Child of light

Child of Light est un jeu de rôle et de plateforme réalisé par Ubisoft Montréal, avec une équipe constituée de plusieurs personnes ayant travaillé sur Far Cry 3, notamment l’auteur, mais cette fois-ci pas de pirates, et pas de PEGI 18, Child of Light est un jeu qui s’adresse à tous.

Child of Light_20140518205451Le jeu est sorti fin avril 2014 pour Wii U, PC, Playstation 3 et 4, Xbox 360 et Xbox One, uniquement en dématérialisé, même si une version collector en boîte est sortie pour Playstation 3 et 4 et pour PC, comprenant un porte clé, un mini artbook, un poster avec une illustration de l’héroïne par Yoshitaka Amano, deux DLC, et bien sûr le code pour télécharger le jeu.

Il était une fois, dans le royaume de Lémuria…

Tout commence comme un conte pour enfant, l’histoire d’une petite fille, Aurora, fille du Duc d’un État d’Autriche, et de sa femme, la duchesse, disparue en 1893. Le duc s’occupait seul de sa fille, puis fini par se remarier deux ans plus tard, le vendredi précédent Pâques. Cette nuit là, Aurora s’endormit, atteint par une étrange maladie qui lui couta la vie, jusqu’à cet instant ou Aurora s’éveilla, au milieu d’un monde qu’elle ne connaissait pas, Lémuria. Aurora apprendra très vite qu’elle doit retrouver la Reine de la nuit qui ne s’appelle pas Régine dans le royaume de Lémuria mais Umbra, cette dernière s’est emparée du soleil, de la lune et des étoiles, et derrière son trône se trouve un miroir qui pourrait permettre à Aurora de retourner chez elle…

Sans même le vouloir je me suis retrouvé à faire quelques rimes en vous résumant le début de l’histoire de Child of light, c’est probablement normal car c’est ainsi que tout le jeu vous sera conté.
Tous les dialogues se feront en rimes, personnages jouables ou non vous parleront comme si ils posaient un slam, à l’exception de Rubella qui aura bien du mal à trouver les bons mots, heureusement il y aura toujours quelqu’un pour l’aider à retomber sur ses pieds, pour qu’aucun vers ne soit brisé, et que la poésie puisse continuer.

Child of Light_20140519222025Plateforme et RPG bien pensé

Le jeu se présente donc comme un jeu de plateforme donc, mais avec des combats au tour par tour.

Lors des phases d’exploration, vous devrez fouiller chaque recoin des décors pour trouver des coffres et autres bonus cachés, activer des systèmes pour ouvrir des portes, ou encore stopper temporairement des pics qui cherchent à vous transpercer. Aurora au départ pourra marcher, et sauter, mais très rapidement vous pourrez vous déplacer d’une façon plus légère, qui vous donnera une grande sensation de liberté, mais ne vous facilitera pas forcément complètement la tâche pour trouver tous les trésors cachés, il vous faudra vous déplacer en évitant épines et autres boules de feu, et parfois même lutter contre le vent…

Child of Light_20140513015657Les ennemis seront visibles à l’écran, vous pourrez les éviter, les attaquer de front, par derrière, mais aussi de temps en temps vous faire surprendre, suivant le cas vous aurez un temps d’avance ou non au début de l’affrontement.

Child of Light_20140510202444Les combats utilisent un système proche de celui de Grandia, avec une barre d’action.

Sur la première partie de cette barre les ennemis et vous progressez plus ou moins vite, certains attaques peuvent vous paralyser, vous ralentir, ou vous faire reculer. Une fois arrivé à la fin de cette barre, vous aurez plusieurs choix possibles, comme la fuite, le changement de personnage, l’utilisation d’objets, et l’utilisation des diverses compétences comme la défense, la magie, ou les attaques.

Child of Light_20140514014308Votre choix fait, vous progresserez sur la barre d’exécution, et dès que vous serez arrivé au bout, l’action se fera. En fonction du type d’action, votre personnage avancera plus ou moins vite sur cette barre, et comme vous l’imaginez se mettre en défense est rapide, mais lancer une magie très puissante prendra bien plus de temps.

Si vous êtes touché pendant votre progression votre action pourra être annulée, et vous vous retrouverez à nouveau dans la barre d’attente, il faut bien vérifier la progression de tous les participants au combat pour faire les bons choix stratégiques.

Child of Light_20140519221250Comme dit plus haut, vous pouvez changer de personnage en plein combat, il faut savoir que vous ne pouvez être qu’au maximum deux à combattre, il faut donc faire les changements en cours de combat pour choisir les bons personnages en fonction de leurs compétences, heureusement le changement ne vous fait pas perdre un tour, et vous pouvez donnez immédiatement un ordre au nouveau venu.

Aurora et tous les personnages qui se joindront à elle lors de votre aventure possèdent un arbre de compétence, en jouant normalement vous n’arriverez pas à la fin du jeu avec un arbre complet, il faudra donc bien choisir votre voix en utilisant intelligemment les points gagné à chaque passage de niveau.

Child of Light_20140519230939En plus de ces compétences, vous pouvez utilisez les Oculis que vous trouverez dans des coffres ou en gagnant des combats, ces pierres précieuses qui peuvent ajouter sur trois emplacements, vous donneront par exemple des pouvoirs de feu ou de foudre à votre arme, vous rendront plus résistant aux attaques magiques, ou vous feront démarrer à 20% de la barre d’action en fonction de l’emplacement sur lequel vous l’équiperez.

Ces pierres peuvent être combinés, le jeu vous propose même un exemple pour vous faire comprendre que vous pouvez combiner deux ou trois pierres, et qu’en en combinant trois de même type vous obtiendrez une pierre du même élément plus puissante. A vous de découvrir ensuite toutes les autres combinaisons possibles.

Child of Light_20140519224642Igniculus, le petit plus

Alors que vous faites vos premiers pas dans ce nouveau monde, vous croiserez une luciole du nom d’Igniculus, qui est à votre recherche. Vous ferez de suite équipe, cette luciole vous servira dans plusieurs cas.

Lors des phases d’exploration, Igniculus pourra éclairer des passages secrets, activer des lumières pour ouvrir des portes, ouvrir tous les coffres en dehors de ceux qui nécessite d’actionner un levier, attraper des objets, aveugler les ennemis que vous pourrez alors attaquer par surprise, et enfin vous redonner des points de vie quand vous explorerez des couloirs un peu trop dangereux.

Child of Light_20140519220550Ces actions coutent de l’énergie à notre luciole, une petite barre en haut à gauche de l’écran, que vous pourrez remplir en récupérant des fleurs de vœux qui se trouvent un peu partout dans le jeu.

Igniculus vous aidera aussi pendant les combats, en aveuglant les ennemis vous les ferez ralentir, c’est quelque chose que vous apprendrez très vite à utiliser. Il pourra aussi vous redonner des points de vie, et allez récupérer des fleurs de rêves toujours présentes dans les zones de combats. Vous constaterez d’ailleurs qu’en normal celles-ci vous offrirons dans un premier temps des des points de vie et de magie, alors qu’en difficile vous n’aurez que des points pour faire monter la barre d’énergie d’Igniculus.

Child of Light_20140519231108Cette petite luciole sera donc très importante, et vous comprendrez vite que sans elle, l’aventure serait plus difficile… ou moins évidente.

Dernière chose, vous pouvez contrôler Igniculus vous même, mais aussi inviter un autre joueur à le faire pour vous aider.

Peut-être un peu court, mais fait avec amour !

Child of Light est très agréable à jouer, le gameplay est bien pensé, assez rapide à prendre en main même pour un débutant, sans être trop simpliste et lassant.

Le moteur UbiArt Framework fait des merveilles, on le connaissait pour Rayman Origins, Rayman Legendsdans une version quelque peu différente pour Just Dance 2014, et bientôt pour Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre.

J’ai adhéré au style graphique dès les premières images avant même que le jeu sorte, j’ai trouvé ça inspiré bien sûr, beau et détaillé, et rien qu’à regarder les captures d’écrans que j’ai prise pour illustrer mon texte, j’ai envie de retourner à Lémuria.

Child of Light_20140519223421Les musiques sont composées par Béatrice Martin, que vous connaissez surement sous le nom Coeur de pirate, je ne suis habituellement pas fan de ces chansons, et c’est d’ailleurs le cas avec le générique de fin de Child of Light, mais par contre, les musiques sont très réussies et collent parfaitement à l’ambiance du jeu.
Le thème d’Aurora colle parfaitement au personnage, et les diverses musiques de combat sont excellentes.
Si je voulais être un peu critique, je dirais qu’il y a un peu trop de redite, j’ai eu l’impression qu’il y avait des thèmes qui commençaient exactement sur la même note, cela contribue à l’ambiance générale du jeu, et accompagne parfaitement les décors du jeu, mais on aurait souhaité un peu plus de variété, peu importe la bande son reste de qualité.

On peut reprocher à Child of Light d’être un peu trop facile, cependant le jeu propose de changer le mode de difficulté à tout moment, et en difficile les ennemis deviennent plus malins, plus rapide, et font plus de dégâts. D’ailleurs, finalement on sera amené à revenir en normal, notamment lorsqu’un nouveau personnage s’intègre à l’équipe, histoire d’avoir un peu de temps pour tester ses techniques. Cette difficulté en fait aussi un jeu particulièrement accessible, et qui pourra séduire les débutants. Les joueurs plus habitués eux avanceront sans problèmes, et se demanderont même à quoi servent les objets de boost et autres potions, puisqu’ils trouveront l’équipe déjà suffisamment forte, la progression étant assez rapide.

Le jeu est aussi plutôt court pour un RPG aujourd’hui. Il n’y a pas de compteur de temps, mais je pense que j’ai du mettre entre 10 et 15 heures pour en voir le bout, avec presque tous les coffres, toutes les quêtes annexes terminées, ces dernières n’étant pas trop nombreuses et pas trop pénibles non plus, et toutes les confessions trouvés. Le fait que le jeu soit court explique la rapidité de progression en niveau, et dans l’arbre des compétences, de tous vos personnages.

Child of Light_20140513012113Ce n’est pas forcément un défaut pour moi qui préfère m’amuser 10 heures plutôt que de m’ennuyer 60 heures sur 70 dans une grosse production, mais il faut avouer que vers la fin les choses vont un peu trop vite, il ne faut pas oublier que le jeu n’a eu qu’un an pour être développé, avec un budget serré, et je pense que c’est vraiment à la fin que ça se ressent le plus, tout s’enchaine trop vite.

On notera aussi un manque de variété au niveau des actions à accomplir pour progresser, et le petit nombre de monstre qu’on combat, là aussi on sent que c’est vraiment le budget et le temps qui leur ont fait défaut.

Parlons ensuite un peu du scénario, ces textes qui riment sont bien agréable à lire, et ont d’ailleurs du donner pas mal de travail aux traducteurs, mais ils ne permettent pas forcément de rentrer dans les détails de l’histoire qui pourtant est intéressante. C’est peut-être simplement une impression au final, il faut dire qu’on ne se retrouve jamais face à des discussion interminables comme on a pu en subir dans pas mal de jeux de rôle ces dernières années, on n’est plus habitué !

Les différents personnages du jeu sont assez originaux, une belle équipe vous accompagnera, ils auront tous une histoire et des caractéristiques bien différentes, et vu qu’ils gagnent tous de l’expérience en fin de combat, vous ne vous retrouverez pas à laissez quelques personnages trop faibles de côté, tous auront une utilité, même si encore une fois à cause de la durée du jeu, leur personnalité n’aura pas vraiment le temps de se développer.

Child of Light_20140511032617Je parlais des confessions un peu plus haut, ce sont des feuilles d’un livre qu’on découvre un peu partout dans le jeu, je vous laisse les découvrir, à mon avis elles laissent envisager un ou plusieurs DLC ou peut-être une suite, mais sachant qu’au lancement on voit une boîte de dialogue nous indiquer que le jeu vérifie les contenus téléchargeables, je pencherais pour la première option.

En attendant, le jeu propose un New Game +, ou vous gardez tous vos objets, et vos personnages leurs niveaux, les ennemis sont bien plus puissant, et coriaces.

Malgré ces quelques défauts, et surtout une fin expédiée, Child of Light n’en reste pas moins un jeu de rôle plein de qualités et attachant, fait par une équipe de passionnés à qui on souhaite de pouvoir à nouveau se lancer dans un tel projet, avec on l’espère le temps et l’argent nécessaire pour faire un grand jeu, en boîte de préférence !

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