

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises ici même, ces deux consoles ne risquent pas de rendre jaloux les vraies joueurs PC, puisqu’ils ont déjà un matos équivalent à priori.

Mais comme toujours, on est sur du hardware qui ne bougera pas pendant un petit moment, ça laissera le temps aux développeurs de l’exploiter correctement.

Pour les joueurs exclusivement console, il y avait moyen de se prendre une petite claque en 2005 quand on passait de la Playstation 2 sur un écran CRT vieillissant à PGR3 sur Xbox 360 sur un écran HD qu’on pouvait pas encore se payer. Cette fois, vous n’aurez pas exactement la même sensation, mais suivant les titres c’est vraiment plus détaillé, plus fin, ça bouge de partout, et on voit bien qu’on change de génération quand même.

On a même quelques jeux en 1080p et 60 FPS, c’est pas trop tôt…

Premier contact… avec la manette

La nouvelle manette Playstation 4, la DUALSHOCK 4, est plutôt pas mal niveau prise en main, les sticks répondent bien, les boutons aussi, de ce point de vue tout va bien, on en attendait pas moins de leur part.

Manette_Playstation_4

Par contre, c’est bizarre de ne plus avoir de bouton start et select. On se retrouve avec un bouton Share en haut à gauche, et un bouton Option à droite. J’avoue que le bouton start je m’y étais bien habitué, ça m’a un peu perturbé.

Ensuite, il y a un gros pavé tactile, qui fonction bien mais ne se comporte pas comme je le pensais, ce n’est pas simplement une zone tactile mais également un bouton, et je ne sais pas pourquoi ça m’a donné une impression de gros bloc de plastique cheap, qui vieillirait mal, j’espère me tromper !

La manette possède aussi un haut parleur, comme la Wiimote, qu’on espère pas assez puissant pour réveiller toute la maison quand vous jouez la nuit.

Enfin, parlons de l’autonomie, je n’ai pas fait moi même le chrono, mais j’ai pu lire 7 heures sur un forum… Est-ce que c’est à cause de cette grosse lumière qu’on a devant et qui sert franchement à rien quand on n’a pas un jeu qui utilise la caméra ? Je sais pas trop, mais ça me parait un peu léger. La manette possède une batterie qui se recharge avec un fil un peu court.

La manette Xbox One elle aussi a une excellente prise en main, et elle semble bien robuste. La croix directionnelle est bien meilleure que cette de la Xbox 360, les boutons et les sticks sont agréables et réagissent très bien.

Manette_Xbox_One

La principale nouveauté se trouve dans les gachettes qui vibrent… Si vous avez déjà vu des articles ou des émissions en parler, plusieurs personnes disent que c’est vraiment de bonnes sensation dans Forza 5, ou encore Battlefield 4. Franchement, ça ne m’a pas gêné et ça ne m’a rien apporté de plus, mais il faut dire que la vibration ne m’a jamais apporté grand chose, je pourrais m’en passer sans problème.

Niveau autonomie, on est sur du 30 heures, ce qui semble tout à fait correct, mais de base, la manette fonctionne avec des piles…
Comme pour la Wiimote et la Xbox 360, on va devoir encore se farcir des kilos de piles à acheter ! Heureusement, il existe des accessoires, mais en attendant, si on a plus de pile, ben on ne peut plus jouer.

Quand on voit que Sony propose des batteries dans ses manettes depuis la Playstation 3, et que même Nintendo avec son Wii U Pro Controleur s’y est mis, on se demande si ils ont pas un partenariat avec Duracell et Energizer…

Parlons des jeux !

Bon c’est bien gentil tout ça, mais une console de jeu, c’est pour jouer, et j’ai passé un peu plus d’une heure (sans être dérangé !) à tester les quelques jeux disponibles…

D’après moi, il n’y a pas de killer app sur ces deux consoles, aucun jeu ne me pousserait à craquer pour l’une ou l’autre.

Sur Playstation 4 au niveau exclusivités en boite, déjà c’est pas la fête, seulement deux jeux, et pas un seul de bon pour moi.

Je n’ai jamais aimé Killzone plus que ça, et ça n’a pas changé avec Killzone : Shadow Fall qui est peut-être joli, mais pas convaincant.

Ensuite, il y avait Knack, je partais optimiste avec ce jeu, et c’est la grosse déception au final, mécanique répétitives même en quelques minutes de jeu, soucis de caméra qu’on avait pas eu depuis des années, réalisation pauvrette pour un jeu Next Gen, j’ai fini péniblement la démo installée sur la console de présentation !

On constate bien tristement que le jeu le mieux noté n’est autre que RESOGUN, une sorte de Defender next gen, un jeu dématérialisé offert aux abonnés PS+, et donc à tous les acheteurs d’une Playstation 4 puisqu’une carte pour un mois d’abonnement est offerte avec la console si j’ai bien suivi.
Bon, je ne vais pas le snober, le jeu a l’air excellent, et puis un shoot’em up comme meilleur jeu d’une console à son lancement, ça fait plaisir, même si j’aurais préféré un Gradius VI…

Pour la Xbox One, le line-up est déjà plus intéressant.

On peut déjà parler de Dead Rising 3, plutôt fun, mais loin d’être une claque graphique.

Pour les gros exclusivité du lancement, il y a Ryze : Son of Rome, une sorte de God of War pas forcément passionnant, mais visuellement pas mal, j’ai d’ailleurs trouvé étonnant que la publicité ne montre pas une seule image du jeu, même quand elle passe après minuit, parce que ce serait plutôt vendeur…

Ensuite, il y a Forza Motorsport 5 plutôt réussi, même si son contenu peut paraître faible si on le compare à l’épisode précédent, et on ne se retiendra pas pour dire que son système proposant de sortir la carte bleue pour débloquer tout un tas de chose comme le ferait un free-2-play ferait un parfait substitut au sirop d’ipéca.

J’ai pu aussi voir Fighter Within, un jeu Kinect mi-moche ou il faudra s’exciter devant son écran pour envoyer des mandales à son adversaire. Non merci, c’est pas pour moi…

Enfin, je mettrais de côté les jeux que je n’ai pas vu comme Zoo Tycoon, et Zumba Fitness World Party

Il y a donc quelques jeux sympas sur Xbox One, mais pas de Killer app pour moi !

Vous pouvez voir chez IGN la liste complète des jeux prévus pour la période de lancement, les jeux multi-support, les exclusivités, et les jeux dématérialisés.

Ça attendra 2014 !

En rentrant, je pensais à ce client que j’avais croisé en arrivant. Il n’avait probablement pas trouvé de Playstation 4, et il était peut-être rentré chez lui un peu déçu.

Moi non plus je n’avais pas de console, mais je l’avais testée pendant un petit moment, et du coup je ne rentrais pas particulièrement déçu, au contraire, j’étais plutôt content de me dire que je pourrais tranquillement attendre 2014, et qu’il n’y avait vraiment aucune raison de se battre pour en avoir une pour Noël.

Je rentrais chez moi, détendu, avec deux paquets de café, et Super Mario 3D Land qui venait de sortir officiellement, et j’avais bien plus de chance de jouer à un bon jeu que tous les acheteurs de ce qu’on va appeler pendant au moins 5 ans « la next gen ».

Xbox One : Une petite marche arrière ?

Après des semaines d’annonces, de conférences, de tweet, et de propos un peu rentre-dedans, Microsoft fait une petite marche arrière sur deux des points les plus sensibles : la connexion obligatoire et le fait de pouvoir prêter, revendre ou offrir  les jeux…

Quelques sondages un peu gênants…

Entre le retrait du sondage sur Amazon, et les résultats qu’on pouvaient voir sur celui que j’avais déjà partagé sur les réseaux sociaux, ça s’annonçait pas forcément bien pour Microsoft. Si on ajoute à ça les soucis pour imposer un système obligatoirement connecté dans certaines régions du monde, probablement responsable du retard annoncé pour l’Asie notamment, et autres problèmes de légalité sur leur système de revente, Microsoft a finalement décidé de supprimer les principales contraintes qui faisait réagir depuis des semaines les fans de jeux vidéos console.

Exit donc la connexion obligatoire toutes les 24 heures, les contraintes pour la revente, le prêt ou le don de jeu, et on notera aussi la suppression du zonage de la console, quelque chose que les joueurs de shoot’em up auraient bien aimé avoir sur la Xbox 360…

Consultez l’annonce officielle ici : http://news.xbox.com/2013/06/update

Les joueurs ont gagné une bataille mais pas la guerre

On a le droit de se satisfaire de ce retour en arrière, mais on a pas gagné la guerre.

Le fait que Microsoft se moque complètement de la rétro avec les jeux XBLA notamment, tout ce qui pourraient se faire à notre insu avec Kinect 2, la console a encore pas mal de défauts.

Et puis cette machine arrière était-elle prévue ? Peut-être que Microsoft s’était avancé un peu trop, mais pour mieux reculer et se garer là ou ils le voulaient depuis le début ? Oui je parle d’un créneau là !

Je ne sais pas si tout ceci était prévu, j’ai toujours pensé que ce genre de communication un peu violente ressemblaient à du test, histoire de savoir si la communauté était prête à ces changements, mais après l’E3 je ne les voyais pas changer de politique. Donc je suis assez surpris, et assez content que ça n’aille pas trop vite mais…

Certaines évolutions doivent prendre du temps…

Il y a quelques années, quand on parlait de la nouvelle génération, et qu’on regardait comment le jeu dématérialisé s’installait, on se disait déjà que la prochaine console n’aurait pas de lecteur de disque, ça n’est pas le cas finalement, mais on peut continuer à le penser pour la prochaine génération.

Les jeux vont maintenant toujours être proposés systématiquement en dématérialisé en plus des versions boîtes, ça se fait même sur les consoles de Nintendo que beaucoup de joueurs accusent – sans s’intéresser à l’histoire – d’être à la traine sur ce genre de pratiques, on peut d’ailleurs voir certains jeux sortir uniquement en dématérialisé en Europe, progressivement on habitue les joueurs à ce confort.
Et un jeu dématérialisé, même si légalement il doit être possible de le revendre, en pratique ça n’est pas si évident que ça. Même chose pour le prêt, c’est encore en cours de réflexion chez Steam, mais ça ne sera probablement pas aussi évident que de passer un objet à quelqu’un…

On nous parle aussi du Cloud comme une révolution, et personne ne semble trop se plaindre de ça, alors que ça implique bel et bien une connexion obligatoire…
De plus, je ne vois aucun site spécialisé nous expliquer simplement qu’un jeu utilisant le Cloud n’est pas complet sur le disque, et que le jour ou les serveurs fermeront, le jeu ne marchera plus comme avant, peut-être même que certains modes seront inaccessibles, si ce n’est pas tout le jeu.
Une fois de plus le retrogamer du futur risque de pas s’amuser beaucoup avec tout ça, à moins qu’à la fermeture des serveurs, les développeurs rendent le code disponible gratuitement, pour que les joueurs puissent se faire leurs propres serveurs… Ce qu’on aimerait d’ailleurs pouvoir faire quand les serveurs d’un MMO ferme ses portes…

Peu importe le constructeur, l’évolution est en marche, une partie des joueurs s’habituera à tout ça, et quand elle sera largement majoritaire, une console bien fermée comme l’était la Xbox One il y a encore quelques heures pourra sortir.

Les joueurs PC le savent, les problèmes de DRM ils connaissent, toutes ces contraintes sont déjà bien testées et en place sur leurs jeux, ça avance doucement, mais ça avance, et j’ai du mal à croire qu’on arrivera un jour à les arrêter.

Cependant on voit qu’on peut les faire ralentir, c’est déjà ça.
Et tant qu’on voudra continuer à jouer à peu près comme on le veut, il faudra réagir comme nous l’avons fait, bien dire ce qui ne nous plait pas, et savoir boycotter les pratiques qu’on n’aime pas, être raisonnable dans nos choix.

Comme disait Mokona sur Gamedaba il y a plus de trois mois : « Cela nécessite que les joueurs de jeux vidéo dans l’ensemble deviennent matures dans leurs choix de consommation ».

E3 2013 : Xbox One VS Playstation 4

L’Electronic Entertainment Expo 2013 est terminé depuis deux jours, et après un dernier petit tour sur les sites d’infos que je consulte, histoire de me rafraichir les mémoire, et de voir les quelques rares babes du salon, c’est l’heure de se demander ce qu’on doit retenir.

L’intérêt de ce salon est comme toujours de montrer les jeux qu’on aura chez nous dans les prochains mois, et parfois les prochaines années, et bien entendu de montrer les nouvelles machines.
Pour moi, c’est donc l’E3 de Sony et Microsoft, ils vont présenter de manière plus concrète leurs consoles, et surtout les jeux qui iront avec

Xbox One : Résumé avant l’E3

Il y a presque deux semaines, je tentais de résumer la première conférence de présentation de la Xbox One, et de faire le bilan de ce que j’avais retenu parmi tout ce qui s’était dit avant et après cette conférence.
Un bon gros bazar un peu indigeste, mais finalement assez représentatif de la communication de Microsoft, de ce que nous servait les médias, et des réactions sur les réseaux sociaux.
Dur de faire le tri, et dur de parler de tout ça tant que ce n’était pas vraiment officiel…
Mais cette dernière semaine, et juste avant l’E3, plusieurs points ont été confirmés, c’est donc le moment de faire un rapide résumé, et de se lâcher un peu…

La Xbox One en quelques mots

Pour ceux qui n’ont pas lu les précédents articles, la Xbox One, prochaine console de Microsoft, qu’on pourrait présenter comme un reboot de la marque Xbox, a été dévoilée lors du conférence très américaines le 21 mai, et devrait sortir pour 2013 sans plus de précision pour le moment.

La Xbox One se présente comme l’élément central de votre salon, un média center comme essaye de le faire Microsoft depuis 2002. Le mélange entre un PC qui vous permettrait de surfer sur internet, et de communiquer (e-mail, forum, réseaux sociaux, Skype, etc.), une sorte de Box TV comme on les connait chez nous en France depuis 2002 avec la première Freebox, proposant des programmes exclusifs, des partenariats avec des grandes chaines (américaines pour le moment), mais aussi tout un tas de contenus interactifs liés aux programmes que vous regardez, et bien sûr une console de jeu.

Une petite pensée à nos plus jeunes lecteurs…
Tes parents finissaient par t’acheter une console pour que tu ailles dans ta chambre et que tu les laisses tranquille ? Ben là Microsoft leur fait une machine qu’ils vont vouloir garder dans le salon, et vous pourrez vous engueuler pour savoir qui l’utilisera, comme à la bonne époque ou on n’avait qu’une seule télévision à la maison !

C’est cool ou pas là ? Je sais pas moi ?

Le seul truc qui a l’air sympa avec cette machine, ce sont les options interactives avec la TV, mais ça c’est bien pour une Box TV, je pense que Free, Orange, Bouygues, et les autres sont déjà sur le coup pour proposer de nouveaux services tout aussi intéressants.

Mais soyons clair, ici sur Gamedaba, on est là pour parler de jeu, et sur ce point précis pour le moment, il n’y a pas de raison d’être emballé…

On a quand même une machine qui se prend pour un PC, mais qui ne tiendra pas la concurrence avec un vrai PC pendant bien longtemps, des jeux multisupport dont le degré de finition devrait sensiblement être le même que sur la console concurrente (je parle de la Playstation 4 là), les séries exclusives à Microsoft qui s’essoufflent, pour le moment pas d’infos sur de nouvelles licences qui pourraient être intéressantes, Kinect qui depuis 2010 n’a pas proposé une seule killer app… Bof.

Ensuite, je me dis qu’au Japon et en Europe, la Xbox 360 est derrière la Playstation 3, et je pense que ça sera la même chose cette fois encore. La Xbox One sera une console américaine, pour les américain, et qu’il va vraiment falloir qu’ils se payent des exclus énormes si ils veulent percer ailleurs, et même avec ça, c’est pas gagné.

Microsoft confirme que ça va craindre

Comme je le disais au début de cet article, plusieurs points ont été confirmés officiellement, et même si il reste un peu de flou dans tout ça, on peut quand même revenir sur ce qu’il y a de plus important.

Jeux liés au compte

Chaque jeu sera lié à un compte Xbox. Il est possible d’y jouer sur la console d’un ami, et donc potentiellement de lui prêter, mais il faut pour cela se connecter avec votre compte sur chaque machine.

En gros vous devez prêter votre compte, ce qu’on évite de faire généralement…

Connexion obligatoire

Si vous voulez jouer avec votre console, elle devra pouvoir se connecter pour lancer le jeu puisque celui-ci doit être vérifié en ligne, et elle devra se connecter au moins une fois toutes les 24 heures pour continuer de fonctionner.

Nous sommes presque tous connectés, mais pas tout le temps.
Entre les incidents sur les lignes à cause de travaux, les changements de FAI, les vacances dans des lieux sans internet, il y a plein de situations ou on est susceptibles d’avoir une jolie console (enfin si on veut) inutile à la maison, personnellement ça ne me réjouit pas des masses, parce que c’est typiquement quand je n’ai plus internet que je me dis « tiens ben je vais jouer un peu… ».

Kinect et la vie privée

On avait l’impression que Kinect était toujours actif, ce n’est pas tout à fait le cas.

On peut désactiver les commandes vocales, et allumer sa console avec un bon vieux bouton des familles, la caméra sera aussi désactivable si elle n’est pas nécessaire à l’activité en cours, on l’allumera quand même pour Skype, ça peut aider, mais pas besoin d’être filmé quand on se fait une petite session de « Pierre : Passion Hamster » avec quelques amis virtuels…

C’est plutôt rassurant, mais il va bien falloir faire attention à la suite, parce que plusieurs brevets utilisant Kinect pourrait bien nous forcer à l’activer plus que ce qu’on le souhaiterait

Limitation de l’occasion

Voilà le sujet le plus critique, et on n’a pas fini d’en entendre parler.

Microsoft laissera donc les éditeurs choisir si ils veulent que leurs jeux puissent être revendus. Donc si on comprend bien ils peuvent aussi décider d’interdire la revente.

Et concrètement pour le joueur, si il peut revendre le jeu, il y aura des limitations :

1) Si vous voulez revendre un jeu à un ami, vous allez devoir lui « donner » (et discrètement lui demander un petit billet si finalement ce n’était pas un si bon ami que ça), mais attention pour ça, il faut que celui-ci soit dans votre liste d’ami depuis au moins 30 jours, et attention le jeu ne pourra changer de propriétaire qu’une seule fois.

2) Si vous voulez revendre votre jeu à un magasin, il faudra que ce magasin ait accepté un contrat spécial, et lorsqu’il revendra le jeu, une partie de la somme ira dans les poches de l’éditeur.

C’était le point sur lequel j’attendais vraiment des précisions, car plusieurs scénarios avaient été proposés, et rien ne me semblait très concret…

Maintenant, c’est officiel, et vu la solution retenue, je vais pouvoir m’exprimer sans réserves sur ce sujet, et de manière assez claire je l’espère : C’EST DE LA GROSSE MERDE !

Comprenez bien, à terme, on ne pourra probablement plus vendre de jeux entre particuliers, plus de dépôt vente dans les petits magasins, plus de revente facile, plus d’échanges entre inconnus, plus de prêt entre amis sans galère de prêt de comptes, c’est fini !

Depuis qu’on parle de tout ça, on nous dit que ce sont les éditeurs qui mettent la pression parce que l’occasion ça leur fait perdre de l’argent…

Alors, une bonne fois pour toute : Le fait de vendre des choses d’occasion permet très souvent de financer l’achat du neuf.

On achète, on vend, on achète… C’est comme ça que ça marche !

Quand on revend sa bagnole à un particulier, on ne reverser pas à nouveau une somme au constructeur ?

« Bonjour monsieur Citroën, un mec m’a acheté ma vieille Xsara à 8000 euros, il avait des doutes sur sa capacité à obtenir un crédit pour acheter une C4 à 30 000 euros, mais désolé je t’ai fait perdre de l’argent, c’est vrai qu’en économisant 50 euros par mois pendant 50 ans il aurait pu se l’acheter sa C4 neuve, j’ai probablement court-circuité une belle vente, alors sur ces 8000 euros, je t’en donne 3000, bon par contre il me reste pas assez pour faire un apport suffisant pour t’acheter une C5, du coup je vais acheter une Fiat, désolé encore hein… « 

Et pour les jeux vidéos, c’est comme ça que ça fonctionne pour une grande partie de la clientèle.

Il y a des collectionneurs comme moi qui ne revendent presque rien, et d’autres qui revendent leurs vieilles machines pour acheter la nouvelle, et revendent leurs jeux pour en acheter de nouveaux.

C’est d’ailleurs ce qui faisait que certains clients s’autorisaient à acheter du neuf même quand ils trouvaient le prix un peu trop haut, puisqu’ils pouvaient le revendre…

Si ces mêmes personnes ne peuvent plus financer leurs achats en revendant d’occasion facilement comme c’est encore le cas aujourd’hui, ils continueront d’acheter certes, mais ils attendront d’avoir les moyens, et surtout ils seront plus sélectifs, ce qui n’aidera pas les studios qui ne sortent pas des blockbusters. A moins que les éditeurs ne baissent sensiblement le prix des jeux… Vous y croyez vous ? Ils font tout pour gagner plus en se débarrassant de l’occasion, ça n’est pas pour baisser les prix des jeux…

On pourra quand même revendre certains jeux, quand les éditeurs nous l’autoriseront, et uniquement dans certaines enseignes qui accepteront le contrat, mais quelles seront les conditions de reprise pour le joueur ? Le revendeur devant reverser une partie à l’éditeur, il les reprendra à quel prix pour que ça soit rentable ? Est-ce qu’il prendra le risque de tout reprendre d’ailleurs ? Et à quel prix il les revendra ?

Et au moment ou vous voudrez revendre une console avec des jeux interdit à la revente, on en fait quoi de ces jeux ? On les jette ? Comme lorsque les serveurs d’authentification du jeu en ligne seront fermé ? Tout à la poubelle ?

Depuis que j’ai entendu pour la première fois ces rumeurs, je me suis de suite dit : Un jeu = Un compte.
Voilà la solution, on revend le compte avec le jeu, et hop l’affaire est réglée…
Mais encore faut-il qu’on puisse créer autant de compte qu’on veut par console, et en pratique, ça sera quand même vite pénible de changer de compte à chaque jeu…

En tout cas, c’est très grave, et je pense même que c’est illégal. Heureusement ça ne plait pas à tout le monde, l’UFC est déjà sur le coup, et j’espère qu’ils se feront entendre.

N’achetez pas la Xbox One !

C’est presque un devoir de gamer !

J’en entends beaucoup dire qu’ils vont boycotter, je sais qu’avec quelques exclusivités trop tentantes quelques-uns craqueront, mais j’espère qu’ils tiendront le plus longtemps possible.

Je souhaiterais aussi que les revendeurs refusent de signer ce contrat pour la revente, et qu’ils mettent en garde leurs clients, en expliquant qu’avec cette console, ils ne pourront pas revendre ni prêter leurs jeux comme avant.

Ensuite, si par hasard Sony avait la bonne idée de laisser les joueurs revendre les jeux sur leur prochaine console, il n’y aurait plus qu’à expliquer que la Playstation 4 propose à peu près la même chose – et avec la quantité de jeux multisupport ça sera facile – mais qu’au moins on peut revendre…

Enfin, attendons vraiment de savoir ce que propose Sony à ce niveau là, beaucoup disent « la Playstaiton 4 vaincra », mais on n’en sait pas beaucoup pour le moment, et on pourrait bien être déçu.

Non mais sérieusement les mecs, n’achetez pas la Xbox One !

Je le sais, les clients lambda achèteront quand même… Après tout ils achètent un téléphone à 700 euros pour une légère update. On peut d’ailleurs noter qu’ils revendent généralement leur ancien téléphone quand ils achètent le nouveau… Il y a peut-être moyen de les sensibilisés là dessus.

La Xbox 360 a très bien marché aux États-Unis, et la Xbox One risque de cartonner malgré tout ce qu’on pourra dire.
La marque s’est imposée, et inspire un peu plus confiance que lors de la sortie de la première Xbox.

Mais même si ils ne sont pas forcément choqué par la connexion obligatoire ou la limitation de l’occasion, on peut leur faire comprendre qu’il y a des tas de raisons de ne pas acheter une machine lors de sa sortie…

On se rappelle tous des centaines de Xbox 360 mortes au combat parce qu’elles étaient conçues pour tenir quelques heures avant de littéralement fondre, ça fait moyennement envie non ?

Combien de fois on a vu une nouvelle console baisser très vite de prix, et être proposée en bundle avec plusieurs jeux ? Attendre quelques mois, ou même un an, pour avoir une offre vraiment intéressante, et plein d’autres joueurs en ligne, c’est quand même plus intéressant que de se retrouver entre fanboy sur le même seul jeu potable du line up ?

Parce qu’il faut l’admettre, les premiers mois sont quand même souvent plutôt décevants.

Une fois les premiers jeux exclusifs finis, on se tape des portages au rabais de jeux qui sortent encore sur la génération d’avant, et des tas de jeux qui n’exploitent pas encore correctement le nouveau hardware. Il faut attendre un moment pour voir débarquer les killer app…

Non vraiment, acheter une console à sa sortie, c’est vraiment pas une bonne idée.

D’après moi, il faut se fixer des règles. Attendre qu’il y ait suffisamment de jeux intéressant avant de craquer, quitte à acheter ces jeux au moment de leur sortie surtout quand il y a des éditions limités, et puis surtout attendre les retours des premiers acheteurs (les inconscients), histoire de savoir si leur console n’est pas déjà parti deux ou trois fois au SAV.

Bon après, si vous êtes un inconditionnel de Forza complètement en manque, et prêt à claquer tout votre argent, ben à la limite… Je ne cautionne pas… Mais je comprends, parfois on est faible.

D’ailleurs, je ne peux pas dire que je ne l’achèterais jamais, avec quelques exclusivités vraiment indispensables, je pourrais craquer, mais pour l’instant je suis plutôt tranquille. Les séries exclusives Microsoft s’essoufflent, et ce n’est pas pour une ou deux features sur un jeu multi support que je pleurerais. Enfin, on verra bien avec l’E3 dans quelques jours si il y a de la grosses annonces…

Mais tout de même, le concept me gène tellement que je risque d’être vraiment très très patient, et je me dis que je pourrais peut-être tout simplement tirer un trait sur quelques jeux.

Et au pire j’y jouerais chez quelqu’un qui aura été plus faible que moi !

Xbox One : Le jour d’après

Trois mois après Sony, c’était donc au tour de Microsoft de nous présenter sa prochaine console le 21 mai 2013, on a pu la voir en vrai, alors que du côté de Sony, c’est encore un peu flou, mais cette fois ci, je vais m’attarder sur tout ce qui a pu se dire après cette conférence.

Car la plupart des informations intéressantes et qui ont beaucoup fait parler ne viennent pas de la conférence, mais de ce qui s’est dit après. A partir du 21 mai, c’est un peu parti dans tous les sens dans les médias, entre rumeurs, interviews, extrapolations, incompréhensions, et démentis de la part de Microsoft, on a pu tout lire…
Le titre de l’article est tout de même un peu mensonger, car ce n’est pas vraiment le jour d’après, certaines de ces infos sont même sorties avant, et d’autres seulement quelques heures après la conférence, mais bon si vous saviez à quel point c’est difficile de trouver un bon titre…

Je vais essayer de faire le point sur ce qui me semble important dans tout ça, au niveau de certaines fonctionnalités et particuliarités de la Xbox One, des choses parfois visiblement déjà prévues et d’autres qui pourraient arriver…

Installation obligatoire des jeux

Vu la taille des jeux, ça me semble presque impensable de faire autrement.

On fait ça sur PC depuis un des années, et franchement, c’est tellement plus confortable depuis que c’est possible sur Xbox 360 que je ne vais pas me plaindre. Encore moins quand je me rappelle de certains jeux PS3 qui peuvent avoir des temps de chargement de plus de deux minutes, comme Motorstorm Apocalypse ou j’ai cru que la console avait planté.

On espère juste pouvoir utiliser des disques externes facilement, parce que les jeux sont de plus en plus volumineux, et même avec un disque dur intégré de 500 Go, à grand coup de films, de démos, et de jeux, on sera rapidement en manque de place.

Code unique, authentification en ligne

L’activation en ligne, ce n’est pas étonnant. Les éditeurs ont cherché tout un tas de méthodes pour essayer de ralentir le piratage de leurs jeux, et l’activation en ligne sur PC est un phénomène de plus en plus fréquent, obligeant même les joueurs qui veulent faire un mode solo d’un jeu à se connecter, comme c’est le cas avec Diablo 3 par exemple.

C’est assez logique qu’une société qui vend l’OS principalement utilisé sur PC par les gros gamers, s’inspire de ces méthodes.

Qu’est ce que ça implique d’activer son jeu avec un code unique ?

Comme l’explique JVN.COM, on achètera un jeu, un code sera présent sur le disque, la console se connectera pour authentifier le jeu, et tous les utilisateurs de la console pourront y jouer. Rien de nouveau nous dirons les joueurs PC.

Mais pour les joueurs console, ça change quelques habitudes, et surtout il y a plein de questions qui reste en suspens.

Occasion, oui ou non ?

Autant le dire de suite, on peut lire des choses très différentes suivant les articles.

Parmi tout ce que j’ai lu, c’est sur le site Polygon.com que j’ai trouvé ce qui avait l’air le plus crédible.

Comme nous l’avons vu, le code sur le Blu Ray vous permet d’authentifier le jeu, si vous décidez d’aller jouer chez un ami, il faudra donc l’installer sur cette nouvelle machine, et le jeu s’authentifiera sur internet grâce au disque. A ce moment précis, il sera alors impossible de lancer le jeu depuis l’installation faite sur votre propre console tant que vous n’aurez pas remis le disque dedans pour à nouveau l’authentifier.

MAJ 30/05/2013 : On peut lire sur plusieurs autres sites que le jeu est lié au compte Xbox Live, je trouve étonnant le choix de devoir venir avec ses identifiant quand on prête un jeu, et ce n’est pas ce qui est dit sur le lien que j’ai cité comme source, qui semble dire que le prêt est bien plus envisagé de manière presque classique, puisqu’il faudra quandmême être connecté pour valider le jeu. On attend de toute façon les confirmations.

Si on s’en tiens à cette explication, il serait donc possible de prêter un jeu, mais aussi de le revendre, et à priori sans frais supplémentaires.

Mais dans cet article de Gamekult, et dans celui d’Eurogamer, il est question de faire payer le magasin qui vous revend un jeu d’occasion, et là je ne comprends pas bien comment ça fonctionne.

Si un magasin doit payer quelque chose pour revendre un jeu, il doit en être de même pour un particulier qui revend un jeu à une de ces connaissance ? Mais à quel moment doit-il payer ? Si le cas expliqué plus haut est vrai, lorsqu’il prête un jeu il ne paye rien, et dans le cas d’une revente c’est la même chose sauf qu’il prête son jeu pour toujours en quelque sorte…

MAJ 30/05/2013 : Sur ce point, le site terredejeux.net a mené une petite enquête auprès d’un revendeur qui aurait reçu un pré-contrat de la part de Microsoft, ce revendeur explique qu’il faudrait qu’un revendeur à qui on rapporte un jeu passe par un logiciel pour indiquer le jeu, et le gamertag, afin qu’il soit bien supprimé du compte, et ensuite il nous dit aussi que visiblement la vente d’un jeu d’occasion ne lui rapporterait que 10% du prix, si on croise avec ce qu’on a pu lire sur tout un tas d’autres sites, le reste de la somme serait distribué à l’éditeur, mais aussi à Microsoft.
On peut se demander comment un particulier ferait pour revendre son jeu sans avoir ce logiciel… Là encore tout ça reste à confirmer.

Microsoft semble encore en train d’y réfléchir, lors de ces déclarations Phil Harrison nous parlaient de « scénarios possibles ».

J’attends vraiment de voir quelle solution sera choisie pour Microsoft, mais aucun doute qu’ils veulent faire quelque chose pour contrer le marché de l’occasion, on n’a pas fini d’en entendre parler !

Une dernière chose non négligeable pour terminer sur le sujet…

Ce système d’authentification peut potentiellement rendre un jeu complètement inutile. En effet, le jour ou les serveurs d’activation seront coupés, il sera impossible de valider le jeu et d’y jouer.

Si la prochaine console de Microsoft n’est pas rétrocompatible, on n’aura plus qu’à jeter tous nos jeux à la poubelle…

MAJ 30/05/2013 : Je vous renvoie à nouveau sur terredejeux.net qui a lors de son enquête aussi entendu dire que les jeux serait sur des CD, et que le contenu se téléchargerait. Je n’ai lu ça nulle part pour le moment et je n’y crois pas vraiment, mais si ça s’avère exact, ça veut dire qu’on achète un disque sans jeu, et ça forcerais une connexion de qualité pour pouvoir jouer à son jeu sans trop attendre…

Xbox One : Résumé de la conférence de présentation

Certains l’appelaient Xbox 720, nom qu’on avait fini par adopter pour se comprendre même si celui ci n’avait aucun sens, d’autres utilisaient le nom de code de la machine à savoir Durango, ou Orbis, il y avait aussi Xbox 3, et parfois tout simplement prochaine Xbox, et à quelques heures encore de la conférence une source de Gameblog nous donnait le nom Xbox Infinity.
Au final ce sera bien Xbox One, la mode du reboot a encore frappé.

Xbox On !

En introduction de cette conférence, une petite vidéo avec une enchainement de témoignages de gens proches de Microsoft est diffusée, avec entre autre Bill Gates, Hideo Kojima, J.J. Abrahams, ou encore Steven Spielberg, je me suis demandé ce que le scénariste des Goonies (j’aurais pu dire le réalisateur d’E.T., mais il faut savoir citer d’autres films de temps en temps) faisait là, si vous vous le demandez vous aussi, lisez la suite.

La conférence commence de suite après cette vidéo, nous sommes chez Microsoft en direct de Redmond (Washington).

Don Mattrick, président de l’Interactive Entertainment Business chez Microsoft nous fait une petite présentation de la marque, parlant du fait que 8 ans après sa sortie la Xbox 360 est leader sur le marché – ce qui est discutable à l’échelle mondiale, mais surement encore vrai dans la zone nord américaine, si on exclue la Wii qui doit encore avoir encore un peu d’avance – et annonçant que dans quelques semaines à l’E3 ils parleront de l’avenir… Hum ? On aurait pu en parler de suite non ? Ah non, il voulait dire de l’avenir de la 360, sous entendu « Nous n’allons pas faire comme avec la Xbox, et l’enterrer à toute vitesse, mais là nous allons parler de la prochaine console, la Xbox One. Et nous, on va vous la montrer ! ».

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La Xbox One et Kinect juste au dessus.
© Microsoft

 

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La nouvelle manette.
© Microsoft

Bon, chacun ses gouts on va dire, je m’en moque un peu du design, mais je note un gros avantage, elle est présenté à l’horizontale, et on peut poser quelque chose dessus. C’est important !

Parle à mon Kinect

Yusuf Mehdi arrive ensuite pour démarrer la console avec un « Xbox ON ! » qui nous montre qu’on commande la console vocalement. A mon avis, là c’est un gars qui a appuyé sur le bouton en coulisse, le bouton de la régie qui va piloter les vidéos, oui tout ceci est très préparé et bien rythmé, je pense pas que ça soit le vrai matos, ils ont a eu de mauvaises blagues par le passé, avec Windows 98 et Surface entre autre…

La console s’allume, une page d’accueil proche de la Xbox 360 actuelle ou de Windows 8 apparait, avec tout un tas d’informations, du « trending content », c’est à dire les tendances au niveau actualités et au niveau réseaux sociaux, et puis il doit bien y avoir des trucs en rapport avec les jeux vidéos quelque part aussi.

Yusuf continue un peu la petite démonstration de commande vocale : « Xbox Home ! » ça revient à la home, « Xbox Watch TV ! », ça balance la TV, « Xbox GAME », on part sur un jeu, c’est très rapide, tellement rapide que ça lance un jeu en pleine partie, alors qu’il vient d’allumer la console… Oui bon je sais que c’est déjà possible, quand on rallume sa Wii et qu’on lance une partie d’un jeu console virtuelle, on recommence pile poil à l’endroit ou on était, mais avec un petit menu avant, histoire de pas se retrouver en pleine action, dans cette présentation, ça repart de suite, faut avoir la manette en main !

Donc là c’est pour la démonstration, mais ça marchera à peu près comme ça au final je pense, et on imagine déjà le gros lourd qui vient dire « Xbox Game ! » quand vous regardez l’épisode 24 de la saison 137 des Experts à Hawaï 5.0… On va passer des bons moments.

On continu sur la présentation de la navigation, de l’utilisation de Skype, et on va s’attarder sur la télévision…

Ah cette bonne vieille téloche…

La télévision, c’est un sujet qui reviendra beaucoup dans cette conférence, la Xbox One vous proposera donc de regarder la télévision, comme nos BOX TV en France, avec un accès à du contenu supplémentaire en rapport avec le programme que vous regardez, surement encore un peu de « trending content » relié à tout ça, et puisqu’on a des commandes vocales, et bien pour la TV ce sera pareil, on dit le nom de la chaine pour aller dessus, avec ces arguments qui parle à tout le monde :

  • Plus besoin de chercher la télécommande !
  • Plus besoin de se rappeler du numéro de la chaine !

Alors,ok pour la télécommande, c’est vrai qu’on se rappelle pas toujours qu’on l’a rangée dans le frigo, ou dans la boîte à couture dans laquelle on range les épices et qui est dans l’armoire à pharmacie, mais par contre si on doit donner le nom des chaines, on ne risque plus de découvrir une nouvelle chaine et un programme différent en zappant au hasard dessus comme ça peut arriver aujourd’hui, les grosses chaines vont pouvoir reprendre le pouvoir vu qu’on se rappelera que de leurs noms.

5 milliards de transistors

Au tour de Marc Whitten de prendre la parole, pour détailler le hardware en quelques minutes, sans s’attarder trop sur les chiffres, enfin il articulera bien pour dire « 5 milliards de transistors » parce que ça claque même si personne ne sait à quoi ça peut correspondre.

En arrière plan, une image liste quelques infos : CPU 8 cœurs, 8 Go de RAM, disque dur de 500 Go, lecteur Blu-ray, USB 3…

Vu comme ça on se dirait que c’est comme une PS4, pour se faire une idée des différences, il faudra aller plus dans les détails, comme tente de le faire Hardware.fr.

Marc passera plus de temps à nous parler de Kinect, nous montrant l’évolution du capteur maintenant en 1080p et capable de voir avec plus de précision nos mouvements (on espère aussi qu’on aura plus à abattre les cloisons de nos appartements pour pouvoir reculer comme nous l’ordonnait régulièrement la première version), mais aussi la nouvelle manette qui devrait être plus précise et agréable, et Smartglass qui permet de faire communiquer ensemble une tablette avec la Xbox One comme c’était déjà le cas avec la Xbox 360, mais en plus puissant on change un truc avec une télécommande qui le dit à Kinect qui le dit aussi à la tablette, à la manette, et à vos WC pour se préparer à votre arriver et chauffer le siège, enfin si j’ai bien tout suivi.

Concernant le Xbox Live, il passe de 15 000 à 300 000 serveurs, ce qui est assez énorme, et permettra à tout un tas de personnes de se chauffer désormais en vidéo HD sur le Live.

Et puis le pouvoir du nuage comme le disait la traductrice en live (Merci à vous mesdames ! Car oui elles étaient deux.), un cloud qui stocke donc plein de choses pour qu’on puisse y avoir accès facilement, ou partager avec d’autres utilisateurs, même si ce n’est pas expliqué très précisément dans la démonstration, ça ne m’étonnerait pas qu’on puisse partager nos performances dans les jeux, en vidéo par exemple, comme le bouton « share » de la manette PS4 (lien).

Ce n’est pas non plus précisé à ce moment de la conférence, mais tout comme pour la PS4, le cloud permettrait de calculer des choses, afin d’assister ou de décharger la console un peu, et au passage proposer pourquoi pas un contenu plus détaillé, c’est quelque chose dont on parle depuis un moment, et je suis toujours aussi curieux de le voir en action dans de futurs jeux.

Oui d’ailleurs, ce serait bien qu’on parle de jeu un peu non ? Ah ben ça tombe bien, on laisse la parole aux éditeurs !