Doritos Gate, un an après…

Nous sommes aujourd’hui le 24 octobre 2013, et l’affaire du Doritos Gate fête ses un an.

En effet, c’est le 24 octobre 2012 que le chroniqueur Robert Florence, a publié son article « A table of Doritos » sur Eurogamer, qui a créé une sorte de petit « scandale » dans le milieu de la presse vidéo-ludique.

Il y a quelques temps de cela, un autre scandale a bien failli éclater ici même sur Gamedaba

Le Auchan-marque-pouce Gate

Voici une photo de votre serviteur, Moriarty, contributeur sur Gamedaba, qui aurait pu déjà faire mille fois le tour des réseaux sociaux et créer un buzz plus fort qu’un tweet d’un homme politique ivre.
Avant que cet énorme scandale ne finisse par éclater, j’ai décidé de moi même la publier, et de m’expliquer.

Il est ou le problème ?

Il est ou le problème ?

Vous pourrez constater sur cette photo la présence discrète de produits marque pouce lors de ce qui pourrait ressembler à une présentation du jeu Derrick – Meurtre dans un parterre de fleurs.

J’entends déjà une foule en colère hurler que je suis un vendu qui fait des présentation de jeux, sponsorisé par Auchan, ressortant de vieux articles pour prouver que je fais régulièrement une publicité éhontée pour l’enseigne au petit oiseau, comme par exemple « 20 euros de réduction sur Starcraft II et Diablo III« , ou « Baisse de prix pour la Wii U ?« .
Les plus vils me traitent également de Nintendo-Boy, en voyant à côté de moi ce petit champignon qui se dandine quand le soleil l’illumine.

Eh bien non, tout ceci est faux, et je m’insurge qu’on ose croire que je suis un vendu !

Je n’ai jamais fait la présentation de ce jeu, je ne l’ai d’ailleurs jamais testé, il est encore aujourd’hui sous blister, car d’après de récentes ventes aux enchères, j’ai appris qu’un blister pourrait multiplier par 200 le prix d’un jeu, alors dans le doute, je l’ai conservé. D’après mes calculs je pourrais le revendre 1000 euros… Enfin à peu près. Si toutefois vous voulez en savoir plus sur ce jeu, vous pouvez lire la critique de Clem2K !

Ensuite, j’ai moi même payé ce paquet de chips et cette limonade, afin de créer ce cliché pour essayer de créer le buzz il y a des mois, et je n’avais toujours pas eu le temps d’écrire sur ce sujet… Non je n’ai même pas honte, tous les moyens sont bon pour faire de l’audience !

Et pour finir, franchement, regardez bien, ce n’est pas moi sur la photo, c’est une peluche ! Un peu de sérieux les gars !

Si je parle des prix Auchan, Carrefour, Toys’R’Us, ou autre, c’est parce que je reçois les pubs, et quand je vois des promos, je partage… Je suis un mec à la cool moi ! Si j’étais un vendu, ça se verrait, avec des paquets de chips Auchan, et pas marque pouce !

Voilà, maintenant qu’on en a fini avec ça… Comment ça ? Quel champignon ? Non mais ça va aller oui ? Bon ! Revenons au sujet initial…

Le Doritos Gate est probablement le plus gros scandale que la presse vidéo ludique ait connu… Enfin bon… Le plus gros de fin 2012. Je veux dire… C’est un gros micro scandale quoi.

Non parce que mine de rien, on en a pas mal parlé , certains sites ont même modifié leur charte comme Eurogamer ou VG247, mais finalement maintenant tout le monde s’en fout un peu, tout est reparti plus ou moins comme avant, et il n’y a bien qu’ici qu’on va en parler et fêter son anniversaire ! Il faut nous comprendre, en bon gros blog amateur, il y a des sujets qu’on doit obligatoirement traiter, même un après, pour le principe.

Raconte-nous cette histoire de Fajitas Gate !

Tout a commencé avec cet article de Robert Florence dénonçant d’une certaine façon le manque d’intégrité et d’indépendance des journalistes de jeux vidéo.

Dans un premier temps, il commente une photo magique, celle de Geoff Keighley, un journaliste canadien installé avec un regard complètement vide à côté d’une publicité pour Halo 4, plusieurs bouteilles de Moutain Dew (une boisson qui peut dissoudre les souris), et un bon gros paquet de Doritos, qui donnera son nom à ce scandale.

Geoff Keighley

Geoff Keighley en train de penser à une souris dissoute dans du Moutain Dew.

Il parlera ensuite d’une cérémonie appelée Games Media Awards qui décerne des prix aux meilleurs journalistes, et pendant laquelle un concours était organisé, reservé aux journalistes bien sûr, qui devaient tweeter un message promotionnel, pour ensuite peut-être gagner une PS3.

Un concours qui ne semblait poser aucun problème à la journaliste Lauren Wainwright pointée du doigts dans la première version de l’article… Je dis bien première version, parce qu’elle a demandé à ce qu’on supprime son nom de l’article, c’était bien sûr sans compter sur l’effet Streisand, et on a retrouvé rapidement l’article original sur les forums de NeoGaf entre autre.
Par la suite, quelques internautes sont allés fouiller son CV pour se rendre compte qu’elle travaillait en freelance aussi bien pour des groupes de presse que pour Square Enix, ce qui mine de rien permet de douter un peu de son indépendance quand elle parle par exemple de Tomb Raider…

Le CV de Lauren Wainwright sur Journalisted avant et après l'affaire.

Le CV de Lauren Wainwright sur Journalisted avant et après l’affaire.
Image récupéré sur le blog « Common Sense ».

Ne nous arrêtons pas uniquement sur Lauren, vous imaginez bien que ce n’est pas la seule à avoir participé à ce concours, et à ne pas voir de mal la dedans… Et ce n’est pas non plus la seule à avoir travaillé pour des éditeurs…

Mais voilà, le sujet commence à tourner sur les réseaux sociaux et sur les forums spécialisés, à grand coup de « Vous êtes tous des vendus je le savais ! », et cette histoire a bien entendu fini par éclabousser la presse française, pointant notamment ce test de Call of Duty Black Ops 2 sur la version française du site d’eurogamer (tiens donc !), réalisé par Julien Chevron qui après une rapide recherche sur Google est référencé comme attaché de presse pour Activision

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3 réflexions au sujet de « Doritos Gate, un an après… »

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